Saint Vincent Ferrier entre chez les dominicains à 17 ans. Prédicateur infatiguable, il sillonne la France, l'Italie, l'Espagne, la Suisse et même l'Ecosse. Il exhorte la Chrétienté à se convertir : le retour du Christ est proche, les calamités du temps l'annoncent. Depuis, Saint Vincent Ferrier est, dans l'imagination populaire, "le prédicateur de la fin du monde". Il meurt à Vannes en Bretagne. Partout où il a prêché, les populations, qui le vénéraient déjà de son vivant, l'invoquent après sa mort...

 

 

   

Il puisait son éloquence dans les Plaies Sacrées de Notre Seigneur et dans les lumières de l'oraison. Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière. Son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est Jésus-Christ qui a prêché aujourd'hui. » Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules. Il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la Parole Divine. Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour l'entendre. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent le comprenaient dans leur langue. Son triomphe était la prédication des fins dernières. Il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu'il répétait les paroles du prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. » Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule.

 

La France n'est pas oubliée dans ses missions, il en parcourt tout le Sud avant d'être appelé en Bretagne en 1418 par Jean V,  duc de Bretagne. Il sillonne pratiquement toute la Bretagne de ville en ville pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt le 5 avril 1419. La Tradition l’invoque plus spécialement contre l’épilepsie et le mal de tête. Il a été canonisé en 1455 par Calixte III.

 

 

 

 

(Radio Silence - Paulette Leblanc)

 

 

 

Liens : Intégralité du Traité de la Vie Spirituelle de Saint Vincent Ferrier + Saint Vincent Ferrier, par la R.P Louis-Marie de Blignières (FSVF) + Saint Vincent Ferrier, apôtre de la Bretagne (par un prêtre de Vannes)Traité de la Vie Spirituelle de Saint Vincent Ferrier

Rafqa Ar-Rayes était libanaise et aimait sa patrie, le Liban. En canonisant Rafqa Choboq Ar-Rayes, l'Église met en lumière le mystère de l'amour donné et accueilli pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Moniale de l'Ordre libanais maronite, elle a désiré passionnément aimer Dieu et donner sa vie pour ses frères…

 
 
Rafqa vit le jour le 29 Juin 1832 à Himlaya, village du Meten-Nord près de Bikfaya. Elle était fille unique de Mourad Saber al-Choboq al-Rayès et de Rafqa Gemayel. Elle fut baptisée le 7 Juillet 1832 et reçut le prénom de Boutrossieh (Pierrette). Ses Parents l'ont élevée dans l'amour de Dieu et l'assiduité à la prière. Sa mère mourut en 1839 alors que Rafqa n'avait que sept ans. Ce fut pour elle une grande peine. Son père connut la misère et la nécessité. Il décida alors, en 1843, de l'envoyer à Damas pour travailer chez M. Asaad al-Badawi, d'origine libanaise. Elle y resta quatre ans. Rafqa revint à sa maison en 1847 et trouva son père remarié. Rafqa était belle, de bon caractère et d'une humble piété. Sa tante maternelle voulait la marier à son fils et sa marâtre à son frère. Alors que le conflit entre les deux femmes grandissait, Rafqa, à l'écart de ces querelles, cultivait le désir d'embrasser la vie religieuse. Rafqa demanda à Dieu de l'aider à réaliser son désir. L'idée lui vint d'aller au couvent Notre-Dame de la Délivrance à Bikfaya pour se joindre aux Mariamettes, fondées par le Père Joseph Gemayel. En entrant à l'église du couvent, elle sentit une joie intérieure indescriptible. Alors qu'elle priait devant l'icône de Notre-Dame de la Délivrance, elle entendit une voix qui lui dit : « Tu seras religieuse ». La mère supérieure admit Rafqa sans l'interroger. En connaissant cette nouvelle, son père vint, avec sa femme, pour la ramener à la maison. Rafqa refusa de les rencontrer. Après la période de postulat, Rafqa reçut l'habit de novice en la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1861. L'année suivante à la même date, elle prononça ses vœux temporaires. Elle fit sa profession solennelle le 25 août 1872. Le premier dimanche d'octobre 1885, en la fête de Notre Dame du Rosaire, Rafqa entra à l'église du monastère et se mit à prier, demandant au Seigneur de la faire participer à sa Passion Rédemptrice. Sa prière fut immédiatement exaucée. Le soir, avant de dormir, elle sentit un mal insupportable à la tête qui, par la suite, atteignit ses yeux. Tous les soins utilisés étaient sans résultats. On consulta un médecin américain qui décida d'opérer Rafqa dans l'immédiat. Elle refusa l'anesthésie durant l'opération, au cours de laquelle le médecin lui arracha accidentellement son œil qui tomba par terre en palpitant. Rafqa ne se plaignit pas et lui dit : « Pour la Passion du Christ. Que Dieu bénisse tes mains et te récompense ». Puis le mal ne tarda pas à passer à l'œil gauche. En 1899, Rafqa devint complètement aveugle puis paralysée. Ses articulations se disloquèrent, son corps devint aride et sec : un squelette peu à peu décharné. Elle passa les sept dernières années de sa vie étendue seulement sur le côté droit de son corps. Sur son visage rayonnant et paisible, se lisait un sourire céleste. Selon le jugement des médecins, Rafqa était atteinte d'une tuberculose ostéo-articulaire.
 
