« Sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur... » (Charette)
O très amoureux Cœur de mon unique amour, ne pouvant vous aimer et glorifier selon l'étendue du désir que vous m'en donnez, j'invite le ciel et la terre à le faire pour moi, et je m'unis à ces ardents séraphins pour vous aimer. O Cœur tout brûlant d'amour ! Que n'enflammez-vous le ciel et la terre de vos pures flammes, pour consumer tout ce qu'ils renferment, afin que toutes les créatures ne respirent que votre amour ! Ou faites-moi souffrir ou mourir, ou du moins changez-moi tout en cœur, pour vous aimer en me consumant dans vos plus vives ardeurs. O feu divin, ô flammes toutes pures du Cœur de mon unique amour, brûlez-moi sans pitié, consumez-moi sans résistance. Hélas ! pourquoi m'épargnez-vous, puisque je ne suis propre qu'à brûler, et que je ne mérite que le feu ? O amour, ô amours du ciel et de la terre, venez tous dans mon cœur pour me réduire en cendre. O feu dévorant de la divinité, venez fondre sur moi : brûlez-moi, consumez-moi au milieu de vos pures flammes, qui font vivre ceux qui y meurent.
Extrait des Ecrits de dévotion recueillis par Mgr Jean-Joseph Languet, 1729