Dans le secteur interparoissial de Montagney (Haute-Saône), les fidèles auront la chance incommensurable de participer à une Eucharistie dominicale célébrée dans le cadre du "Dimanche autrement" (nouveauté pastorale qui fait probablement suite à la "Prêtre Academy" initiée dans le même diocèse). En fait, il s'agira pour les fidèles de participer à une "messe apéro" inventée de A à Z. Un fidèle qui aimerait, lorsqu'il va à la messe, ne pas se sentir en désaccord avec le Souverain Pontife en particulier et avec l'Eglise en général, a fait part à un responsable du secteur paroissial de Montagney de son indignation d'avoir à admettre ce genre de célébration "tagada" hors-normes. Et il a reçu la réponse suivante :

 

 


« Mais Jésus aimait la vie et peut-être aurait-il aimé les messes "tagada" et sans doute aurait-il pris plaisir à prendre l'apero avec ses frères. A son époque il n'y avait pas de messe (le jeudi saint n'avait pas encore eu lieu) pas plus face au peuple que dos au peuple et le Christ faisait passer son message d'amour ce qui est l'essentiel. S'il a institué l'Eucharistie c'est notamment pour que l'on prenne du plaisir à se rassembler en son nom et non pas pour faire des mines d'enterrement toute l'année. Dieu a voulu la vie. Il est certes passé par la croix mais ce qui est important c'est la Résurrection et non la mort. Alors l'apéro que vous tournez en dérision a en effet une place très importante si ce n'est pas un gadget mais permet de rassembler dans la fraternité. (...) Si l'on danse à la messe parce que l'on est heureux de partager un moment fort comme l'Eucharistie à mon avis c'est formidable mais si l'on danse non plus pour partager et célébrer mais pour appâter alors là en effet c'est condamnable tout comme sont condamnables les messes intégristes si la foule accourt non pas pour vivre un instant fort de fraternité en communion avec le Christ mais pour se retrouver entre personnes de bonne compagnie heureuses de retrouver des rites d'une autre époque. Et ça je suis pratiquement persuadé que le Christ n'y participerait pas car il est venu pour être du monde et pour lui montrer le Chemin, pas celui qui conduit à l'enfermement sur des célébrations ritualisées et passéistes mais pour ouvrir le chemin de la vie et de l'amour. (...) ».
On déplorera l'affligeante pauvreté théologique de cette réponse faite par un responsable (eh oui !) du secteur paroissial. Ne tend elle pas à montrer que, comme l'affirmait le Cardinal Daniélou, « des hommes restent dans l'Eglise pour la changer, d'autres pour la détruire » ? Cette destruction est en marche dès lors que pour libérer l'Evangile et le rendre accessible, on croit devoir contester ce qui est transmis par l'Eglise : la liturgie en premier lieu. On notera aussi que cette "messe-apéro" au cours de laquelle le missel ne sera pas respecté, se fait sous la pleine responsabilité de Mgr Lacrampe, Archevêque de Besançon, qui, avec les autres évêques de l'Est de la France, écrivait : "Pasteurs de nos communautés diocésaines, nous nous souvenons de ce que Benoît XVI déclarait au lendemain de son élection : "Alors que je me prépare moi aussi au service qui est propre au successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l'engagement de mise en oeuvre du concile Vatican II, dans le sillage de mes prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l'Eglise ». Poursuivre l'engagement de mise en oeuvre du concile Vatican II ? Décidément, dès que les propos du Souverain Pontife sont repris par certains pasteurs diocésains... ça sonne terriblement faux.

 

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