Rafqa vécut 82 ans, dont 29 dans les souffrances qu'elle supportait avec joie, patience et prière pour l'amour du Christ. Le 23 mars 1914, à Batroun, Rafqa demanda la Sainte Communion puis remit son esprit en appelant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph. Enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta, une lumière splendide apparut sur son tombeau pour deux nuits consécutives. Par l'intercession de Sainte Rafqa, Notre Seigneur a fait beaucoup de miracles et a accordé largement ses grâces. Le 10 juillet 1927, la dépouille de Rafqa fut transférée dans un nouveau tombeau, dans l'église du monastère. La cause de sa Béatification a été soumise au Vatican le 23 décembre 1925. Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II déclara Rafqa ‘’Vénérable’’ le 11 février 1982, ‘’Bienheureuse’’ le 17 novembre 1985, et enfin ‘’Sainte’’ le 10 juin 2001 !
 
 
 
 

Clemens August von Galen, né le 16 mars 1878 et mort le 22 mars 1946 est un cardinal, évêque de Münster en Allemagne de 1933 à 1946. Surnommé le lion de Münster, il s'est distingué par son opposition au national socialisme. Créé cardinal en 1946 par le pape Pie XII, il est déclaré bienheureux par le pape Benoît XVI le 9 octobre 2005…

 
 
  

  « Prions pour que la rémission et la pitié de Dieu puissent descendre sur nous, sur notre ville, notre pays et notre cher peuple allemand. Mais avec ceux qui continuent à provoquer le jugement de Dieu, qui blasphèment notre foi, qui dédaignent les commandements de Dieu, qui font cause commune avec ceux qui éloignent nos jeunes du christianisme, qui volent et bannissent nos religieux, qui provoquent la mort d’hommes et de femmes innocents, nos frères et sœurs, avec tous ceux-là nous éviterons toute relation, nous nous maintiendrons, nous et nos familles, hors de portée de leur influence, de peur que nous soyons infectés par leur manière athée de penser et d’agir, de peur que nous devenions des complices de leurs fautes et soyons ainsi exposés au jugement que le Dieu juste doit rendre et infliger à tous ceux qui, comme la ville ingrate de Jérusalem, ne veulent pas ce que Dieu veut. O Dieu, faites nous reconnaître à tous aujourd’hui ce qui nous apporte la paix avant qu’il soit trop tard ! » (Sermon du 3 août 1941)

 



