Vierge Lorraine - Libératrice et Patronne secondaire de la France - Sainte des soldats    
 
 
 
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Jeanne d'Arc naquit à Domremy, en nation Lorraine, le 6 janvier 1412. Ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le Nom de Jésus. Toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion. Tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était "une bonne fille, aimant et craignant Dieu", priant beaucoup (notamment à la chapelle de Bermont) Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : "Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse."
La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés. La situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu Se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange Saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent. L'Archange protecteur de la France était accompagné de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère. Elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée. Elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Margny-lès-Compiègne le 24 mai 1430, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes.
 
L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa "Patronne secondaire" par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.
 
 
 
 
 
 
Liens : Lettre Apostolique de Pie XI proclamant Sainte Jeanne d'Arc patronne secondaire de la France : « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam » Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur Sainte Jeanne d'Arc + CANTIQUE : Sainte Jehanne de France + Cantate à Sainte Jehanne d'Arc (Etendard de la délivrance)Salve virilis pectori (à Matines, 1962) + Armáta nunc ad régiam prodis (à Laudes, 1962) + Stat cultrix vígilans páuperis hórtuli (à Vêpres, 1962) + Vie de Sainte Jehanne d'ArcLitanies de Sainte Jeanne d’Arc + Neuvaine à Sainte Jeanne d'ArcLe procès de Sainte Jeanne d’Arc + Les routes de Sainte Jeanne d’Arc + Chapelet de Sainte Jeanne d’Arc + Je vous salue Jeanne d'Arc + FILM : La merveilleuse vie de Jeanne d'Arc + FILM : Sainte Jeanne d'Arc + FILM : Jeanne d'Arc, le pouvoir de l'innocence + Le combat de la Foi de Sainte Jeanne d'Arc + A Jeanne d'Arc, par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus + 30 mai : Mémoire obligatoire de Sainte Jehanne D’Arc + Adieu, Meuse endormeuse (Charles Péguy) + Reportage de Sainte Jehanne d'Arc pour le 600ème anniversaire de sa naissance + « Souviens-toi, Jeanne, de ta patrie », par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus 

Fondateur de l’Oratoire… 

 

 
 
 

 

Philippe naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l'appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l'âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d'un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d'étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule. Après plusieurs années d'étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle. Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l'amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu'il n'y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : « Assez, Seigneur, assez ! ». Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens. Il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux. Il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. « Amusez-vous bien, leur disait-il souvent, mais n'offensez pas le bon Dieu ! ». Aussi Philippe exerçait-il sur l'enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d'être regardé comme le Patron des Œuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l'Oratoire.

 

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : « Seigneur, défiez-Vous de moi, car j'ai peur de Vous trahir ! ». Philippe mourut à l'âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.

 

 
 
 

 

Lien : Litanies de Saint Philippe Néri

Prière : Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse Sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse Sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Ainsi soit-il. 



 
 
 
Sainte Rita (1381-1457) naquit à Roccaperona près de Cascia dans le diocèse de Spolète en Italie. Toute jeune, elle fut attirée vers la virginité. Il lui fallut cependant plier devant la volonté de ses parents et s'engager dans le mariage. Son mari, de noble origine, était d'une humeur violente. Ce fut pour la sainte jeune femme une occasion continuelle d'angélique patience. Elle eut enfin le bonheur de faire la conquête de cette âme au prix de beaucoup de larmes, de pénitences et de prières. Après la mort de son mari et de ses enfants, Rita eut hâte de se donner toute à Dieu. Elle fut introduite une nuit par trois protecteurs célestes, Saint Jean-Baptiste, Saint Augustin et Saint Nicolas de Tolentino, dans un cloître d'Augustines dont toutes les portes étaient fermées. La supérieure, frappée du miracle, ne fit pas de difficulté d'accepter cette âme d'élite. Dès lors, les jeûnes quotidiens au pain et à l'eau, les flagellations, le cilice, les veilles furent toute la vie de Rita. Elle méditait la Passion de Notre Sauveur, de minuit jusqu'à l'aurore, absorbée dans la douleur la plus profonde. Un jour, une épine se détacha de la couronne du Crucifix devant lequel elle priait et lui fit au front une blessure, qu'elle porta toute sa vie. De sa plaie sortaient des vers qu'elle appelait ses petits anges. Cette infirmité l'obligea de vivre une retraite forcée au milieu de son couvent, et elle en profita pour se plonger plus avant dans les saintes veilles, les pénitences et la méditation. Rita fit alors une maladie de quatre ans qui acheva de purifier son âme. A sa demande, Dieu fit fleurir un rosier en plein hiver. Elle put respirer le doux parfum de ces roses. Elle obtint aussi, hors de saison, des figues d'une remarquable beauté. Jésus-Christ vint enfin Lui-même, avec Sa Divine Mère, annoncer à Rita que bientôt la couronne d'épines serait remplacée sur sa tête par la couronne de gloire. A sa mort, la cloche du couvent fut mise en mouvement par la main des anges, et une lumière éclatante se répandit dans sa cellule.
 
