Favorisée durant toute sa vie de visions sur l’Ancien et le Nouveau Testament, Anne-Catherine Emmerich sera frappée des Stigmates du Christ et aura le charisme de la hiérognosie. Religieuse chez les Augustines de Dülmen de 1802 à 1811, elle a été béatifiée le 3 octobre 2004 par Jean-Paul II…

 
 
 
 
Anne-Catherine Emmerich naît le 8 septembre 1774 dans une famille nombreuse (9 frères et sœurs) de petits paysans à Coeseld-Flamschen en Westphalie. Toute jeune enfant, elle jouit de la présence de son ange gardien et a déjà des visions sur des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament.  Dès l’âge de 13 ans, elle travaille dur à la ferme, puis exerce le métier de couturière à la maison. Depuis longtemps, elle ressent l’appel à la vie religieuse, mais elle rencontre des difficultés pendant bien des années (opposition de ses parents pourtant très pieux, pauvreté, etc.). En 1802, elle entre enfin chez les Augustines de Dülmen et, bien qu’elle soit incomprise à cause de ses dons extraordinaires, Anne-Catherine peut prononcer ses vœux l’année suivante. Elle participe à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne veut faire. Elle tombe fréquemment malade et doit supporter de grandes souffrances. Malgré cela elle considère ces années de vie religieuse comme les plus belles de sa vie. Elle reçoit les stigmates de la Couronne d’épines, mais elle les tient cachés. En 1811, le couvent est fermé lorsque Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon, est nommé roi de Westphalie et les religieuses sont jetées à la rue. Dès lors, vivant en pleine ville, à Dülmen, elle ne peut plus tenir cachés les phénomènes mystiques dont elle est l’objet, d’autant plus qu’en 1812, elle reçoit les autres stigmates de la Passion et, la même année, elle cesse de se nourrir, ne vivant plus que de l’Eucharistie. Le docteur Franz Wesener, un agnostique, impressionné par ces phénomènes (dont le charisme de l’hiérognosie), se convertit. Il devient son confident et ami. Malgré ses souffrances qui la clouent au lit, elle a le souci d’exercer la charité envers son prochain par ses travaux de couture, ses charismes et ses nombreux contacts. Ce qui frappe en elle, c’est d’abord son Amour de la Croix et de Jésus son "fiancé". Elle unit ses souffrances à celles de Jésus son Époux et meurt le 9 février 1824 en ayant comme dernière paroles : « Seigneur c’est par toi que je vis, c’est pour toi que je meurs. J’ai toujours considéré le service du prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j’ai prié Dieu afin qu’il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d’être utile. A présent je sais qu’il a exaucé ma prière ». Les restes d'Anne-Catherine Emmerich reposent dans la crypte de l'église Sainte-Croix à Dülmen.
 
En lisant Anne-Catherine Emmerich, on y voit décrit la vie de Jésus avec un luxe de détails impressionnant qui contrastent évidemment avec la brièveté des Évangiles. Certes, béatifier une mystique n’équivaut pas à reconnaître officiellement ses visions, mais si les livres contenaient quelque chose de contraire à la foi, la cause n’aurait pas passé. Avec le Nouveau Testament se clôt la Révélation. Les visions et révélations particulières ne peuvent qu’expliciter ce qui y est déjà contenu en germe. La Révélation engage notre foi, tandis qu’on reste libre vis-à-vis des révélations particulières. A noter que Mel Gibson a utilisé les visions du Chemin de Croix dans son film sur La Passion du Christ. À la suite des visions d'Anne-Catherine, la sépulture et la maison de Marie ont été redécouverts sur une colline près d'Éphèse. 
 
 
 
 

Liens : Décret officiel de la Béatification + Position de l'Église catholique sur les révélations privées (N°66, 67 et 514) + Lire l’intégralité de ses révélations + Catégorie : "Mystiques catholiques"

Martyrs de la révolution française :

  


Vaillot Baumgarten

 

« L’histoire de ces 99 martyrs nous montre tout un peuple chrétien : les vocations sont diverses,

la foi solide et bien enracinée. Avec leurs prêtres, les laïcs tiennent une grande place,

et notamment les femmes, originaires de tous les milieux et professions.