Le comte Clemens August von Galen est né le 16 mars 1878 au château de Dinklage à Oldenburg. Il est le onzième fils du comte Ferdinand Heribert von Galen et de sa femme Elisabeth, née von Spree, qui en eurent treize. Il fut envoyé au lycée des Jésuites à Feldkirch. Il fit ensuite ses études à Fribourg, Innsbrück et Münster. Il fut ordonné prêtre à Münster le 28 mai 1904. Après une brève période comme vicaire capitulaire à Münster, avec son oncle Maximilian Gereon Graf von Galen, évêque auxiliaire de Münster, il fut nommé en 1906 chapelain de l’église de saint Matthias à Berlin. Il exerça ses activités pastorales dans la capitale de l'empire prussien, puis pendant la Première Guerre mondiale, puis sous la république de Weimar. Il fut critique envers la société moderne, et envers la démocratie parlementaire. Il retourna à Münster en 1929, comme curé de la paroisse Saint Lambert. Il est ordonné évêque de Munster en 1933. Il fut le premier évêque allemand à entrer en fonction selon le nouveau concordat, le "reichskonkordat". Peu après son ordination épiscopale, il fit à Xanten une homélie qui présenta comme d'actualité le martyre. Il s'opposa à l'idéologie raciste. Il participa à la rédaction de l'encyclique du Pape Pie XI "Mit brennender Sorge". Il s'opposa aussi à l'euthanasie des personnes handicapées, organisée dans le cadre de l'"action T4". Le pouvoir de l’État voulait l’arrêter et le mettre à mort, mais, craignant la réaction de la population catholique de Münster, on enferma à sa place dans des camps de concentration 24 membres du clergé séculier et 18 religieux, dont 10 périrent. Dans les mois difficiles de l’après-guerre, il s’opposa nettement aussi aux autorités d’occupation, quand il était nécessaire d’éliminer ou d’éviter les injustices. Le 18 février 1946, le Pape Pie XII le créa cardinal pour sa conduite intrépide durant la période du national-socialisme. La Basilique Saint-Pierre bondée de fidèles l’acclama comme « Le Lion de Münster ». Le 16 mars 1946, le cardinal von Galen, de retour à Münster fut accueilli par une foule enthousiaste. Devant les ruines de la cathédrale, il donna son dernier discours ; le jour suivant, il tomba malade et mourut le 22 mars 1946. Il fut enterré dans le Ludgeruskapelle dans la cathédrale en ruines.
 
Clemens August, Comte de Galen est un modèle de courage chrétien. Son témoignage sans peur, et son opposition inflexible vis-à-vis de l’injustice et devant le caractère inhumain de la dictature national-socialiste, trouvèrent leur force dans sa foi profonde.
 
 
 




« Je suis Patrick, pécheur, très peu instruit, le moindre de tous les fidèles et extrêmement méprisé par beaucoup. » C’est ainsi que le Patron d’Irlande commence sa confession. Chaque année, le 17 mars, des milliers d’Irlandais de part le monde fêtent le saint qui évangélisa leur pays au Ve siècle : « Et j'allais par la Force de Dieu qui dirigeait bien ma voie. »

 

 

 

Saint Patrick naquit probablement dans l’actuel Pays de Galles. On croit qu'il était le neveu de Saint Martin de Tours, du côté maternel. Quoi qu'il en soit, ses parents l'élevèrent dans une haute piété. Il avait seize ans, quand il fut enlevé par des pirates et conduit providentiellement dans le pays dont il devait être l'apôtre. Patrick profita des cinq ou six ans de sa dure captivité pour apprendre la langue et les usages de l'Irlande, tout en gardant des troupeaux. Un jour qu'il vaquait à ses occupations ordinaires, un ange lui apparut sous la forme d'un jeune homme, lui ordonnant de creuser la terre, et le jeune esclave y trouva l'argent nécessaire au rachat de sa liberté. Il passa alors en France sur un navire et se rendit au monastère de Marmoutier (ou de Saint-Honorat selon certaines sources), où il se prépara, par l'étude, la mortification et la prière, à la mission d'évangéliser l'Irlande. Quelques années plus tard, il alla, en effet, se mettre, dans ce but, à la disposition du Pape, qui l'ordonna évêque et l'envoya dans l'île que son zèle allait bientôt transformer. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue. Au Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : voilà la figure de la Sainte Trinité. [NDLR : image traditionnelle pour faire comprendre le mystère de la Sainte Trinité mais il faut noter que c'est "théologiquement" faux car les trois personnes (Fils, Père, et Saint-Esprit) sont INDEPENDANTES les unes des autres. Telle est le mystère incompréhensible de la Sainte Trinité, trois personnes bien distinctes mais qui forment en réalité un Dieu Unique]. Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra le symbole de l'Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction. Son apostolat fut une suite de merveilles. Le roi lutte en vain contre les progrès de l'Évangile. S'il lève son épée pour fendre la tête du Saint, sa main demeure paralysée. S'il envoie des émissaires pour l'assassiner dans ses courses apostoliques, Dieu le rend invisible, et il échappe à la mort. Si on présente à Patrick une coupe empoisonnée, il la brise par le signe de la Croix.

