« Sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur... » (Charette)
Avant la levée des excommunications par le Pape Benoît XVI des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre, personne n'aurait pu imaginer qu'il y avait en France tant de prêtres - évêques y compris - attachés à Vatican II. Ça ne se savait pas; ça ne se disait pas. Et surtout, ça ne se voyait pas. Ça ne se voit d'ailleurs toujours pas quand on assiste aux messes célébrées dans les paroisses, lesquelles messes ne sont que très rarement conformes au missel romain issu du Concile dont se réclame la grande majorité des prêtres français. Mais enfin, puisque nous savons maintenant que nous avons un clergé résolument conciliaire, pourquoi ne pas prendre nos évêques diocésains et nos curés de paroisses au mot et exiger d'eux qu'ils mettent la Constitution Sacrosanctum Concilium en œuvre ? En premier lieu, on pourrait leur demander de veiller à ce que, désormais, les messes soient célébrées sans que soit ajouté, retranché ou modifié quoi que ce soit au contenu du missel (cf. Sacrosanctum Concilium, art. 22), à ce que le latin soit conservé (Id. art. 36), à ce que le chant grégorien ait la première place dans toutes les actions liturgiques (Id. art. 116). Il n'y a aucune raison de penser que ceux qui exigent des fidèles traditionalistes de reconnaître et d'accepter Vatican II ne soient pas les premiers à donner l'exemple de leur entière soumission aux véritables enseignements du Concile. Enfin... on peut toujours rêver !
Pro Liturgia