Les personnes de l’aristocratie, de la bourgeoisie, du peuple, commerçants ou paysans,

sont allées ensemble au martyre. Le témoignage des bienheureux d’Angers nous interpelle

nous-mêmes dans ces pays de l’Occident où la persécution ne sévit pas,

mais où l’indifférence religieuse, le matérialisme, le doute, l’incroyance et le climat

de permissivité morale ébranlent les chrétiens. Nos martyrs nous appellent à un sursaut.

Ils nous montrent comment nous comporter dans ce monde » (Jean-Paul II).

 

 

 

 

Il n’y a pas de pire ennemi de l’homme que l’homme lui-même ! Cette maxime s’avère d’une triste vérité quand on étudie de près la période sanglante de la Révolution française — la Grande Révolution — comme disent certains historiens. Cette révolution qui, soi-disant, devait « abolir les privilèges », s’est transformée en une “révolution contre Dieu” et contre tout ce qui pouvait, ici-bas, le représenter. On ne voulait plus de Dieu, alors on commença par abolir les privilèges et à se débarrasser de tout ce qui gênait : le Roi (Louis XVI et Marie-Antoinette), les prêtres (dont l’Abbé Noël Pinot), les religieuses (dont les carmélites de Compiègne) ; puis l'on aborda la fabrication des dieux à “visage humain”, ceux qui règnent aujourd'hui dans notre société : l'argent, le sexe et le plaisir et le pouvoir. Aux aurores du christianisme, les martyrs avait le choix entre renier leur foi et sacrifier aux dieux romains ; pendant la révolution française le choix fut presque identique, à quelques exceptions près : les prêtres et religieux, ces "fanatiques" devaient se soumettre aux idées nouvelles, à la “Constitution civile du Clergé” pour les prêtres ; les religieux et les religieuses durent abandonner leurs couvents et redevenir de simples laïcs : d'où l'interdiction des vœux religieux. Au début de la mise en application de la Constitution civile du Clergé, on imposa un choix draconien : prêter serment ou s’exiler. Bientôt il n'y eut plus de choix : c’était la soumission ou la mort : s’écarter de Dieu ou mourir.

 

En cette période qui est certainement l’une des périodes les plus sombres et les plus tristes de l’histoire de notre pays, un nombre presque incalculable de français surtout en Vendée, a choisi la solution qui s’imposait à eux comme étant la plus logique et la plus conforme aux idéaux chrétiens : donner sa vie pour le Christ en préservant la foi que Lui-même nous avait inculquée. L’exemple des martyrs d’Angers (plus de 2000 personnes) et tout particulièrement d’Avrillé est criant, et prouve, s’il en était besoin, combien il est plus sensé d’obéir à Dieu qu’aux hommes. En effet, mieux vaut perdre à la vie en l’offrant au Seigneur notre Créateur et notre Dieu que de vivre dans la misère du péché et se retrouver ensuite dans les flammes éternelles de l’Enfer.

Saint Sigisbert était le roi d'Austrasie de 631 au 1er février 656. Il est spécialement invoqué lors de calamités publiques…
 
 
  
 
Pour donner satisfaction à l'aristocratie austrasienne, qui exige une certaine autonomie, son père Dagobert Ier lui donne en 632 le royaume d'Austrasie qui demeure cependant au sein du royaume franc. À la mort de Dagobert en 639, Sigisbert reçoit l'Austrasie, désormais affranchie de toute sujétion à la Neustrie. Il gouverna ses Etats avec sagesse et les dota de nombreux monastères pour y faire rayonner la foi catholique. Il est également considéré comme le fondateur des abbayes de Malmédy et Stavelot en Belgique sur des terrains cédés par Saint Remacle.  Sigisbert fut assassiné le 1er février 656 à 25 ans, dans un complot organisé par son propre frère Clovis II, dans le seul but d'annexer ses terres. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Martin de Metz qu'il avait fondée. Ses restes, profanés à la Révolution, sont conservés à la cathédrale de Nancy, ville dont il est le Saint Patron. Une confrérie sous le titre de Saint Sigisbert fut instaurée par le pape Clément IX.
 