 

La foi se répandait comme une flamme rapide dans ce pays, qui mérita plus tard d'être appelée l'île des saints. Patrick avait peu d'auxiliaires, il était l'âme de tout ce grand mouvement chrétien. Il baptisait les convertis, guérissait les malades, prêchait sans cesse, visitait les rois pour les rendre favorables à son œuvre, ne reculant devant aucune fatigue ni aucun péril. La prière était sa force. Il y passait les nuits comme les jours. Dans la première partie de la nuit, il récitait cent psaumes et faisait en même temps deux cents génuflexions. Dans la seconde partie de la nuit, il se plongeait dans l'eau glacée, le cœur, les yeux, les mains tournées vers le Ciel, jusqu'à ce qu'il eût fini les cinquante derniers psaumes. Il ne donnait au sommeil qu'un temps très court, étendu sur le rocher, avec une pierre pour oreiller, et couvert d'un cilice, pour macérer sa chair même en dormant. Est-il étonnant qu'au nom de la Sainte Trinité , il ait ressuscité trente-trois morts et fait tant d'autres prodiges ? Il mourut plus que nonagénaire, à Armagh, les 17 mars 461, malgré ses effrayantes pénitences.

 

A treize ans, parce qu'elle était de bonne noblesse romaine, elle dut épouser Lorenzo de Ponziani. Ils formèrent un ménage parfait, amoureux et paisible. Pour le public, elle était une merveilleuse maîtresse de maison et une grande dame dans ses réceptions. Mais elle réservait à Dieu ses conversations les plus longues, dans le petit oratoire au fond de son jardin. Elle acceptait avec une joie paisible les charges d'épouse et de mère de famille. Devenue veuve, elle se retira dans la petite congrégation des Oblates de Saint Benoît qu'elle venait de fonder pour les dames romaines qui voulaient s'adonner à la prière et aux bonnes œuvres. Elle mourut chez elle en soignant son fils malade… 

  

 

 

Sainte Françoise Romaine naquit à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ. Françoise qui voulait se retirer dans un cloître, dut, à douze ans, obéir à son père et renoncer à son projet pour épouser Lorenzo Ponziani. Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier Dieu. Françoise continua de mener une vie de piété et de pénitence, sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello qui la confessait tous les mercredis. Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Soudain, Françoise tomba malade et resta une année entière entre la vie et la mort. Elle gardait un calme parfait tandis que sa famille, particulièrement son père, croyaient qu’il y avait là un châtiment divin parce qu’il l’avait empêchée de se retirer dans un cloître. Saint Alexis lui apparut une fois, pour lui demander si elle voulait être guérie, et, une seconde fois, pour lui signifier que Dieu voulait qu’elle restât dans le monde pour glorifier son nom ; jetant sur elle son manteau, saint Alexis disparut la laissant parfaitement guérie. Elle rejoignit Vanozza (épouse du frère aîné de son mari) pour lui raconter sa vision et lui dit : « Maintenant que le jour est venu, hâtons-nous de nous rendre toutes deux à Santa Maria Nuova et à l’église de Saint-Alexis, en action de grâce ». Les deux femmes résolurent de renoncer aux divertissements inutiles, de progresser dans la prière et de se consacrer à des œuvres de charité. Le peuple de Rome les considérait comme des saintes et de nobles dames voulurent imiter leur exemple.

 

En 1436, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates de Saint Benoît (rattachée aux bénédictins du Mont Olivet dont Eugène IV confirmera la règle en 1444), qu'elle avait fondées le 15 août 1425, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d'œuvres et de prières. Elle y vécut dans un profond dénuement, vivant de légumes et d'eau pure, portant cilice et discipline, accomplissant en toute humilité les plus basses tâches, tout en portant secours aux pauvres, par ses dons et ses pieuses exhortations. Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir; cet ange était sévère; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la Sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière. Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule. D'autres fois, elle était traînée violemment; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.

 

Elle mourut le 9 mars 1440 à 56 ans en disant : « Le ciel s’ouvre, les anges descendent, l’archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait suivre de le suivre ». Tout de suite après sa mort, de nombreuses guérisons furent constatées devant sa dépouille mortelle qui embaumait un parfum de rose et de jasmin. De spectaculaires conversions aussi comme celle d'un turc, nommé Béli qui, la voyant, s'écria : « Françoise, servante de Dieu, souvenez-vous de moi » et se convertit instantanément. On représente généralement Sainte Françoise soit avec un petit âne (comme celui qu'elle utilisait dans les rues de Rome quand elle allait chercher le bois des Oblates), soit avec un panier de légumes, soit en compagnie d’un ange ou portant l’Enfant Jésus. C’est la Sainte patronne des automobilistes. Eugène IV, Nicolas V et Clément VIII œuvrèrent à son procès en béatification. Elle fut canonisée par Paul V le 29 mai 1608. Innocent X a institué sa fête le 9 mars. Son corps fut exhumé en 1638 pour être déposé dans une châsse.