Elle fut béatifiée par Urbain VIII en 1627. Le cardinal Fausto Poli a encouragé son culte. Sa canonisation eu lieu le 24 mai 1900 par Léon XIII. On la fête le 22 mai.
 
 
 
 
 

Il est le saint patron de la Bretagne et de toutes les professions de justice et de droit, notamment celle des avocats. Chaque 19 mai, à Tréguier (Côtes d'Armor), une délégation de ces professions accompagne le pardon à Saint Yves qui est une des grandes fêtes religieuses bretonnes, au même titre que le pardon de Sainte-Anne-d'Auray :

 

 

 

Yves Hélory de Kermartin (17 octobre 1253 - 19 mai 1303) est un prêtre du diocèse de Tréguier qui a consacré sa vie à la justice et aux pauvres. Il est né au milieu du XIIIème siècle dans une famille noble au manoir de Kermartin sur la paroisse de Minihy-Tréguier. Dès son plus jeune âge, l’enfant montra une propension, hors du commun, vers les choses de Dieu. Il reçut, au manoir paternel, les leçons d’un vieux précepteur. Il fut ensuite envoyé, à l’âge de 14 ans, à l’université de Paris. il y étudia pendant dix ans les lettres et les sciences, la théologie et le droit canon. En 1277, à 24 ans, Yves étudia à Orléans le droit civil. La vie qu’il menait était celle d’un étudiant sérieux et pieux. Il partit ensuite à Rennes compléter ses longues études en suivant des exposés sur la Bible et les sacrements. Son entourage n’était pas sans remarquer ses talents intellectuels : c’était un savant et un lettré ; talents spirituels de piété et d’ascèse, si bien que l’archidiacre de Rennes lui proposa la charge d’official. Yves resta à Rennes de 1280 à 1284. L’évêque de Tréguier, Alain de Bruc avait besoin, lui aussi d’un official et il obtint le retour d’Yves au pays natal. En plus de la fonction d’official, l’évêque voulut lui confier une paroisse. Il fallut donc qu’Yves Hélory acceptât enfin de recevoir le sacerdoce, ce que son humilité lui avait fait jusque-là refuser. La première paroisse à lui être confiée fut Trédrez, la seconde Louannec, où il restera six ans. Ce ministère paroissial lui permit de ne pas se laisser dessécher par l’administration, de coller au réel, de rester près de ces petites gens qu’il affectionnait énormément. Yves ne se borna pas à faire prévaloir le droit dans ses fonctions judiciaires ; il se constitua l’avocat du faible, du pauvre, du persécuté. La violence et l’injustice lui causaient une telle horreur qu’il les combattait d’office, et n’épargnait ni peine ni argent pour faire rendre justice. Sa parole ardente et éloquente, l’autorité de son savoir, son renom de droiture et de fermeté gagnaient toutes les causes dont il se chargeait ; et il attaquait sans hésiter, soit devant les tribunaux cléricaux, les hommes puissants qui, en offensant l’équité, avaient excité son courroux. La réputation de ce vengeur du droit s’étendit dans tout l’ouest de la France. L’évêque de Tréguier députa d’ailleurs plusieurs fois son illustre official auprès du duc de Bretagne, pour la défense des intérêts diocésains. L’éloquent jurisconsulte était aussi un prédicateur zélé ; par humilité, il prêchait de préférence en langue bretonne (Sanctus Yvo erat Brito !) et dans les campagnes. Il se tenait à la disposition de ses paroissiens, donnant aux pauvres la nourriture matérielle, à tous la nourriture spirituelle des sacrements, passant des heures au confessionnal, portant souvent sur lui, dans une pyxide d’argent, l’eucharistie pour pouvoir la distribuer sans retard aux malades, restant parfois toute la nuit à l’église, s’y reposant dans les conditions les plus précaires, ne ménageant pas le pain de la parole. Yves donnait son argent jusqu’au dernier sou ; Il tenait porte ouverte ; il tenait table ouverte aux gueux et aux miséreux, leur distribuant sa propre part, leur réservant les meilleurs morceaux, se faisant lui-même leur serviteur, ne se souciant pas de la gêne ni du dérangement qu’ils pouvaient provoquer. Il donnait ses vêtements. Au procès de canonisation, deux femmes rapporteront : "Après avoir visité quelques malades, environ une heure après, il en sort à moitié nu et passe devant elles en courant vers Minihy où se trouve son Manoir. Les femmes se demandent ce qui a bien pu se passer, elles entrent dans l'Hôtel Dieu et remarquent qu'un malade à telle partie de ses vêtements, un tel une autre, etc".

