Le professeur Dr. Andreas Kinneging enseigne la philosophie du droit à la Faculté de Droit de l’Université de Leiden aux Pays-Bas. Un des ses intérêts principaux est la tradition philosophique, politique, juridique et morale humaniste et chrétienne, de Platon jusqu’à Dietrich von Hildebrand...

 

 

 


Y a-t-il moralement parlant un bien et un mal ? La question est d’autant plus urgente aujourd’hui, que jamais la confusion n’a été aussi totale. Jamais autant de monde n’a cru que le bien et le mal ne sont que des notions subjectives. A leurs yeux le bien et le mal sont ce qu’un individu, ou un groupe, ou bien encore une culture considère qu’est le bien ou le mal en cet instant. Rien d’autre. Et si ce que ces individus, groupes ou cultures pensent à propos du bien ou du mal change, bien et mal seront changés également, puisqu’ils ne sont rien d’autre au delà de ces convictions. Il est évidement exact qu’il y de nombreuses différences d’opinion entre les gens. Notre espèce se distingue par la capacité de nous différentier par rapport aux autres. Mais certaines choses ne sont pas assujetties à l’opinion.
Dans une classe d’enfants de 6 ans, les opinions peuvent différer grandement sur ce qu’est la somme de deux plus deux. Mais personne n’en conclurait que la réponse est subjective. Il y a seulement une réponse correcte : quatre. Remarquez que la justesse de la réponse ne dépend pas du nombre d’enfants qui l’ont donné; c’est la seule réponse correcte, même si seulement une minorité l’a donné, même si seulement un enfant l’a suggéré, oui même si aucun des enfants n’a trouvé la vraie réponse. On peut dire la même chose en ce qui concerne la question de savoir ce qui est moralement bien et mal. De certains comportement l’on pourrait dire, non, ceci ne sera jamais bien pour moi, ceci ne sera jamais bien pour les autres, ni pour la communauté. D’autres comportements l’on peut dire le contraire, oui, les actes de bonté et d’honnêteté par exemple sont toujours bien pour l’autre. Comment savoir ? il y a une variété de sources : il y  les dix commandements et leur sens profond offert par le Christ lui même. Mais il y a aussi notre propre expérience : « il est écrit dans leur cœur » dit Saint Paul dans sa lettre aux Romains. Si ce message n’est pas enfoui trop profondément, nous pouvons « lire » cette loi au fond de nous. La psychologie et la sociologie confirment sa validité : chaque personne et société dans son entier doivent garder cette loi pour être en mesure de s’épanouir. La société ne pourrait fonctionner si le vol et le meurtre étaient légaux. Une personne ne pourrait vivre heureuse si l’Etat interdisait le mariage, ou que la pratique de la religion et de l’éducation n’étaient pas permises. Un enfant ne pourrait grandir sainement sans amour et soins. Une entreprise ne pourrait durablement générer des profits sans collégialité, ponctualité et honnêteté. La connaissance de ce qui est bien et mal est comme un manuel d’instruction pour soi-même et pour vivre avec les autres. Qu’il y ait des visions différentes sur le bien et le mal, n’a pas de conséquences sur ce que le bien et le mal sont en fait. Il est très possible que de beaucoup de ces visions, une seule soit correcte. Ou aucune. Et cela pourrait être le cas que certaines soient plus proches de la vérité que d’autres, comme par exemple le fait que les enfants qui répondent «trois» et «cinq» sont plus proches de la vérité que ceux qui répondent «dix» ou «dix-sept». De tels sujets qui traitent objectivement du bien ou du mal doivent être reconnus de la même manière par l’Etat. Cela a partiellement été pris en considération par exemple à travers la proclamation des droits de l’homme. Même si l’on peut critiquer que trop de choses sont arbitrairement appelées un droit de l’homme, c’est une véritable réussite. Mais la législation d’une nation doit aussi reconnaître que la vie humaine ne doit pas être prise, même pas si cette vie humaine est encore à naître. Ici nous devons garder nos esprits en éveil : des mauvaises lois ne transforment pas les mauvaises choses en bien. Le manuel d’instruction est quelque chose que l’humanité doit encore découvrir, de la même manière que sa construction mathématique. Il doit être découvert, mais une fois découvert, il doit être rappelé et transmis de génération en génération. Toutes les grandes civilisations passées ont découvert la construction morale du monde, ce qui est bien et mal, souvent en se chevauchant, d’où leur similitudes. Cependant, la compréhension la plus complète et profonde du bien et du mal a été accomplie par la chrétienté, bâtissant sur les fondations posées par la philosophie grecque et la religiosité juive. Nous ne devrions pas l’oublier, et le transmettre à la prochaine génération.

 

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