 

 

 

 

Liens : Traité sur l’Enfer + 9 mars : Textes liturgiques

Martyres à Carthage (203) :

 

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Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage. L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait. Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville. Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. On les acheva en les égorgeant. Selon les "acta" de leur martyre, des témoins disaient : « Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie ». Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles soient des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

En 1901, Saint Pie X éleva leur fête au rite double et la fixa au 6 mars. Paul VI remit leur fête au 7 mars.



Liens : Sermon CCLXXX de Saint Augustin + Sermon CCLXXXI de Saint Augustin + Sermon CCLXXXII de Saint Augustin + Textes liturgiques 

Frère Gabriel de L'Addolorata (1838-1862) - (c'est-à-dire Notre-Dame des Sept-Douleurs) - est le nom de religion que reçut François Possenti lorsqu'il fut entré chez les Passionnistes…
 
 
 
Saint Gabriel de l'Addolorata est né le 1er mars 1838 à Assise dans une famille de 13 enfants. Dès son enfance, le jeune Saint professait une dévotion ardente envers la Sainte Vierge, dévotion qui lui avait été inspirée par les soins attentifs de sa mère qui est morte lorsqu'il avait 4 ans. Pendant le temps de sa scolarité, cette dévotion s'intensifia sous l'influence de ses maîtres religieux, les Frères des Écoles Chrétiennes et les Pères Jésuites. Aussi la divine Mère avait-Elle pour lui des attentions toutes particulières. Et on ne s'étonnera pas qu'Elle soit intervenue Elle-même dans l'appel du jeune homme à la vie religieuse. En 1856, François Possenti se trouvait au milieu d’une procession à la Vierge Marie et, dès qu'il eut porté les yeux sur l'image de la Vierge, il se sentit profondément ému. Il avait aperçu la Sainte Vierge le regarder avec une maternelle tendresse. Il L'avait entendue lui dire: « François, le monde n'est plus pour toi; il te faut entrer en religion. » Il entra donc à 18 ans chez les Passionnistes. Par amour pour la Sainte Vierge, il voulut s'appeler Frère Gabriel de Notre-Dame des Sept-Douleurs. Il y vécut saintement, puis y mourut en prédestiné le 27 février 1862 à Isola del Gran Sasso, âgé de 24 ans, après six ans seulement de vie religieuse. 

La tendresse que Saint Gabriel avait pour la Sainte Vierge atteignait à une véhémence qu'on ne saurait exprimer. Son cœur était comme un brasier brûlant d'amour pour sa tendre Mère. Et si vive que fût sa dévotion mariale pendant qu'il vivait encore dans le monde, elle n'était, pourtant, que l'ombre, pour ainsi dire, de celle qu'il manifesta une fois devenu religieux. Dès son noviciat, il s'appliqua constamment à une union intime avec sa Mère du Ciel dans ses pensées, ses affections, ses paroles, ses actions. Il en était venu à ne plus perdre le souvenir de Marie, souvenir qui ne le quittait pas même pendant le sommeil, car ses rêves les plus fréquents avaient la Mère de Dieu pour objet. La Sainte Vierge était le sujet le plus ordinaire de ses conversations.
En esprit de pénitence et comme moyen d'écarter de lui tout ce qui aurait pu le détourner du souvenir constant de la Divine Vierge, Frère Gabriel pratiquait strictement la modestie des yeux. Après cinq ans de cette pratique, il en était arrivé à ne plus avoir de distractions pendant ses prières. Le jeune Saint s'était imposé un grand nombre de pratiques pieuses en l'honneur de Marie. L'une de ses plus chères dévotions était sa coutume d'offrir chaque jour à la bonne Mère un bouquet de petites mortifications, qu'il multipliait de façon étonnante. Il était également plein d'ardeur pour faire partager à tous sa dévotion envers Marie. Il voulait s'engager par vœu particulier à étendre le règne de Marie. À la grande joie de son cœur, ses Supérieurs lui permirent de faire ce vœu apostolique. Son agonie ne fut qu'une douce extase. Quelques instants avant de rendre le dernier soupir, il demanda l'image de Notre-Dame des Sept-Douleurs. L'ayant reçue, il la couvrit d'abord de baisers, puis la plaça sur son cœur, où il la pressa fortement de ses deux mains jointes. Soudain, un céleste sourire épanouit son visage, et c'est dans cette attitude qu'il rendit son âme.
 