En 1297, sentant ses forces décliner, bien qu’il n’eût que 44 ans (mais les veilles et les macérations l’avaient usé prématurément), il démissionna de toutes les fonctions officielles et se retira dans son manoir de Kermartin pour pouvoir mener ses dernières années dans l’union avec Dieu, loin des préoccupations de la terre. Il s’enfermait des journées entières dans sa chambre. Ses biens, il les avaient légués à celui qui desservait la chapelle de Kermartin, qu’il avait fait aménager : chapelle du Minihy,  élevée en l’honneur de Notre-Dame et de Saint Tugdual, fondateur du diocèse de Tréguier. Et il avait beaucoup fait aussi pour la restauration de la cathédrale. En 1302, il alla en pèlerinage à Locronan ; il revint par Quimper et Landerneau, prêchant en cours de route, malgré la fatigue. Dans les derniers jours d’avril 1303, il était à Trédrez, où il prédit sa mort prochaine. Il rentra à Kermartin ; mais, malade il dût s’aliter. Le 15 mai, il se leva pour aller dire une dernière fois la messe, fit une confession générale et passa le reste de la journée à prêcher Dieu à son entourage. Le 18 mai, il reçût le sacrement des malades, s’unissant d’un bout à l’autre aux prières. Et, jusqu’au lendemain matin, il ne parlera plus, les yeux fixés sur le crucifix. Aux premières clartés du jour, le dimanche 19 : le dernier soupir. 

Moins de 50 ans après sa mort, le 19 mai 1347, Sa Sainteté le Pape Clément VI lui accorde la sainteté. Une enquête pour sa canonisation a été décrétée par une bulle pontificale du 26 février 1330.
Pour appuyer la demande de canonisation, on y relève soixante-dix-neuf miracles de tous genres, dont quatorze résurrections. Même si Rome n’apportait pas alors autant d’exigences scientifiques qu’aujourd’hui pour les contrôles d’authenticité, il ne faut pas prendre les contemporains de Saint Yves pour des gens naïfs et crédules. Les témoins ont été interrogés, les dépositions soigneusement consignées ; et beaucoup avaient connu Yves. La canonisation n’était pas tant justification des miracles que de l’héroïsme de ses vertus. Il a été canonisé par la bulle pontificale le 17 mai 1347. Son culte, resté très vivace en Bretagne, s'est répandu dans toute l'Europe, jusqu'à Rome où deux églises lui sont consacrées.

 

 

 

 

Liens : Discours de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II lors du VIIème centenaire de la naissance de Saint Yves + Cantique à Saint Yves (1) + Cantique à Saint Yves (2) + Textes Liturgiques au 19 mai + Neuvaine à Saint Yves Hélory de Kermartin (du 11 au 19 mai) Prière à Saint Yves (1) + Prière à Saint Yves (2) + Prière à Saint Yves (3) + Litanies de Saint Yves (1) + Litanies de Saint Yves (2)

Pieuse Bergère et Patronne du Berry :

 


 