 
 
 
 
Prière à Saint Sigisbert
 
O Dieu, qui, avez fait passer d'un royaume de la terre à la gloire du royaume des cieux le bienheureux Sigisbert, faites, s'il vous plaît, que par ses mérites et son intercession, nous devenions les héritiers du Roi des rois, Jésus-Christ votre Fils. Par le même Notre-Seigneur Jésus-Christ  votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
 
Collecte de la messe propre de Saint Sigisbert (1er février)

Reine des Francs et épouse de Clovis II - Fêtée dans les Eglises d'Orient et d'Occident.

 
 
 
 
Statue de Sainte Bathilde - Jardin du Luxembourg
 
 
 
Sainte Bathilde (ou Balthilde ; Batilde ; Bathylle ; Beaudour) naquit en Angleterre, au VIème siècle de Sisoigne, prince d'Ascagnie. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle fut vendue comme esclave et achetée à York de vil prix en 642 par Erchinoald de la cour du roi franc Clovis II. Le jeune roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse. Elle lui donna entre autres enfants Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne, Childéric II, roi d'Austrasie, et Thierry III qui succède à Clotaire III.
 
Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France. Loin de s'enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie. Elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage : telle fut, sur le trône, la digne émule de Sainte Clotilde. Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs de la piété. Détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement. La mort de son époux en 657 lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Conseillée par Saint Eloi et Saint Ouen, elle interdira les marchés d’esclaves sur ses terres, abolira l’impôt personnel sur les habitants d'origine gauloise et les ordinations simoniaques. Elle excita le zèle des évêques et des abbés à conserver ou à rétablir la discipline régulière dans les monastères de Saint-Denys, Saint-Germain, Saint-Pierre, Saint-Médard, Saint-Aignan, Saint-Martin et plusieurs autres. Elle présida de façon décisive à l'éclosion du monachisme dans son royaume. Elle fonde ainsi l’abbaye de Corbie et de Palaiseau aujourd’hui disparue et dota l’abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle, le monastère de Luxeuil, l’abbaye Notre-Dame de Jouarre, l’abbaye de Faremoutier, l’abbaye de Logium en Normandie, Saint-Laumer-le-Moutier ainsi que l’abbaye de Jumièges. A la décharge de la régence, elle entre sans regret comme simple religieuse au monastère de Chelles en 664qu'elle avait fondé, sous l'obéissance de l'abbesse Sainte Bertille. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus. Nulle religieuse n'était plus soumise, nulle n'affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n'observait plus fidèlement le silence. Elle fut admirable surtout par son humilité et par le mépris d'elle-même. « Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le monde ».
 
D’une plaie aux entrailles, elle meurt le 30 janvier 680 à Chelles. Ses sœurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies. On l'ensevelit au monastère et bientôt son tombeau resplendit par des miracles. L'abbesse Bertille prit soin de faire insérer la memoria de Bathilde dans le diptyque de la messe de nombreuses églises, créant ainsi un culte bien attesté et reconnu. La missa domnæ Balthilde est citée parmi les grandes solennités par Saint Adalard de Corbie, dans ses Statua. Elle est canonisée par le pape Nicolas Ier au IXe siècle. Le corps de la sainte reine Bathilde fut, sous la révolution française, protégé par les habitants de Chelles qui le portèrent dans l’église Saint-André où il est encore. Quelques reliques qui ont été distraites de l’ensemble, sont à Rome, dans la chapelle de Pie IX, à la cathédrale de Meaux, à l’abbaye de Jouarre, en l’église de Bray-sur-Somme et à Mailly.

« Docteur des Docteurs » de l’Eglise. Saint Thomas est "un authentique modèle pour ceux qui recherchent la Vérité" (cf : Fides et Ratio, N°78) - Il est le saint patron des étudiants

 
 
 
 