Le pape Benoît XV le canonisa en 1920. Son sanctuaire à Isola del Gran Sasso est visité chaque année par deux millions de pèlerins. Pie XI étendit sa fête en 1932 à toute l'Église universelle.
 
 
 
 

Clarisse, sœur de Saint Louis, roi de France, Isabelle fut comme lui pleine d'amour pour le Christ auquel elle se consacra entièrement : elle fut fondatrice et abbesse du monastère de Longchamp, détruit par la satanée révolution. Elle est fêtée au propre de la France le 22 février (Archidiocèse de Paris = 24 février) - « Neige à la Sainte Isabelle, fait la fleur plus belle » :

 
 
 
 
 
 
 
Isabelle, fille du roi de France Louis VIII et de Blanche de Castille, est née en mars 1225. Dès son plus jeune âge, cette sœur du roi Saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal avec simplicité mais aussi avec dignité car elle passait beaucoup de temps avec les pauvres, les malades et les lépreux. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad IV, le fils de l'empereur Frédéric II du Saint Empire, malgré les instances du Pape Innocent IV. Après la mort de Blanche de Castille, elle résolut de vivre à l'écart du monde et passa le reste de sa vie dans l’austérité et la prière, dans une petite maisonnette, près de l’abbaye de Longchamp qu'elle a fait bâtir à Paris pour les Clarisses et qu'elle consacra à « l'Humilité de Notre-Dame ». La première pierre de cette abbaye fut posée le 10 juin 1256 par Saint Louis et le couvent fut achevé en 1259. Par la bulle du 12 février 1259, le pape Alexandre IV autorise les religieuses à occuper l'abbaye « Abbatissa sosorum minorissarum humilitatis nostrae Dominae de Longo-Campo », ce qu'elles font le 23 juin 1260, suivies, trois ans plus tard, par Isabelle de France. Saint Bonaventure rédigea la règle pour ces moniales. Par humilité, Isabelle ne prononce pas ses vœux, s'occupe de la cuisine, va chercher l'eau à la Seine et dort sur de la paille. Elle meurt le 22 février 1270, un mois avant ses 45 ans.
 
Dans le contexte de la canonisation en cours du roi Louis IX, Charles d'Anjou commande à Agnès d'Harcourt, alors abbesse de Longchamp, une Vie d'Isabelle de France. Le texte est rédigé en prose et en langue vernaculaire vraisemblablement entre 1279 et 1281. La vie et les miracles d'Isabelle constituent un nouvel argumentaire en faveur de la sainteté dynastique capétienne. La princesse est présentée comme une vierge savante. Sa vie emprunte à la fois à un modèle féminin de sainteté proche de Claire d'Assise, et à un modèle royal et masculin, celui de Saint Louis. Par bulle du 3 janvier 1521, le pape Léon X déclare "bienheureuse" Isabelle de France et le 4 juin 1637, Mgr Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris, autorise le déplacement du corps de la bienheureuse Isabelle pour le mettre entièrement dans le chœur de l'église abbatiale du couvent de Longchamp (ce qui était réservé aux sœurs ayant prononcé les vœux), et en 1670 l'abbesse Claude de Bellières obtient du pape Clément X de célébrer l'octave au nom d'Isabelle, dont la fête a été fixée au 31 août à l’époque.
 
 
 
 

Liens : Isabelle de France, sœur de Saint Louis : la vierge savante + Une fois encore, la folie destructrice de la révolution française... (Histoire des reliques de l’Abbaye de Longchamp)

Saint Noël Pinot était un prêtre catholique de l'Ouest de la France pendant la Révolution.
Il a été guillotiné pour sa Foi au Christ et à l'Eglise par les révolutionnaires…

 

 
 
