« Sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur... » (Charette)

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La Cité de Dieu - La cité du monde (11/12)

XI. La chute de Babylone

 

Saint Jean, dans sa divine Apocalypse, nous décrit la chute de Babylone. Il dit : « Je vis un ange qui descendait du ciel, il avait une grande puissance, et la terre fut éclairée de sa gloire. Et il cria avec force, et il dit : Elle est tombée, elle est tombée cette grande Babylone. Toutes les nations ont bu du vin de sa prostitution : les rois de la terre se sont corrompus avec elle, et les marchands de la terre se sont enrichis de son luxe. Et j’entendis une autre voix qui venait du ciel et qui disait : Sortez de cette ville, ô mon peuple, de peur que vous n’ayez part à ses péchés, et que vous ne receviez de ses châtiments. Traitez-la comme elle vous a traités : multipliez ses tourments et ses douleurs, à proportion de ce qu’elle s’est livrée à l’orgueil et au luxe. Elle s’est dit dans son cœur : je suis reine et sur le trône ; je ne serai point veuve et je ne connaîtrai pas le deuil. C’est pourquoi en un même jour viendront sur elle ses châtiments, et la mort, et le deuil, et la famine, et elle sera brûlée par le feu : car il est fort le Dieu qui la jugera. Les rois de la terre pleureront sur elle ; les marchands de la terre pleureront et gémiront sur elle, parce que personne n’achètera plus leur marchandises, ces marchandises d’or, d’argent, de pierreries, de perles, de lin, de pourpre, de soie, d’ivoire, d’airain, de fer, de marbre... Ciel, soyez dans la joie, et vous aussi, saints, vous Apôtres et prophètes, parce que Dieu a fait justice de Babylone » (Apocalypse XVIII).

 

De ces paroles nous recueillons ceci : trois choses ont fait Babylone, et trois choses ont amené sa ruine : l’orgueil, le luxe, l’industrialisme, c’est-à-dire les trois concupiscences. On est puni par où l’on a péché : Per quæ peccat quis, per hæc et torquetur. (Sap., XI, 17.)

 

 

(à suivre…)

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