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Sainte Solange naquit aux environs de Bourges, au lieu-dit Villemont, à deux kilomètres du bourg de Saint-Martin-du-Crot (actuellement le village de Sainte-Solange). Instruite par ses parents dans la loi du Seigneur, elle donna dès les premières années de son existence les marques d'une rare piété et, à l'âge de sept ans, consacra sa virginité au Seigneur, l'époux des vierges. Dieu la combla de telles faveurs que, selon une antique et vénérable tradition, elle guérissait les malades et chassait les démons par sa seule présence. Occupée à garder les moutons de son père dans un pré du voisinage, elle occupait son temps à prier son divin maître et à s'entretenir familièrement avec lui. Un jour, l'un des fils du comte de Bourges, Bernard de Gothie, comte de Bourges et d'Auvergne, rencontra la jeune bergère Solange et fut séduit par sa grande beauté. Par des avances et des promesses d'abord, par des menaces ensuite, il s'efforça d'obtenir qu'elle consente à devenir son épouse. Mais, fidèle à son vœu, elle repoussa ce projet. N'avait-elle pas décidé de n'aimer que le Christ ? Alors le jeune homme, dans un élan de furie, l'enleva de force, la mit sur sa monture et l'entraîna avec lui dans une course folle. Mais la jeune fille, qui avait moins peur de mourir que d'être infidèle à son Seigneur, se déroba à son ravisseur et se laissa tomber à terre, au bord d'un ruisseau. C'est alors que, dans sa rage, le séducteur tira son épée de son fourreau et trancha la tête de la jeune bergère. Elle subit ce martyre à la fin du IX° siècle, un 10 mai (peut-être le 10 mai 878...).

 

La tradition rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le Saint Nom de Jésus. Elle prit ensuite sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin. Elle fut donc ensevelie en l'église Saint-Martin du village de Saint-Martin-du-Crot. Mais par la suite, une nouvelle église fut édifiée à la place de l'ancienne, placée sous le vocable de Solange, et le bourg lui-même prit le nom de la sainte martyre : Sainte-Solange (c'est la seule commune de France à porter ce nom). Le Seigneur confirma par de nombreux miracles l'héroïcité des vertus de sa servante et son tombeau n'a jamais cessé d'être honoré par les fidèles du Berry qui vénèrent Sainte Solange comme leur patronne spéciale. Chaque 10 mai, une messe est célébrée à 18H30 à la chapelle. Le grand pèlerinage diocésain a lieu le lundi de Pentecôte par Mgr l’Archevêque.

Michele Ghislieri (17 janvier 1504 – 1er mai 1572) est le 223ème pape de 1566 à 1572. Né dans une famille de paysans aisés, il entre chez les dominicains à l'âge de 14 ans et est ordonné prêtre en 1528. Il enseigne la philosophie et la théologie pendant 16 ans au sein de l'ordre, et devient maître des novices…

  

 

En 1550, il est nommé Grand Inquisiteur dans un diocèse très exposé à la prédication protestante. À la mort de Pie IV, il est élu pape le 7 janvier 1566 et couronné le 19. Son conclave n'a duré que 18 jours. Dès son élection, il s'emploie à réduire le luxe et la dissipation à la cour pontificale et consacrera son pontificat à l'application de la Réforme Catholique définie par le Concile de Trente. Les prêtres doivent donner l'exemple de la pureté des mœurs et du dévouement. Les laïcs doivent fréquenter les sacrements et s'instruire dans la foi. Il entreprend également de réformer la Curie romaine. Il réforme en 1569 la Daterie, chargée de la concession des bénéfices ecclésiastiques, et la Pénitencerie apostolique. Il crée également en 1571 la Congrégation de l'Index, pour surveiller les publications. Enfin, il publie le Catéchisme romain issu du Concile de Trente, un bréviaire et un missel. Il instaure le rite tridentin par la bulle Quo Primum, le 14 juillet 1570. À l'extérieur, il réaffirme la primauté du pape face au pouvoir civil par la bulle In Cœna Domini. Décidé à en finir avec l'anglicanisme, il déposa et excommunia Élisabeth 1ère d'Angleterre en 1570, sans effet. Surtout, il s'efforce d'unir la Chrétienté contre les Turcs. La première année de son règne, il proclame un jubilé pour implorer de Dieu la victoire. Dans cette même optique, il soutint les chevaliers de Malte et les chrétiens de Hongrie. Enfin, en 1570, il forme la Sainte Ligue avec l'Espagne et la République de Venise. La Ligue remporte la victoire navale de Lépante le 7 octobre 1571. Pie V attribuera ce succès à Notre-Dame du Rosaire. Par conséquent, il dédie le premier dimanche du mois d'octobre à la fête du rosaire, et ajoute « secours des chrétiens » à la litanie de Notre-Dame de Lorette. La victoire est fêtée dans les rues de Rome comme un triomphe antique.

 

Saint Pie V aura été un pape dynamique qui marquera l'Eglise durant plusieurs siècles. Il meurt le 1er mai 1572 de la maladie de la pierre. Il est béatifié par Clément X en 1672 et canonisé par Clément XI le 4 août 1712.