 
Né à Angers d'un père tisserand qui avait 16 enfants, il devint curé en 1770. Il fut d'abord vicaire à Bousse puis devient instituteur à l'école du village de Montsabert à Coutures. Il est nommé ensuite vicaire à Corzé. En 1781, il revient à Angers comme aumônier de l'hôpital des incurables. « Les malades le respectaient comme un Saint, malgré sa jeunesse, le chérissaient comme un père ». Soucieux d'être un prêtre instruit, il étudia à l'Université d'Angers et à 41 ans, il obtient le diplôme "Maître ès arts" (équivalant à la licence ès lettres et ès sciences) . En 1788, il fut nommé curé du Louroux-Béconnais. Dans cette paroisse de miséreux, Saint Noël Pinot ne cessera d'imiter Saint Martin de Tours en se dépouillant de tous ses biens. Il voulait être le « premier pauvre de la paroisse ». Il habitait une petite chambre basse sans feu l'hiver et joignait des mortifications volontaires en portant le cilice. Au cours de la révolution française, et comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter le serment à la Constitution civile du clergé rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d'une loi civile. La constitution est "schismatique" à ses yeux. Le 27 février 1791, il monte en chaire après la Messe pour expliquer son refus. Le Maire l'interrompt mais un paroissien appelé Rougeon, au nom des fidèles, prend parti pour le curé et promet de le défendre. Alors commence pour le curé un chemin de croix qui durera trois années. Après son refus public, un groupe de 50 gendarmes à cheval vint l'arrêter de nuit. Ils le ligottent et l'emmenèrent à Angers, où il est enfermé à la prison royale. Il comparait devant les tribunaux d'Angers et de Beaupreau où il est condamné à résider pendant deux années à huit lieues de sa paroisse. Il poursuivit son ministère malgré les risques encourus allant de village en village prêchant la Vérité du Christ. Il retourne secrètement au Louroux où un prêtre jureur l'a remplacé. Il revient alors dans les Mauges, particulièrement à Saint Macaire de 1791 à 1793. 
 

En 1793, les Vendéens se soulèvent, prennent Angers et délivrent le Lourroux. Noël Pinot peut revenir dans sa paroisse et est reçu solennellement dans son église. Hélas ! La paix est de courte durée. Les Vendéens sont chassés par les révolutionnaires. Pour ne pas être reconnus par ses ennemis, le curé s'habille en paysan et laisse pousser sa barbe. Il se cache le jour, parcourt sa paroisse de nuit souvent en cheval à travers des chemins impraticables surtout durant l'hiver 1793-1794. Sa tête est maintenant mise à prix. C'est la chasse à l'homme. C'est la chasse au Christ ! Des militaires sillonent le pays mais les paysans veillent, l'avertissent à temps et le cachent. Ainsi, Noël Pinot poursuit son apostolat pendant 8 mois. Il dira des messes sous des toits à moutons (à Chanteloup-les-Bois) et il fera le catéchisme dans des fermes comme à "la Glenaie". Il organisera même une communion solennelle dans une grange du hameau des "Foucheries". Ses forces physiques diminuent et un soir, exténué par une marche prolongée dans la neige, il tombe à la porte de la ferme "La Censerie". Sentant venir sa fin, il demande à Dieu le courage. Il s'enferme quelques jours chez "les Plassais", au petit hameau de la Milandrie pour faire une dernière retraite. Sans cesse menacé et traqué par les "Bleus", il est dénoncé par un dénommé Niquet (ouvrier-charpentier). Cet ancien protégé du curé alla immédiatement aux autorités militaires pour reçevoir quelques pièces d'argent comme Judas ! Il fut arrêté le 8 février 1794 au cours d'une messe clandestine qu'il célébrait dans "la ferme de la Milandrie" au Louroux-Béconnais peu avant minuit. La veuve Peltier cacha le prêtre dans un grand coffre mais les soldats le découvrirent. Les révolutionnaires lui crache au visage et vont même jusqu'à profaner les hosties consacrées ! Emprisonné, le curé salue ses fidèles pour leur dire adieu. Puis aperçevant une petite fille d'une famille amie, Marie Barrault, il lui donne son chapelet en disant : « Prend ma petite Marie, ce chapelet, et garde-le en souvenir de moi ». Cette précieuse relique est conservée à la cure du Lourroux. Il fut ensuite conduit à Angers, comparut devant un tribunal révolutionnaire et fut guillotiné (après de nombreux simulacres sacrilèges) sur la Place du Ralliement le vendredi du 21 février 1794 à 15h00 dans les vêtements liturgiques qu'il portait au moment de son arrestation. Il monta sur l'échafaud en récitant les premières prières de la messe : « Introibo ad altare Dei ». Ses derniers mots résument toutes vies chrétiennes : « Mon Dieu, qui avez donné votre vie pour moi, qu'avec plaisir je donne la mienne pour Vous ».
 
