La Parole de Dieu que nous écoutons à la Messe du dimanche, devrait nous accompagner, et éclairer toute notre semaine, afin que la Vérité révélée, contenue tout spécialement dans l’Evangile, continue son parcours de lumière dans notre cœur. Dimanche dernier, nous avons écouté l’Evangile de la vocation de Saint Matthieu. A peine eut-il entendu la parole « suis-moi », prononcée par Jésus, comme en témoigne l’Evangile, « il se leva et le suivit » (Matthieu 9, 9). Ce qui frappe, dans cette réponse, c’est l’élan généreux du publicain, se mettre, sans attendre, à suivre Jésus. Or, nous savons tous que, sans une cause, il n’y a aucun effet et que cela est proportionné à la cause elle-même. Si l’élan de Matthieu a été aussi grand, combien grande a dû être la grâce de l’appel du Christ ? Combien a dû être intense la fascination suscitée par cette Parole « suis-moi » ?

 

 

 

Quand nous pensons à Jésus, quand nous relisons Son Evangile et la rencontre, le moment, la situation dont nous parle la Sainte Ecriture, nous ne devrions jamais oublier la grâce et la fascination exceptionnelle, qui irradiait de la Personne du Christ. Tout, en Lui, était chargé de grâce : son regard, ses traits, son silence… mais sa Parole était quelque chose d’extraordinaire, d’autant plus que, remplis de stupeur, ceux qui l’écoutaient, s’exclamaient : « Qu’est-ce donc là ? Une doctrine nouvelle enseignée avec autorité. Il commande même aux esprits impurs et ils lui obéissent » (Marc 1, 27). Celui qui s’approchait de Jésus, sans préjugés, ne pouvait que recevoir la force de la Vérité qu’il proclamait, et qu’Il était ! C’est pourquoi Simon-Pierre s’adresse à Jésus et lui dit : « Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6, 68). Saint Thomas d’Aquin, dans son Exposé sur Jean, déclare : « L’homme désire principalement deux choses : en premier lieu cette connaissance de la Vérité qui est le propre de sa nature. En deuxième lieu, la permanence dans l’être, propriété qui est commune à toutes les choses. Dans le Christ, on trouve l’une et l’autre. Il est la voie pour arriver à la connaissance de la Vérité, et plus encore, il est la Vérité elle-même : Guidez-moi Seigneur, dans la Vérité, et je marcherai dans votre voie (cf. Psaume 85, 11) » (Deuxième lecture de l’Office des Lectures de la IX° semaine du Temps Ordinaire - Samedi). Saint Matthieu, ce jour-là, avait perçu clairement que Celui qui l’appelait, possédait la Vérité, que Sa parole était différente de toutes les autres, parce qu’il donnait la force pour le suivre. Le résultat de cette rencontre est bien connu : depuis ce jour, sa vie ne fut plus la même : au "banc de la douane", il préféra Jésus, aux intérêts personnels, il donna la préférence au Messie, et, ainsi, tout changea. La force de cette parole « suis-moi » a été ressentie, tout au long des siècles, par d’innombrables personnes qui, plutôt que de sauver leur vie, de se tenir attachées à son propre "banc de la douane", ont choisi de se lever et de suivre Jésus, pour imiter son style de vie. Combien de jeunes, qui sont devenus prêtres, ont ressenti dans leur cœur la douce force de l’invitation à suivre Jésus, et, s’étant libérés de tout lien terrestre, se sont lancés, comme Matthieu, dans l’aventure d’appartenir seulement à Dieu. Le Seigneur, aujourd’hui comme alors, a besoin de tels hommes qui, librement, se détachent des biens du monde, d’une profession humaine, et, surtout, de liens affectifs, pour se mettre totalement à Sa disposition. Le Christ était libre, et il veut des personnes libres pour Le suivre, comme Matthieu. La vocation au célibat « pour le Royaume des Cieux » (cf. Matthieu 19, 12), part toujours d’un appel de Jésus, et chaque appel est un don de Son amour. S’il n’y avait pas eu la demande de « le suivre » sur cette voie, il serait absurde, pour un jeune, de renoncer à sa propre famille, avec des enfants à éduquer dans la foi et dans l’amour de Dieu. Mais si cette parole est perçue au plus profond de l’âme, il serait absurde alors de ne pas la suivre, parce que l’on renoncerait au plus grand trésor qui puisse exister sur la terre : le sacerdoce ministériel. On peut considérer cela comme tel, parce que le prêtre représente Jésus, et, sans ce ministère, il n’y aurait pas de possibilité d’accéder au miracle le plus grand, la Très Sainte Eucharistie. Saint Jean Bosco disait : « Le plus grand don que Dieu puisse faire à une famille, c’est un fils prêtre » ; et Saint Augustin déclarait : « Le prêtre est le sommet de toutes les grandeurs ».

 

Durant ce mois consacré au Sacré-Cœur de Jésus, de nombreuses personnes, dans l’Eglise, prient de manière particulière pour la sanctification des prêtres, et ils le font parce qu’ils veulent les soutenir dans leur chemin pour devenir toujours plus semblables à Jésus. Dans cet esprit, il est beau de relire les expressions, riches d’humilité et d’amour, de Saint François d’Assise, que nous trouvons dans son Testament, à propos des prêtres : « Le Seigneur m’a donné et me donne une foi tellement grande dans les prêtres qui vivent selon la forme de la Sainte Eglise Romaine, en raison de leur Ordre, que, même si on me persécutait, je veux m’adresser à eux précisément. Et si j’avais autant de sagesse qu’en eut Salomon, et si je tombais sur de pauvres prêtres de ce monde, dans les paroisses où ils se trouvent, je ne veux pas prêcher contre leur volonté. Je veux les craindre eux et tous les autres, je veux les aimer et les honorer comme mes seigneurs. Et je ne veux pas considérer leur péché, parce que, en eux, je reconnais le Fils de Dieu, et ils sont mes seigneurs. Et je fais cela parce que, du Très-Haut Fils de Dieu lui-même, je ne vois rien d’autre corporellement, en ce monde, si ce n’est le Très Saint Corps et le Très Saint Sang qu’ils reçoivent, et qu’eux seuls administrent aux autres… » (Testament de Saint François, en l’an 1206).

 

Fides

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