 
Saint Thomas d'Aquin naquit au château de Roccasecca, près de la petite ville d'Aquino, dans le royaume de Naples, en l'année 1224 qui vit monter Saint Louis sur le trône de France. Il fut le plus grand homme de son époque et l'une des plus éclatantes lumières de l'Église dans tous les temps. Saint Thomas aura comme parrain le pape Honorius III. Il fut élevé de 1230 à 1235 comme oblat au Mont-Cassin, non loin du château familial, dans la célèbre école des Bénédictins. À partir de 1239, Frédéric II, en lutte contre Grégoire IX, expulsa les moines de l'abbaye : il étudie alors à l'université de Naples où il découvre Aristote. A l'âge de vingt ans, malgré l’interdiction de ses parents, il entra chez les Dominicains à Naples. Sa noble et toute-puissante famille fit une guerre acharnée à sa vocation. On employa tout pour le perdre. Arraché à son monastère, il fut jeté en prison dans une tour du château paternel. Pour perdre sa réputation, ses frères firent entrer une prostituée dans sa chambre. Thomas, sans défense, saisit dans le foyer un tison enflammé, traça une croix sur le mur et se mit à genoux pour renouveler son vœu de chasteté. La prostituée et alors mise en fuite. Il se jeta ensuite à genoux et s'endormit. Pendant son sommeil, il vit les Anges descendre du Ciel pour le féliciter et lui ceindre les reins, en lui disant : « Recevez de la part de Dieu le don de chasteté perpétuelle ». Son confesseur put déclarer après sa mort que Thomas était mort aussi pur qu'un enfant de cinq ans. Victorieux de tous les obstacles, il put enfin suivre sa vocation et fit d'immenses progrès dans les sciences. Il est ensuite étudiant à Paris de 1245 à 1248 et à Cologne jusqu’en 1252. Silencieux au milieu de la foule des étudiants, ne conversant qu'avec Dieu, il avait reçut le surnom de "Bœuf muet", mais son professeur (qui n’est d’autre que Saint Albert le Grand) dit un jour de lui, en public : « Vous voyez ce bœuf que vous appelez muet, eh bien ! il fera retentir bientôt tout l'univers de ses mugissements ». Cette parole était prophétique. D'élève devenu le premier des maîtres, il illustra toutes les universités où l'obéissance le conduisit pour enseigner. Le plus grand des miracles de sa courte vie de quarante-huit ans, ce sont les ouvrages incomparables et immenses qu'il trouva le temps d'écrire au milieu d'accablantes occupations.
 
Les admirables hymnes (+) (+) (+) (+) (+) (+) de la fête du Très Saint-Sacrement sont l'œuvre de ce grand Docteur, dont la piété égalait la science. Le 6 décembre 1273, il entendit Jésus-Christ lui adresser, du fond du Tabernacle, cette parole célèbre : « Tu as bien écrit de Moi, Thomas. Quelle récompense désires-tu recevoir ? ». Et le Saint, pénétré d'amour, s'écria : « Point d'autre que Vous, Seigneur ! ». Après cette extase, Saint Thomas avait prévu de brûler toutes ses œuvres considérant que ses enseignements n’étaient que de la paille ! Sa santé décline et, aphasique, en se rendant au 2ème Concile de Lyon, convoqué par le pape Grégoire X, qui devait se tenir en mai, il meurt le 7 mars 1274, à l'âge de 50 ans, au monastère cistercien de Fossa Nova. On dit qu'il commentait le Cantique des Cantiques aux moines qui l'accompagnait sur son lit de mort. En recevant sa dernière Eucharistie, il dit : « Je vous reçois, ô salut de mon âme. C'est par amour de vous que j'ai étudié, veillé des nuits entières et que je me suis épuisé ; c'est vous que j'ai prêché et enseigné. Jamais je n'ai dit un mot contre Vous. Je ne m'attache pas non plus obstinément à mon propre sens ; mais si jamais je me suis mal exprimé sur ce sacrement, je me soumets au jugement de la Sainte Eglise Romaine dans l'obéissance de laquelle je meurs. »
 
Il a été canonisé en 1323 par le pape Jean XXII. Sa dépouille mortelle a été translatée en 1369 et repose aujourd’hui à Toulouse, aux Jacobins. Le thomisme est déclaré doctrine officielle de l'Église le 4 août 1879 par le pape Léon XIII, au cours de l'encyclique Æterni Patris sur la philosophie chrétienne.
 