Catherine, l'une des saintes les plus merveilleuses qui aient paru sur la terre, naquit à Sienne, de parents vertueux, mais qui pourtant, chose incroyable, se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu'il leur fut possible, sa vocation religieuse…

 


 

 

 

Catherine Benincasa naquit à Sienne le 25 mars 1347 qui était à la fois le Dimanche des Rameaux et le jour de l'Annonciation. Benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et sœurs), elle entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. Dès l'âge de cinq ans, elle ne montait les escaliers de la maison paternelle qu'à genoux, récitant l'Ave Maria à chaque degré. Vers cette époque, elle eut une apparition de Notre-Seigneur, qui lui révéla tous les secrets de la vie parfaite. Un jour, l'admirable enfant, se prosternant dans sa chambre, pria la Très Sainte Vierge de lui donner Son Divin Fils pour Époux, et dès lors elle ne songea qu'à la vie religieuse, qui passionnait noblement son âme. Comme ses parents voulaient la marier, Dieu leur fit comprendre par différents signes extraordinaires que leur fille devait rester vierge. Malgré tout, ils persistèrent à la retenir dans le monde. Catherine ne se découragea pas. Elle se fit comme une cellule au fond de son cœur, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé. C'est alors que commença pour elle une vie de telles austérités, que les Vies des Saints nous offrent peu de pareils exemples : disciplines, châssis de fer, cilice, privation de nourriture et de sommeil, elle n'ignora rien de tous ces martyres volontaires. Elle en vint à ne dormir qu'une demi-heure en deux nuits, ce fut la mortification qui lui coûta le plus. C'était une lutte continuelle entre la mère et la fille, la tendresse de l'une voulant éviter à l'autre ce martyre de chaque jour, la passion de la souffrance chez l'une rendant inutile l'humaine compassion de l'autre. De guerre lasse, il fallut enfin laisser partir au couvent cette fille si chérie et si longtemps maltraitée : Catherine entra chez les religieuses de Saint-Dominique. Dès lors sa vie devint de plus en plus étonnante. Elle eut quelques tentations pénibles pour son âme angélique. Le Sauveur, pour la récompenser de la victoire, lui apparut couvert des ignominies de Sa Passion : « Où étiez-Vous donc, Seigneur, pendant ce terrible combat ? - Ma fille, J'étais dans ton cœur, et Je Me réjouissais de ta fidélité ». Dans une de Ses apparitions, en 1370, le Sauveur ôta le cœur de la poitrine de Sa servante et mit le Sien à sa place. Une autre fois, à la Pentecôte, elle reçut les stigmates du Divin Crucifié. Souvent, au moment de la Communion, l'Hostie s'échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine. Sa vie entière fut un miracle.

 

Dieu permit qu'elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu'elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d'Occident. Son principal souci était en effet l'unité de l'Eglise. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même chercher personnellement Grégoire XI pour qu’il reprenne le chemin de Rome. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes (antipape Clément VII), elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui. Deux ans après avoir reçu dans une vision, la nef de l’Eglise sur ses épaules, dans l’église du Vatican, Catherine meurt à Rome à l’âge de 33 ans. Bien que ne sachant pas écrire et ne connaissant pas le latin, elle laisse derrière elle une œuvre considérable.

 

Sa canonisation a été réalisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est la patronne de l’Italie et a été proclamée "Docteur de l'Eglise" le 4 octobre 1970 par le pape Paul VI, en même temps que Sainte Thérèse d’Avila. Elle est la sainte patronne des journalistes et des médias (Internet inclus), ainsi que de tous les métiers de la communication, en raison de son œuvre pour la papauté. Elle est aussi avec Sainte Edith Stein "co-patronne de l'Europe" depuis 1999.

 

 

 

 

Liens : Les œuvres de Sainte Catherine de Sienne + Télécharger gratuitement ses écrits + Prière de Sainte Catherine de Sienne + Les mauvais pasteurs (Dialogue 130) + Embrasse Jésus abandonné, aimant et aimé + A Consiglio, juif + La variété des dons dans l’Eglise + Ô Trinité éternelle (prière)Dieu frappe à la porte de la volonté de Marie + Sainte Catherine et les prêtres + Lettre Apostolique de Jean-Paul II proclamant Sainte Catherine de Sienne Co-Patronne de l’Europe (1er octobre 1999) + Litanies de Sainte Catherine de Sienne

