Que de talents chacun de nous a reçus et reçoit du Seigneur ! Qui pourra jamais le dire ? A partir du don de la vie, notre existence sur cette terre est parsemée de nombreux « dons-talents », naturels et surnaturels, que le Bon Dieu nous confie, afin que, avant tout pour notre bien, on les fasse fructifier, en les vivant, et les mettant au service de Celui qui nous les a donnés, et du prochain. Comme l’a déclaré le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, les talents se multiplient au moment où nous les partageons avec les autres : « Oui, ce que le Christ nous a donné, se multiplie en le donnant ! C’est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l’enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu’est l’Apôtre Paul » (Benoît XVI, Angélus, 16 novembre 2008). Le talent se multiplie : de la « prière » si l’on prie ; de la « foi », si l’on témoigne ; de « l’amour » si l’on aime ; de la « consolation », si l’on console ; de la « miséricorde » si l’on pardonne… La liste pourrait se poursuivre et devenir très longue, parce que le Seigneur n’est pas « mesuré » comme nous le sommes nous autres, en donnant, et, surtout, en Se donnant. Son unique mesure est celle de n’en avoir point. Ce sont Ses créatures qui, par leurs choix de vie, décident de multiplier ou d’enterrer les talents-dons, qu’Il offre avec une telle longanimité et une telle magnanimité.

 

 

 

 

« Seigneur, que veux-tu que je fasse » ? Combien il faut de discernement pour découvrir le talent de sa propre « vocation » ! Ce talent, après cette vie, est précieux, parce que si l’on emboîte la voie juste, celle pour laquelle le Seigneur m’a créé et m’a appelé, alors, les dons qu’Il a réservés pour moi, qu’il a inscrits dans l’histoire de ma vocation, pourront se développer en mesure précisément de cet appel. Si un jeune perçoit dans son cœur que le Seigneur l’appelle au Sacerdoce, et, après beaucoup de prière, parvient à découvrit que c’est cela le « talent » central de sa vie, et s’il se décide pour Jésus, chemin faisant, il verra de ses propres yeux combien ce talent portera du fruit pour lui et pour tous les autres. Et quel est le fruit le plus beau, le prix le plus convoité ? Jésus lui-même ! Il est le but de nos talents. Que nous soyons appelés au sacerdoce, ou que l’on soit appelé à une autre vocation, nous tous, chrétiens, nous devrons avoir comme but final, absolu, le Seigneur Jésus. Le Pape Benoît XVI, toujours dans son commentaire de la parabole des talents, à l’occasion de l’Angélus, a déclaré : « La Parole de Dieu de ce dimanche… parle d'un « homme, qui partait en voyage » et qui « appela ses serviteurs et leur confia ses biens » (Mt 25, 14). L'homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier : sa Parole, déposée dans le saint Evangile ; le Baptême, qui nous renouvelle dans l'Esprit Saint ; la prière - le « Notre Père » - que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils ; son pardon, qu'il a commandé de porter à tous ; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot : le Royaume de Dieu, qu'Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous ». Jésus est le Talent par excellence. Il se remet à chacun de nous, à partir de notre Baptême, et nous décidons de Le faire grandir dans notre vie, comme une vigne unie au sarment : « Comme le sarment ne peut porter de fruit de lui-même s’il ne reste pas dans la vigne, de même, vous aussi, si vous ne restez pas en moi » (Jean 15, 4). Le secret pour faire fructifier le Talent et les talents, Jésus nous l’enseigne toujours : « Si quelqu’un veut venir derrière moi, qu’il se renie lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suivre » (Luc 9, 23). Si, sur ce chemin, nous pensons faire les « malins », c’est-à-dire pouvoir vivre seulement en apparence l’appartenance au Christ, alors, il se produira que nous ne verrons pas et que l’on ne verra pas les fruits ; notre amitié avec Jésus ne fleurira pas ; nous ne serons pas des « personnes conquises » par le Christ ; au contraire, nous chercherons, nous, à Le conquérir ; nous ne serons pas des « serviteurs, mais nous prendrons peut-être la place des patrons, patrons de notre propre vie et aussi de la vie des autres… Avec une logique égoïste, on sort résolument en dehors de la route, parce que personne ne peut tromper Dieu. L’Evangile nous montre que, en plusieurs occasions, les scribes et les pharisiens ont cherché à tromper Jésus, en pensant qu’Il était un homme faillible comme eux. Ils se sont complètement trompés. On peut tromper les autres, et même se tromper soi-même, mais pas le Seigneur ! C’est la vie qui parle, et, à la fin de notre existence, ce seront nos œuvres qui nous jugeront : si nous avons donné notre vie, notre vocation et nos talents à Jésus, pour notre salut et pour celui des âmes, alors, nous recevrons de Lui le Prix éternel ; si nous avons été avares, de nous-mêmes et des dons reçus, si nous avons enterré notre vocation, alors, comme le mauvais riche, … nous serons dans les tourments (cf. Luc 16, 19-31). Combien de paroles de Jésus nous parlent de la récompense donnée aux justes, et de la peine réservée aux méchants ! On ne peut avoir aucune illusion : Dieu est miséricordieux, mais il est juste aussi : « De la mesure avec laquelle vous mesurez, on mesurera pour vous en retour » (Luc 6, 38). Outre ce passage sur la Justice Divine, on pourrait en citer de nombreux autres, qui nous couperaient le souffle en nous rendant réellement compte comment nous serons jugés.

 

La vraie mesure du chrétien, de ses choix et de ses désirs, c’est la vie éternelle, qui commence déjà ici-bas. Ce sont les choses d’En-haut qui doivent servir de fondement aux choses d’ici-bas, parce que ce sont elles qui décident du caractère bon de ces dernières, et non pas vice versa. C’est Dieu qui, à la fin des temps, jugera les hommes, même si, ici-bas, dans le temps, ce sont souvent les hommes qui jugent Dieu ! Pour cela, le chrétien ne peut pas faire autre chose que d’invoquer, chaque jour, pour lui et pour tous, la clémence divine, en s’adressant à la Médiatrice du genre humain, la Très Sainte Vierge, avec les paroles de l’Ave Maria : « … Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant, et à l’heure de notre mort. Ainsi-soit-il ».

 

Fides

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