 
 
 
 
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Mémoire obligatoire - Evêque de Genève - Patron des écrivains, des journalistes et des sourds-muets :
 


 
 
Saint François de Sales naquit le 21 août 1567 au château de Sales, en Savoie, de parents plus recommandables encore par leur piété que par la noblesse de leur sang. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le « Souvenez-vous », la prière mariale attribuée à Saint Bernard. Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur. Il fut le saint aimable par excellence et, sous ce rapport particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit : « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur ». Ce sera là toujours le cachet et la gloire de François de Sales. Toutes les vertus, du reste, lui étaient chères, et sa vie, depuis son enfance, nous en montre le développement progressif, constant et complet. Jeune enfant, au collège, il était le modèle de ses condisciples, et dès qu'ils le voyaient arriver, ils disaient : « Soyons sages, voilà le saint ! ». Jeune homme, il mena la vie des anges. Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les apostats protestants. Évêque le 8 décembre 1602, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un Pontife incomparable. Revenons à sa douceur. Elle était si étonnante que Saint Vincent de Paul pouvait dire : « Que Dieu doit être bon, puisque l'évêque de Genève, Son ministre est si bon ! ». Un jour ses familiers s'indignaient des injures qu'un misérable lui adressait, et se plaignaient de le voir garder le silence : « Eh quoi ! dit-il, voulez-vous que je perde en un instant le peu de douceur que j'ai pu acquérir par vingt ans d'efforts ? ». Citons quelques paroles de François lui-même : « Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur ».
 
Il fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle que tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Saint François de Sales mourut en 1622 à Lyon, le jour des Saints Innocents. Il a été béatifié le 28 décembre 1661 et canonisé le 19 avril 1665 par Alexandre VII. En 1877, François de Sales fut fait Docteur de l'Église par le pape Pie IX. Sa dépouille funéraire est aujourd'hui conservée dans la basilique de la Visitation à Annecy.
 
 
 
 
Vierge et Martyre (290-303), Sainte Agnès est la patronne de la chasteté, des couples, de la pureté corporelle, des enfants de Marie, du Colegio Capranica de Rome, des récoltes, des scouts de filles, des filles, des victimes de viol, du diocèse de centre de Rockville dans l'État de New York et des vierges…
 
 
 
 

Agnès est née en 290 à Rome, À l'âge de douze ans, elle rejeta les avances du fils du préfet de Rome qui la courtisait avec empressement, lui déclarant qu'elle était déjà fiancée à quelqu'un de bien plus noble que lui. Le jeune homme tomba malade d'amour. Lorsque son père en connut la raison, il convoqua Agnès qui lui confia qu'elle était chrétienne et consacrée à Jésus-Christ depuis l’âge de dix ans : « Depuis longtemps je suis fiancée à un Époux céleste et invisible; mon coeur est tout à Lui, je Lui serai fidèle jusqu'à la mort. En L'aimant, je suis chaste; en L'approchant, je suis pure; en Le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c'est le Christ que servent les Anges, le Christ dont la beauté fait pâlir l'éclat des astres. C'est à Lui, à Lui seul, que je garde ma foi ». Refusant de lui céder, Agnès fut dépouillée de ses vêtements et conduite, nue, à travers la ville, jusqu'au lieu de prostitution. « Je ne crains rien, dit-elle; mon Époux, Jésus-Christ, saura garder mon corps et mon âme ». En effet, ses cheveux se mirent à pousser miraculeusement recouvrant entièrement son corps. Arrivée dans le lupanar, un ange apparut et l'enveloppa d'une lumière éblouissante, et le lupanar devint un lieu de prière. Alors que le fils du préfet lui rendait visite, bien décidé à la conquérir, un démon l'étrangla et il mourut. Agnès lui rendit la vie, et nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, se déclare chrétien. Fou de colère, le préfet ordonna qu'Agnès soit brûlée en place publique comme une sorcière, mais le feu épargna la jeune fille et détruisit ses bourreaux. Finalement, Sainte Agnès fut égorgée. Le bourreau tremble. Agnès l'encourage : « Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j'aime. Détruisez ce corps qui, malgré moi, a plu à des yeux mortels ». Le bourreau frappe enfin, et l'âme d'Agnès s'envole au Ciel. Sainte Agnès avait treize ans.
 
Ses principaux attributs sont un agneau blanc, la palme du martyre, un rameau ou une couronne d'olivier, une épée ou un poignard et un bûcher en flammes.
 