« A l’exemple du Christ, qui « ayant aimé les siens... les aima jusqu’à la fin » (Jean 13, 1), cette sainte mère de famille resta héroïquement fidèle à l’engagement pris le jour de son mariage. Le sacrifice extrême qui scella sa vie, témoigne que seul celui qui a le courage de se donner totalement à Dieu et à ses frères se réalise lui-même. Puisse notre époque redécouvrir, à travers l’exemple de Jeanne Beretta Molla, la beauté pure, chaste et féconde de l’amour conjugal, vécu comme une réponse à l’amour divin ! » (Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II) 
 
 
 
 
 

Gianna Beretta est née à Magenta (Milan) le 4 octobre 1922. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu'elle reçoit de ses parents extraordinaires. Ceci la porte à considérer la vie comme un don merveilleux de Dieu, à avoir confiance en la Providence, à être certaine de la nécessité et de l'efficacité de la prière. Durant les années de lycée et d'université, alors qu'elle s'adonne avec sérieux aux études, elle traduit sa foi en s'engageant dans un apostolat généreux pour les jeunes de l'Action Catholique Italienne et charitable pour les personnes âgées et les pauvres avec la Conférence St-Vincent-de-Paul. Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l'Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres. Alors qu'elle remplit sa charge de médecin, qu'elle ressent et pratique comme une «mission», elle accroît encore son engagement dans l'Action Catholique, en se donnant sans compter pour les «plus jeunes». En même temps, elle exprime en faisant du ski et de l'alpinisme sa grande joie de vivre et son bonheur de jouir de l'œuvre de Dieu dans la nature. Elle s'interroge, prie et fait prier pour sa vocation qu'elle considère aussi comme un don de Dieu. En choisissant l'appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s'y donne totalement «pour former une famille vraiment chrétienne». Elle se fiance avec l'Ingénieur Pierre Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Elle se marie le 24 septembre 1955 dans la basilique St-Martin à Magenta. Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois : Pierre Louis naît; puis en décembre 1957, c'est Mariolina; en juillet 1959, c'est Laure la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d'épouse, de médecin et sa grande joie de vivre. En septembre 1961, vers le 2ème mois d'une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur : un fibrome à l'utérus apparaît. Il faut l'opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l'avortement, mais de sauver la vie qu'elle porte en elle et elle se confie à la prière et à la Providence. La vie est sauve. Elle remercie le Seigneur et passe les 7 mois qui la séparent de la naissance avec une force d'âme incomparable et avec une ardeur de chaque instant comme mère et médecin. Anxieuse, elle craint que son bébé puisse naître souffrant et demande à Dieu que cela lui soit épargné. Quelques jours avant l'accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant : « Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas : choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le ». Le matin du 21 avril 1962, Jeanne Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28 avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété : « Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime », elle meurt saintement à 39 ans. Elle a été vénérable le 6 juin 1991, béatifiée par le 24 avril 1994 et canonisée le 16 mai 2004 par Jean-Paul II.
  
 
   
 
 
Fondateur des Filles de la Sagesse, de la Compagnie de Marie et des Frères de Saint-Gabriel…
 
 
 

Louis-Marie Grignion de La Bacheleraie naquit à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd'hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673. Par esprit de religion et d'humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Sa première éducation fut pieuse et forte. Il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d'un Saint Louis de Gonzague. La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même. Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de Dieu sur lui. Dieu le permit ainsi pour le former à l'amour de la Croix, dont il devait être l'apôtre passionné. C'est à l'école de Saint-Sulpice qu'il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu'il se prépara à devenir Son apôtre et Son docteur. Jeune prêtre, il fut d'abord aumônier à l'hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu'étonnante. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s'offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l'ordre de travailler à l'évangélisation de la France. Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l'Ouest, qu'il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles. Il alimente sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l'objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge. Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication. Il plante partout la Croix. Il sème partout la dévotion au Rosaire : il prépare providentiellement les peuples de l'Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d'un siècle.
 
Après seize ans d'apostolat, il meurt en pleine prédication, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), à quarante-trois ans, laissant, pour continuer son œuvre, une Société de missionnaires, les Sœurs de la Sagesse, et quelques Frères pour les écoles, connus partout aujourd'hui sous le nom de Frères de Saint-Gabriel. C'est un des plus grands saints des temps modernes, et le promoteur des prodigieux développements de la dévotion à la Sainte Vierge à notre époque. Il a été canonisé en 1947.
 
