« Sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur... » (Charette)

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La beauté en liturgie

Il y a certains traditionalistes qui aiment habiller les prélats comme on les habillait à la Renaissance : avec une cappa magna démesurée (alors que Pie XII l'avait sagement raccourcie), avec de l'hermine... etc. Ces sortes de défilés de mode n'ont rien à voir avec la liturgie; ils aboutissent à faire croire que l'esthétique d'une célébration est proportionnelle à la lourdeur du decorum, ce qui a pour conséquence de faire porter l'attention des fidèles davantage sur celui qui célèbre que sur Celui qui doit être célébré. On se retrouve alors dans une situation identique à celle qu'on remarque chez les prêtres qui, en déformant la forme ordinaire de la liturgie romaine, transforment les messes en spectacles où l'accent est mis sur le célébrant et sa créativité. Dans l'un comme dans l'autre cas, on pense que c'est l' "emballage" qui fait tout : il permet même de camoufler la vacuité de certaines célébrations liturgiques. Les fidèles qui se rendent à l'église se soucient alors plus de savoir si c'était une "belle messe" que de savoir si la messe était incontestablement "catholique". Dans l'Exhortation Sacramentum caritatis, Benoît XVI rappelle que la liturgie a un lien intrinsèque avec la beauté. Mais le Souverain Pontife précise immédiatement que la beauté dont il est question ici n'est pas un facteur décoratif de l'action liturgique mais plutôt un élément constitutif qui doit resplendir selon la nature propre de la liturgie. Autrement dit, la vraie beauté de la liturgie ne naît pas de ce qu'on ajoute à une célébration, mais de la mise en valeur de ce qui émane du rite lui-même lorsqu'il est fidèlement accompli.

 

Pro Liturgia

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