 
Une statue de la cathédrale d'Angers le représente gravissant la première marche de "l'autel de Dieu". La commune du Louroux-Béconnais conserve en l'église Saint-Aubin de précieux objets ayant appartenu à Saint Noël Pinot (notamment le document du jugement et la huche à pain dans laquelle il s'était caché). Il fut béatifié par Pie XI en octobre 1926 après de nombreux miracles dus à son intercession. On le prie spécialement pour les vocations religieuses et sacerdotales. Saint Noël Pinot, pour la France, Fille aînée de l'Eglise, donnez-nous des prêtres ! Donnez-nous beaucoup de Saints Prêtres !

Mémoire facultative pour la France - Voyante de Lourdes et religieuse à Nevers :

 
 
"Je ne crains que les mauvais catholiques"
(Bernadette Soubirous)
 
 
 
Le nom de Bernadette, l'humble et douce privilégiée de la Vierge Immaculée, est inséparable de celui de la fête de Notre-Dame de Lourdes. Ses parents, François Soubirous (1807-1871) et Louise Castérot (1825-1866), exploitent le moulin de Boly, où elle est née le 7 janvier 1844. L'entreprise familiale étant ruinée, Bernadette connaît la faim et la maladie et elle sait à peine lire et écrire. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme (« [...] si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante ! » dira-t-elle plus tard). Bernadette avait 14 ans lorsqu’elle vit pour la première fois la Vierge. En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. Voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle rejoint le 7 juillet 1866 la congrégation des Sœurs de la Charité à Nevers et y prépare en même temps sa première communion. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux. On lui confia successivement les charges d'infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n'eut plus qu'un état, celui de victime : victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché, victime d'humilité, elle se regardait comme « un balai qu'on met dans un coin ». Il fallait l'entendre dire : « Marie est si belle que, quand on L'a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir ». Elle meurt le 16 avril 1879 à Nevers à l'âge de trente-cinq ans. Pour les besoins du procès en canonisation, son corps doit être reconnu. Son cercueil sera ouvert 3 fois et son corps retrouvé intact. Elle repose depuis 1925 dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers.
 

Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 sous le nom de Sœur Marie-Bernard puis canonisée le 8 décembre 1933 par le pape Pie XI. La Sainte Vierge lui avait promis de la rendre heureuse, « non pas en ce monde, mais au Ciel ».

 

 

 

 

 

Liens : Lettre sur Sainte Bernadette Soubirous, par l'abbé Dom Antoine Marie, osb (Abbaye Saint Joseph de Clairval) FILM : La passion de Bernadette Priez pour moi, pauvre pécheresse, pauvre pécheresse... 

Né en 1898, le Cardinal Alojzije Stepinac mourut le 10 février 1960 après plus de 13 ans en prison. Il a été béatifié par Jean-Paul II lors de son pèlerinage au sanctuaire de Marija Bistrica le 3 octobre 1998. Il s’opposa aux doctrines qui niaient la foi et la dignité humaine. À cause de sa fidélité à l’Église, il fut détenu longtemps en prison et, atteint de maladie et consumé d’inanition, il acheva un épiscopat de choix.

 

 

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"In Te, Domine, speravi; telle était la devise du Cardinal Alojzije Stepinac, sur la tombe duquel j'ai prié dès mon arrivée à Zagreb. Sa figure résume toute la tragédie qui a frappé l'Europe au cours de ce siècle, marqué par les grands maux du fascisme, du nazisme et du communisme. En lui resplendit dans sa plénitude la réponse catholique: foi en Dieu, respect de l'homme, amour envers tous confirmé dans le pardon, unité avec l'Eglise guidée par le Successeur de Pierre. Dans sa béatification, nous reconnaissons la victoire de l'Évangile du Christ sur les idéologies totalitaires; la victoire des droits de Dieu et de la conscience sur la violence et les abus de pouvoir; la victoire du pardon et de la réconciliation sur la haine et la vengeance. Le bienheureux Stepinac constitue ainsi le symbole de la Croatie qui veut pardonner et se réconcilier, en purifiant la mémoire de la rancœur et en vainquant le mal par le bien. La cause de la persécution et du procès-farce monté contre lui, fut son ferme refus face aux insistances du régime pour qu'il se sépare du Pape et du Siège apostolique et qu'il se place à la tête d'une 'Église nationale croate'. Il préféra rester fidèle au Successeur de Pierre. C'est pourquoi il fut calomnié, puis condamné." Extraits de l'audience générale du 7 octobre 1998.

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