 
 
 
 

Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire moine alors qu'il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d'avis : la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes. A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France « à la recherche du plaisir ». Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études... 

 

 

 

« Je ne cherche pas à comprendre afin de croire,
mais je crois afin de comprendre »

 

 

 

…et c'est ainsi qu'à 27 ans, sa vocation de jeunesse se réveillera à l'abbaye Notre-Dame du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc. A peine moine profès, le voilà choisi comme prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les cœurs. Il est élu abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique : selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. A cette époque, des relations étroites existaient entre l'abbaye du Bec et les monastères anglais proches de Cantorbéry. En 1093, lors d'une visite de ces monastères, Saint Anselme se retrouve élu évêque de Cantorbéry. Son attachement à l'indépendance de l'Eglise contre les prétentions des rois d'Angleterre (dont Guillaume le Roux) lui vaudra plusieurs exils. En 1098, il participa au concile de Bari et, à la demande du pape, s'employa à dissiper les doutes théologiques soulevés par les évêques italo-grecs. A la mort de Guillaume le Roux, et sur l'invitation du nouveau roi, Henri 1er, il regagna son siège de Cantorbéry. Mais la querelle des investitures allait de nouveau l'opposer au souverain anglais.

 

Saint Anselme de Canterbury est tenu pour le théologien le plus important du XIe siècle entre Saint Augustin et Saint Thomas d'Aquin, et pour le père de la philosophie scolastique. Selon sa théologie, la connaissance, bien que nécessaire pour croire, n’est ni l’origine ni l’achèvement de la foi, car, à son tour, elle doit se transformer en amour et en contemplation de Dieu (Monologion). Mais c’est dans le Proslogion qu’Anselme pense atteindre ce but par l’argument de la preuve ontologique. Cette "preuve" est au point de départ de la controverse sur l’existence de Dieu qui traversa la philosophie jusqu’à Hegel et la théologie jusqu’à K. Barth. Saint Anselme est convaincu que la foi elle-même pousse à une compréhension rationnelle plus intelligente (fides quaerens intellectum). En effet, la foi est un don et aucun argument rationnel ne peut renverser et détruire la Foi. La raison vraie conduit nécessairement aux vérités de la foi.

 

Il est mort le 21 avril 1109 et est proclamé Docteur de l'Église en 1720 par Clément XI.

 

 

 

 

Liens : Extrait du Proslogion + Proslogion sur Jésus-Marie

Dunselman2Originaire de Schiedam en Hollande-Méridionale (Pays-Bas), elle naquit un Dimanche des Rameaux, le 18 mars 1380 dans une famille d'ancêtres nobles... mais ils étaient tombés dans la pauvreté. Ses parents avaient neuf enfants, huit garçons et une fille. Enfant gracieuse et forte et d'une avenante beauté, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage. Elle dit à ses parents : « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes ». Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute (en patinant sur la glace) où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit. Elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cela, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.

 

Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation. On doit aussi ajouter d’incroyables grâces mystiques : bilocation, lecture dans les âmes, réception des sacrés stigmates et participation régulière à la Passion de Jésus, visions du Christ et de la Vierge. Elle visita des lieux saints (Rome, Terre Sainte) mais aussi l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Lorsqu'elle se trouva au Paradis, son Ange Gardien lui montra un rosier pour lui dire qu'elle ne trépassera pas avant que les toutes les roses soient en fleurs. 

 

Ce fut le mardi de Pâques 1433 (le 14 avril à 53 ans) que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais. Son corps fut conservé intact, miraculeusement, mais au XVIème siècle, les protestants le brûlèrent et on ne conserve plus, en guise de reliques, que les os calcinés retrouvés dans le bûcher… Ses reliques se trouvent maintenant dans la Basilique de Schiedam, aux Pays-Bas (Zuid-Holland). Elle est canonisée le 14 mars 1890 par le Pape Léon XIII.

 

Sainte Lydwine est la sainte patronne des maladies rares et de la ville de Schiedam.

Elle est fêtée le 14 juin dans le calendrier liturgique propre aux Pays-Bas.

Un pèlerinage en son honneur existe le 2ème dimanche après Pâques.

Toute sa vie, Sainte Gemma Galgani servit humblement le Seigneur, attachée au mystère de la croix. Guidée par les pères passionistes, elle connut de lourdes épreuves, fut marquée des stigmates, et fit preuve d'une admirable patience jusqu'à sa mort en 1903… 

 

 

 

 

  « O Sainte Gemma, miroir de l'innocence et de la pénitence,

pouvons nous, nous qui humblement invoquons l'intercession céleste,

obtenir de toi la grâce de la pureté dans toutes nos pensées, paroles et actions. Amen ».

