Jésus lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » (Jean 11, 40). L’invitation que Jésus adresse à Marthe, la sœur de Lazare mort depuis quatre jours, interpelle, comme toujours, la foi de tout croyant. En vertu de l’acte personnel de foi, elle devient vie de notre vie. La foi dans le Christ, en effet, nous met en communication directe avec toute parole qui sort de sa bouche, et nous fait nous exclamer, avec Simon-Pierre : « Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6, 68). Oui, l’expérience des disciples authentiques de Jésus, tout au long des deux mille ans du christianisme, est extraordinaire : la Parole de Jésus se réalise dans leur vie ! Celui qui s’abandonne à Lui n’est jamais déçu par Sa Parole, parce que tout se réalise comme Jésus le promet dans l’Evangile.




La foi doit être « vivante » parce que le vrai chrétien ne croit pas en Quelqu’un qui n’existe plus, mais il croit au Seigneur Jésus qui « est le même, hier, aujourd’hui, et toujours » (Hébreux, 13,8). Par l’acte de foi vivante, dans le Seigneur vivant au sein de l’Eglise qui vit dans le temps, nous participons à la vie éternelle de Dieu, nous sommes, pour ainsi dire, projetés dans l’éternité, où tout est présent. Par cette foi, l’Evangile devient une histoire contemporaine. Nous le lisons, non pas comme on lit n’importe quel autre récit historique, nous ne lisons pas seulement ainsi ! Cette histoire, pour nous, n’est pas passée, mais elle se fait présente, elle se renouvelle continuellement, parce que Jésus est à l’œuvre au milieu de nous, comme il y a deux mille ans. Sa présence n’a jamais manqué, grâce à sa Résurrection. « Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin des siècles » (Matthieu 28, 20). Par ces paroles, le Seigneur Ressuscité, avant de monter au Ciel, assure, une fois pour toutes, qu’il ne nous laissera jamais. Si nous croyons en Lui, nous aussi, comme les Apôtres, nous verrons Sa gloire : nous comprendrons Son œuvre, nous jouirons de Sa présence, même si elle est de manière tout à fait spirituelle. Son amour, actif comme aucun autre amour sur la terre, parce qu’il est divin, nous transformera ! Le Temps Pascal que nous vivons est des plus propices pour demander le renouvellement de notre foi faible. Comme les Apôtres, nous avons besoin nous aussi que notre foi augmente, parce que Jésus est digne d’une foi toujours plus grande. Qu’il est beau de pouvoir dire, au dernier jour de notre vie, je vais à la rencontre de Jésus qui vient certainement à ma rencontre ! Aucun vrai disciple du Christ ne meurt désespéré. Certes, la vie des Saints nous témoigne que, à l’approche de la mort, se sont manifestées de grandes épreuves de foi et des tentations, mais aucun d’eux n’est mort sans Dieu ! Cela, Jésus l’a assuré quand il a dit : « Je suis la Résurrection et la Vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11, 25). Le chrétien doit avoir un rapport très étroit avec l’Evangile. Il est lié, parce qu’il croit que chaque Parole de Jésus a été prononcée aussi pour lui, et que cette Parole, chaque Parole de l’Evangile, doit être crue avec la foi simple d’un enfant qui fait tout ce qui lui est demandé. A commencer par le prêtre, cette adhésion à chaque Parole de Jésus, doit devenir le signe indubitable de l’amour personnel du Seigneur. Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, lors de la Messe Chrismale, parlant aux prêtres de la signification du fait d’être « consacrés dans la Vérité », déclarait : « La parole de Dieu est, pour ainsi dire, le bain qui les purifie, le pouvoir créateur qui les transforme dans l’être de Dieu. Qu’en est-il alors dans notre vie ? Sommes-nous vraiment imprégnés de la parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ? La connaissons-nous vraiment ? L’aimons-nous ? Intérieurement, nous préoccupons-nous de cette parole au point qu’elle façonne réellement notre vie et informe notre pensée ? Ou bien notre pensée n’est-elle pas plutôt sans cesse modelée sur tout ce qui se dit et tout ce qui se fait ? Les opinions prédominantes ne sont-elles pas très souvent les critères sur lesquels nous nous basons ? Ne demeurons-nous pas, en fin de compte, dans la superficialité de tout ce qui s’impose en général à l’homme d’aujourd’hui ? Nous laissons-nous vraiment purifier dans notre for intérieur par la parole de Dieu ? Nietzsche a décrit ironiquement l’humilité et l’obéissance comme des vertus serviles, par lesquelles les hommes auraient été diminués. Il a mis à leur place la fierté et la liberté absolue de l’homme. Or, il y a des caricatures d’une humilité erronée et d’une soumission erronée, que nous ne voulons pas imiter. Mais il y a aussi l’orgueil destructeur et la présomption qui désintègrent toute communauté et aboutissent à la violence. Savons-nous apprendre du Christ la juste humilité qui correspond à la vérité de notre être, et l’obéissance qui se soumet à la Vérité, à la volonté de Dieu ? « Consacre-les par la Vérité ; ta parole est Vérité » : ces mots qui introduisent dans le sacerdoce éclairent notre vie et nous appellent à devenir toujours à nouveau disciples de cette Vérité, qui se révèle dans la parole de Dieu ». (Benoît XVI, homélie, Messe Chrismale, 9 avril 2009).

 

Celui qui croit vraiment en Jésus a confiance en Lui, et, en ayant confiance, il s’en remet à Lui, en s’efforçant de vivre en syntonie avec l’Evangile. C’est cela que le Seigneur demande au vrai disciple : la foi certaine dans son Evangile. C’est cette foi qui fait dire à chaque croyant : je remets complètement ma vie dans les mains de Jésus ; et il en fera un chef-d’œuvre de grâce. Quand un artiste commence à peindre un tableau, au début on découvre seulement des traits, on a du mal à voir le sujet, mais l’artiste le voit déjà, parce qu’il le porte dans son esprit. Ainsi, à chaque coup de pinceau, l’œuvre se fait, et ce qui semblait indéchiffrable au début, se révèle ensuite comme étant un chef-d’œuvre. Notre vie est semblable à un cadre à peindre. Si nous la confions aux mains de l’Artiste Divin, Il en fera progressivement une œuvre unique, un chef-d’œuvre de grâce ; si, en revanche, nous voulons faire par nous-mêmes, en suivant nos volontés, ce ne sera seulement qu’un gribouillage. Tout dépend de notre foi en Jésus ! L’Apôtre des Nations nous invite plus que jamais, en cette Année de Saint Paul, à avoir confiance en la grâce extraordinaire de Dieu, que nous appelons miséricorde : « Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier. Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » (Ephésiens, 2, 8-10)

 

Fides

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