Vers la fin du XIème siècle, une épidémie dénommée sous le terme de "feu infernal", à peu près semblable au charbon (maladie infectieuse) dévastait plusieurs provinces de France, ainsi qu'en Europe. Dans le nord de la France, où on la nommait le "mal des ardents", lorsqu'il s'y produisit un événement miraculeux par l'entremise de deux jongleurs rivaux…

 

 

 

« Notre Dame des Ardents, préservez-nous de la contagion de l’âme et du corps »

 

 

Dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 mai de l'année 1105, Itier de Tirlemont fut favorisé d'une vision merveilleuse : une femme toute vêtue de blanc lui apparut en songe et l’invite à se rendre à Arras, auprès du premier évêque Lambert. Il devra convaincre le religieux d’entrer en prière et de faire confiance à la Dame qui lui confiera un cierge, dans la nuit de la vigile de Pentecôte. L’eau purifiée par quelques gouttes de cire de ce cierge guérira les malades. La Belle Dame demande à Itier d’associer un autre ménestrel, Pierre Norman, du comté de Saint-Pol. Or une haine mortelle sépare les deux hommes. Au cours de tournois alors que la jalousie et la haine s'étaient un jour glissées entre eux, Norman avait tué le frère d'Itier ! Une inimitié profonde s'était donc établie entre ces deux ménestrels et faisait craindre une nouvelle effusion de sang, s'ils se retrouvaient jamais ensemble. La Belle Dame apparut aussi à Norman et lui demanda la même chose qu’à Itier. Le 28 mai 1105, Retrouvant les deux hommes dans l’église d’Arras, où se sont réfugiés 144 malades, l’évêque les incite à se réconcilier et à se dépouiller de la haine qui parasite leur cœur. Ils obéirent aussitôt et, s'étant réconciliés, passèrent en prières la nuit du 27 au 28 mai, en compagnie de l'évêque. Au matin, la Sainte Vierge leur apparut de nouveau et, leur ayant donné un cierge, leur enjoignit d'en distiller quelques gouttes dans une eau qu'ils feraient boire ensuite aux malades : quand ils eurent exécuté cet ordre, tous les hospitalisés de la Sainte-Sion se trouvèrent guéris, à l'exception d'un seul qui mourut pour avoir manqué de foi.

 

On ne tarda pas à appeler le cierge miraculeux de sainte chandelle ou « Joyel ». Quelques gouttes de sa cire, répandues dans l'eau, donnaient à celle-ci des vertus curatives merveilleuses qui arrêtèrent l'épidémie du “mal des ardents”. En 1105 en effet, la peste brûlante sème la terreur parmi les populations d’Europe. Les malades souffrent d’atroces douleurs et leurs membres ont un aspect carbonisé. On y voit là le feu de l’enfer. La chapelle Notre-Dame des Ardents est construite par la suite pour recevoir le reliquaire en argent niellé de la Sainte Chandelle, don de la Comtesse Mathilde d’Artois. Celui-ci est maintenant au Musée, parmi les « trésors de la Cathédrale ». A l’intérieur de la cathédrale, quatre des douze vitraux illustrant le passé d’Arras sont placés à l’endroit même où deux ménestrels reçurent un cierge miraculeux des mains de la Vierge.

 

 

 

 

Liens : Ardens eum fureret (Hymne à Vêpres) + Cantique à Notre-Dame des Ardents + Messe de Notre-Dame des Ardents + Lieux liés à Notre-Dame des Ardents

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