 
 
 
  
 
 
La Tradition nous apprend que Saint Remi naquit en 437 à Cerny-en-Laonnois, dans une famille pieuse et emplie de la crainte de Dieu. Son père, Émile, comte de Laon, fut dit-on un extraordinaire administrateur, tandis que sa mère, Sainte Céline, alliait toutes les qualités de mère et de grande dame. Très vite, Remi montra une grande piété et beaucoup d'humilité, en même temps qu'une grande intelligence. Vers sa vingtième année, il se claustra dans une petite maison proche du château de Laon où il continua d'étudier en menant une vie de prière, ne sortant que pour les offices et l'exercice de la charité. Sa réputation grandit au point que lorsque mourut Bennadius, évêque de Reims, le clergé et le peuple de cette ville demandèrent qu'il soit leur évêque bien qu'il n'eût que vingt-deux ans. Remi fit toutes les représentations possibles et imaginables pour échapper à l'élection. Rien n'y fit, les rémois n'en démordirent pas et répondaient à tout, jusqu'à ce que Dieu lui-même s'en vint ratifier leur choix lorsqu'Il envoya un rayon de lumière sur le front de Remi en l'embaumant d'un céleste parfum. Les gens de Reims enlevèrent alors l'élu et le firent sacrer comme XV° évêque de Reims. Il montra dès l'abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l'éclat de sa sainteté. Il ne tarda guère à opérer des miracles comme délivrer des possédés de l'emprise du démon, rendre la vue aux aveugles, préserver de l'incendie et de la mort, changer de l'eau en vin et même ressusciter des morts. Il fonde les diocèses de Thérouanne, Laon et Arras et joue un rôle médiateur avec les Barbares.
 
Or, il advint que Clovis monta sur le trône des Francs. L'histoire de la Reine Sainte Clotilde nous a appris comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens. A la bataille de Tolbiac, il remporta la victoire grâce au "Dieu de Clotilde". Ce fut Saint Rémi qui acheva d'instruire le prince. Comme il lui racontait, d'une manière touchante, la Passion de Notre Sauveur, il s'écria : « Ah ! que n'étais-je point là avec mes Francs pour Le délivrer ! ». Après un pèlerinage à Tours sur le tombeau de Saint Martin, il demande le baptême. La nuit avant l'immersion, (le 25 décembre 496 en la cathédrale de Reims), Saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Alors l'église se remplit d'une lumière et d'une odeur célestes, et l'on entendit une voix qui disait : « La paix soit avec vous ! ». Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré ». Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux. Le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la Sainte Ampoule, exista jusqu'au 7 octobre 1793, date où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l'onction du baptême, Saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.
 
Brisé par la maladie et son zèle missionnaire pour répandre la Vérité catholique (notamment sur les Burgondes après la bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé qui étaient infestés par l'hérésie d'Arius), Saint Remi mourut après plus de 70 ans d'épiscopat, le 13 janvier 533 après avoir célébré une dernière fois le Saint-Sacrifice de la Messe. Il fut déposé au tombeau le 15 janvier. En 1049, lors du concile de Reims, et à la demande du pape Léon IX, ses reliques (après translations) reviennent à l’abbaye Saint-Rémi de Reims.

La "Jeanne d'Arc" des temps mérovingiens...

 

 

 

 

Au début de l'année 451, Attila entraîne ses hordes en-deçà du Rhin, prend, pille et brûle Metz la veille de Pâques (7 avril), remonte la vallée de le Seine et vient assiéger Paris. Au milieu du désarroi général, Sainte Geneviève garde son sang-froid puisant son courage dans la confiance qu'elle a en la Providence. Elle convoque les femmes de Paris et, après leur avoir rappelé les grands exemples de Judith et d'Esther, libératrices de leur peuple, elles les invite à s'unir à elle pour détourner le fléau par la prière, le jeûne et les saintes veilles au baptistère de Saint-Jean-le-Rond. Sûre de l'appui des femmes parisiennes, elle s'adresse aux hommes : Que parlez-vous de vous réfugier en d'autres cités ? Celles-ci seront-elles mieux que Paris abritées contre un coup de main des barbares ? Paris, grâce à la protection du Christ, échappera au carnage. Les Parisiens, tout abandonnés à la peur, s'emportent contre Sainte Geneviève qu'ils appellent la prophétesse de malheur, et parlent de la lapider ou de la jeter dans la Seine, lorsque l'archidiacre d'Auxerre apporte les eulogies (pains bénis et non consacrés) que son évêque, Saint Germain a légué à Sainte Geneviève en mourant : Parisiens, n'allez pas commettre ce forfait ; celle dont vous projetez la mort est, au témoignage du Saint évêque Germain, l'élue de Dieu dès sa venue au monde. Et voici les eulogies que je lui apporte de la part de l'évêque défunt. Les Parisiens se rallient alors aux conseils de Sainte Geneviève et Attila quitte la vallée de la Seine pour se rejeter vers la Loire. arrêtés par l'évêque Saint Aignan sous les murs d'Orléans, il est repoussé par Ætius jusque à Châlons-sur-Marne où, à la bataille des Champs Catalauniques par les armées conjuguées d'Ætius (Gallo-Romains), de Mérovée (Francs) et de Théodoric (Wisigoths).


