« Sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur... » (Charette)
Depuis plusieurs années il n'y a plus, dans les séminaires de France, de formation théologique solide pour les futurs prêtres. Parallèlement, dans bien des paroisses, il n'y a plus de catéchisme solide pour les jeunes. Résultat : chacun se fait "sa" religion. En observant bien le fonctionnement des diocèses, il apparaît clairement aujourd'hui que ce ne sont désormais que quelques laïcs imbibés de l'esprit soixante-huitard (donc, complètement déformés au niveau doctrinal et liturgique) qui contrôlent tout et tirent les ficelles. Au point que dans certaines paroisses, un nouveau prêtre nommé par l'évêque ne pourra venir que si les laïcs qui composent l'équipe "d'animation" pastorale [oui, le Saint-Sacrifice de la Messe est devenu une "animation" pour ces personnes] sont d'accord. Et gare au prêtre qui n'accepte pas cette situation le forçant à se plier aux exigences d'une petite poignée de fidèles laïcs qui s'imaginent représenter la totalité de la paroisse : ce groupe de laïcs ira voir le vicaire épiscopal qui ira trouver l'évêque... qui préfèrera évincer le prêtre plutôt que de risquer d'avoir à affronter deux ou trois "mamies-bigoudis" surexcitées qui, avec l'appui de vicaires épiscopaux peu formés sur le plan pastoral et théologique, forment un véritable magistère parallèle au sein des diocèses. Dans un tel contexte, la doctrine catholique n'est plus enseignée et le Pape n'est plus écouté; le sacerdoce ministériel lui-même est remis en cause par des personnes qui se disent "catholiques", et la célébration des sacrements n'est assurée que lorsqu'elle peut devenir l'occasion de valoriser les membres des équipes liturgiques qui participent activement à la démolition de la célébration de la foi. Un exemple parmi d'autres de cette situation : dans le diocèse de Strasbourg, tous les vicaires épiscopaux et tous les responsables de la liturgie !!!!!! ont été cooptés parmi les prêtres imbibés de l'esprit de mai 68 (anti-romain) et n'ayant eu aucune formation théologique solide. Dans un tel contexte, les prêtres qui, par fidélité aux enseignement magistériels, font cavalier seul et refusent de suivre les orientations pastorales mises en place par les groupes de pression cités plus haut, sont peu à peu évincés et privés du droit d'exercer un ministère. Dans ce contexte, le sacerdoce ministériel disparait pour être peu à peu remplacé par une fonction ministérielle exercée par délégation d'une communauté paroissiale donnée : c'est la mise en place d'une Eglise de type luthérien. Ici comme en beaucoup d'autres endroits, le ras-le-bol de certains prêtres dont on est sûrs qu'ils sont catholiques atteint un degré qui devrait - normalement ! - inquiéter les évêques diocésains.