On apprend que de plus en plus de jeunes prêtres tombent malades (souvent gravement), qu'ils sont épuisés au bout de seulement quelques années de ministère paroissial et obligés de prendre une année sabbatique pour se reposer. Que se passe-t-il ? Quand on les interroge, ils se disent surmenés, épuisés par la "réunionnite" stérile qui les oblige à aller d'un clocher à l'autre et leur interdit la prière, le calme, le silence, le ressourcement. Ils sont aussi démoralisés par le fait que dès qu'ils souhaitent appliquer les directives magistérielles, ils sont repris par un vicaire épiscopal qui donnera toujours raison aux laïcs venus se plaindre contre le prêtre qui ne fait qu'obéir au Successeur de Pierre. 



Ce découragement des jeunes prêtres, résultat d'une situation où plus rien n'est clair et logique, engendre par contrecoup le désarroi chez des fidèles attachés aux enseignements de l'Eglise. En conséquence, plus personne ne sait exactement ce qu'il faut faire, où il convient de se situer, et tout le monde finit par se méfier de tout le monde. Il en résulte une stagnation de l'état de l'Eglise en France qui se traduit par des églises désertées et une chute dramatique des ordinations sacerdotales. Il est bien certain que rien ne changera tant que les prêtres fatigués et désavoués ne se manifesteront pas d'avantage pour refuser fermement certaines orientations pastorales qui n'ont aucune raison d'être et qui, parfois même, n'ont aucune légitimité. Il ne s'agit pas de "ruer dans les brancards" de façon ouverte et maladroite, mais de faire savoir à qui de droit que certaines directives prises au niveau d'un diocèse ne sauraient être acceptées et mises en oeuvre. Un seul exemple : aucun Pasteur diocésain ne saurait reprocher à un prêtre de vouloir remettre en vigueur
le principe de la communion reçue à genoux (+). Le prêtre qui agit ainsi est parfaitement dans son droit et ne fait rien qui contredise l'enseignement de l'Eglise. N'est-il pas temps de sortir d'un état de docilité servile ? Dans la situation que nous connaissons actuellement, le principe du "nulla Ecclesia sine episcopo" ne tient plus en France (à quelques exceptions près), dans la mesure où ce principe procède d'un anti-discernement où d'un choix de ne surtout pas faire de vagues. Le "nulla sine episcopo" n'a de sens et ne tient que lorsqu'il s'accorde sans le moindre doute avec le "ubi Petrus, ibi Ecclesia, ibi Christus". Dans tous les autres cas, il y a risque de tomber dans la schizophrénie, c'est-à-dire dans un trouble grave divisant la personnalité : le jeune prêtre, écartelé entre son désir de suivre les enseignements du Saint-Père et son souci de garder de bonnes relations avec sa hiérarchie diocésaine, s'épuisera à vouloir gérer d'indéfendables compromis pastoraux et liturgiques à l'aide desquels il espérera plaire à tout le monde, depuis la chaisière de la paroisse jusqu'à l'évêque diocésain. Les interminables transactions visant à satisfaire artificiellement tout le monde auront vite raison de la santé physique, psychique et spirituelle du prêtre.

 

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