Près de trente ans plus tard, lorsque Clovis, encore idolâtre assiège Paris, Sainte Geneviève est encore l'âme de la résistance de ses concitoyens affamés qu'elle réussit à faire ravitailler en forçant, avec onze vaisseaux, les barrages sur la Seine jusqu'à Troyes.
En 885, lorsque les Normands assiègent Paris, tandis que la famine et la peste déciment la population, la résistance des Parisiens se confie à l'intercession de Sainte Geneviève et, après que ses ont été exposées au point le plus menacé des remparts, l'ennemi se retire. En 1130, sous le nom de mal des ardents ou de feu sacré, une terrible fièvre pestilentielle fondit sur Paris, puis sur la France entière, sans qu'aucune médecin ne pût l'enrayer ; il s'agissait d'une inflammation intérieure accompagnée de la gangrène aux extrémités des membres. Pour conjurer le fléau, l'évêque de Paris ordonna des jeûnes et des prières, puis demanda que l'on transportât les malades sur le chemin de la procession solennelle qu'il mena de la basilique Sainte-Geneviève à Notre-Dame, le 26 novembre. Les malades qui touchèrent la châsse furent immédiatement guéris et de tous ceux qui étaient à Paris, seuls trois sceptiques moururent, puis le mal commença à décroître pour finir par disparaître. L'année suivante, le pape Innocent II, en souvenir de ce miracle, institua la fête de Sainte Geneviève des Ardents.


Le 14 août 1792, les révolutionnaires n'osant détruire la châsse de Sainte Geneviève, la firent transporter à l'église Saint-Etienne-du-Mont, et attendirent le 9 novembre 1793 pour s'en saisir et l'emporter à l'Hôtel de la Monnaie. Ouverte , profanée et inventoriée, la châsse fut détruite avant que les précieuses reliques qu'elle contenaient fussent brûlées en place de Grève et les cendres dispersées dans la Seine.

 

 

 

 

 

Liens : Litanies de Sainte Geneviève

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Saint Basile naquit à Césarée d'une famille de 10 enfants où la sainteté était héréditaire. Son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sans parler des autres, sont placés au rang des Saints. Doué d'un heureux génie, Basile s'éleva vite au niveau des grands hommes, non moins qu'à la hauteur des Saints : « Il était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu. Il était rhéteur avant d'avoir étudié l'art des rhéteurs, philosophe avant d'avoir étudié la philosophie, prêtre avant d'avoir reçu le sacerdoce ». Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l'estime et l'admiration de tous. A vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu'il reçut l'exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu'il embrassa l'état monastique pour y vivre dans l'oubli du monde et la pénitence en 357 au Pont. Il fonda plusieurs monastères, écrivit, pour les diriger, des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres. Un très léger repas par jour, un sommeil très court sur la dure, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l'ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit Saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu'un vivant ». Basile eut à souffrir d'infirmités continuelles. Dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins. Malgré sa faiblesse, il châtiait son corps et le réduisait en servitude.
 
Le zèle contre l'hérésie d'Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l'épiscopat. Ni les intrigues, ni les menaces n'eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d'obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, et de mort : « Faites-moi d'autres menaces, dit Basile, car il n'y a rien là que je puisse craindre; le premier coup suffira pour achever mes peines; la mort m'unira à mon Dieu ». L'empereur dut s'avouer vaincu. Le saint pontife mourut à cinquante et un ans, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.
 
 
 
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