Canizares-in-cappa-magna.jpegAu cours d’un consistoire qui s’est tenu samedi dernier, le Pape Benoît XVI a créé six nouveaux cardinaux (24/11/12). Cette réception de la « pourpre cardinalice » est l’occasion de revenir sur un document de Pie XII publié le 30 novembre 1952, il y a donc soixante ans : le Motu proprio « Valde solliciti ». Le Pape Pacelli y demandait que la tenue des cardinaux soit simplifiée et surtout que la « cappa magna » soit raccourcie de 5 mètres... car elle était alors longue de 12 mètres ! A cette époque, les journaux italiens avaient annoncé avec humour : « Le Pape coupe la queue des cardinaux ». Pie XII avait aussi précisé qu’au cours des réunions, la « cappa magna » devait être tenue autour du bras et non plus déroulée. Il est intéressant de noter les raisons avancées par le Souverain Pontife pour justifier sa décision : il fallait que les fidèles soient plus attentifs au rôle des cardinaux et moins admiratifs de leurs personnes. Et sur un plan simplement pratique, il fallait réduire la longueur des processions des prélats... En 1969, une nouvelle Instruction portant sur les habits des cardinaux, évêques et prélats précisait que la « cappa magna » pouvait toujours être portée, mais sans hermine et uniquement en dehors de Rome pour des solennités très exceptionnelles. Les Cardinaux Rode et Burke semblent apprécier de porter une « cappa magna »... qui excède parfois les 7 mètres de longueur autorisés. Le Cardinal Rode porte même la « cappa » rehaussée de fourrure, ce qui n’est plus autorisé.


Ce n’est pas la « cappa magna » elle-même qu’il faut critiquer, mais plutôt l’esprit avec lequel il arrive qu’elle soit portée. La « cappa magna » symbolise l’éclat d’une fonction, c’est-à-dire la place occupée par une personne dans la hiérarchie de l’Eglise. Or d’un point de vue purement liturgique, les vêtements sacrés ne sont pas faits pour valoriser un individu ou une fonction, mais pour glorifier la personne du Christ représentée par le prêtre ordonné à une fonction ministérielle. Au cours des célébrations liturgiques, c’est bien la gloire de Dieu qu’il faut signifier, et non celle d’un homme ou d’une fonction dicastérielle.

 

(Sources : Andrea Tornielli et « Thom »)

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