 

 

 

 

Sainte Gemma Galgani naquit le 12 mars 1878, à Camigliana, en Italie. Sa mère tuberculeuse pressentant sa fin s'efforçait de diriger ses enfants vers Dieu. A peine âgée de trois ans, la petite Gemma était demi-pensionnaire à l'école. Aussi, dès l'âge de cinq ans la fillette savait lire l'office de la Sainte Vierge et y mettait tout son cœur. Dieu marqua cette enfant de prédilection du sceau de Sa croix. Dès ses huit ans, elle perdit sa chère mère. A cet âge, son plus ardent désir était de communier, mais la coutume ne le permettait pas. Voyant qu'elle dépérissait à vue d'œil, son confesseur lui donna une autorisation spéciale et c'est avec joie qu'elle put s'approcher de la Sainte Table. A partir de ce moment, Gemma prit la résolution de se tenir toujours en présence de Dieu. La tuberculose dont moururent sa mère, son frère (séminariste) et son père avait déjà atteint Gemma dès l'âge de vingt ans. Orpheline, elle fut placée dans une famille amie où elle fut traitée comme une fille de la maison, et où elle pouvait mener dans le monde une vie cachée dans le Christ. Un premier vendredi du mois de mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l'Addolorata, ce Saint lui apparut et par l’intercession de Sainte Marguerite-Marie Alacoque, la guérit miraculeusement. Délivrée de son mal, Gemma tient à réaliser le grand désir de sa vie : devenir religieuse passioniste. Hélas ! Ses démarches sont repoussées. Le 8 juin 1899, Gemma Galgani reçoit les stigmates de Notre Seigneur et son ange gardien lui apparait régulièrement. Ils s'entretenaient comme de vrais amis. La voie de sa sanctification se dessine de plus en plus clairement. « Regarde, ma fille, et apprends comment on aime.  Vois-tu cette croix, ces épines et ces clous, ces chairs livides, ces meurtrissures, ces plaies ? Tout est l'œuvre de l'amour, et de l'amour infini.  Voilà jusqu'à quel point Je t'ai aimée.  Veux-tu M'aimer vraiment ? Apprends d'abord à souffrir : la souffrance apprend à aimer », lui dit Jésus la veille de la Solennité du Sacré-Cœur. Sainte Gemma raconte sa vision : « Ses plaies étaient ouvertes, mais il n'en sortait pas du sang, il en jaillissait des flammes ardentes.  En un clin d'œil, ces flammes touchèrent mes mains, mes pieds et mon cœur.  Je me sentis mourir... ». En même temps que les ravissements la faisaient vivre dans un état d'union extatique, la souffrance ne la quittait pas. Gemma participait aux douleurs du Christ. Elle connut Sa sueur de Sang, Son couronnement d'épines et Ses stigmates. Le démon la harcelait, la rouait de coups. Gemma souffrait tout en esprit de réparation. À peine âgée de 22 ans, Gemma avait déjà éprouvé des souffrances inimaginables. Au cours de la dernière maladie qui la terrassa, elle apprit d'une manière surnaturelle par Notre Seigneur, qu'avant de voir s'ouvrir le ciel, il lui faudrait passer encore par un déchirant calvaire en expiation des péchés commis dans le sacerdoce : « J'ai besoin d'une expiation immense, particulièrement pour les péchés et les sacrilèges dont Je Me vois outragé par les ministres du sanctuaire.  Si je n'avais égards aux anges qui entourent Mes autels, combien J'en foudroierais sur place ! ». Les tourments qu'elle endura pendant plusieurs mois furent indicibles, mais sa patience ne faiblit point. Elle s'offrait continuellement en victime d'holocauste. Son amour inconditionnel de Dieu lui permettait de dépasser le "scandale du mal" et de la souffrance.

 

Gemma mourut sur les traces de son "Époux de sang" le 11 avril 1903, un Samedi Saint. Pie X signa le 2 octobre 1903 le décret de fondation du monastère passioniste de Lucques où repose maintenant le corps de la sainte. Pie XI, le 14 mai 1933, déclara bienheureuse Gemma Galgani. Elle fut canonisée par Pie XII le 2 mai 1940.

 

 

 

 

Lien :  Prier 15 jours avec Sainte Gemma Galgani

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