Lors de son voyage au Portugal, en mai 2010, Benoît XVI a déclaré que « nous nous préoccupons trop des conséquences sociales, culturelles et politiques de la foi, en ne tenant pas compte que la foi existe, ce qui devient malheureusement toujours moins évident. Nous avons peut-être mis trop de confiance dans les structures et les programmes, dans la distribution des pouvoirs et des fonctions; mais qu'est-ce qu'il adviendra si le sel s'affadit ? ». On se rend bien compte que plus les églises sont désertées, plus la transmission de la foi est défaillante, et plus on occupe les prêtres et à faire fonctionner des structures, des commissions, des conseils, des équipes... qui sont autant de coquilles vides ne servant qu'à une chose : donner bonne conscience aux évêques qui, parce qu'ils courent d'une réunion à l'autre, ont le sentiment de faire beaucoup pour l'Eglise. 

 

On ne fera croire à personne que les "équipes d'animation liturgique" - grande spécialité de la pastorale à la française - puissent être utile à quelque chose. Ne suffit-il pas, pour célébrer correctement une messe paroissiale, que le prêtre sache ouvrir le missel à la bonne page et qu'un organiste ou un chef de choeur croyant - ils ne le sont pas tous - établisse un programme de chants le plus possible en harmonie avec la liturgie du jour ? Il y a, dans les diocèses, pléthore de laïcs qui ne semblent pouvoir affirmer leur appartenance à l'Eglise qu'à travers la multiplication de réunions et de célébrations où ils peuvent se mettre en avant. Probablement s'ennuient-ils chez eux ? Peut-être certains d'entre eux éprouvent-ils le besoin de s'investir dans de multiples occupations afin de se sentir davantage reconnus, aimés et par là mieux intégrés dans la communauté paroissiale qu'ils ne le sont auprès de leurs proches ou de leur milieu professionnel ?

 

Dans de nombreuses paroisses, de nombreux diocèses, on a ainsi l'impression de n'avoir multiplié les équipes et les commissions que pour que puissent s'y retrouver celles et ceux - souvent plus "celles" que "ceux" - qui n'ont pas l'occasion de fréquenter les réunions "tupperware" ou "weight watchers". Alors que le Cardinal Ratzinger qualifiait ces structures d' "inutiles", Mgr Koch, ancien Evêque de Bâle, les considéraient comme le fruit d'un "athéisme ecclésiastique" fatigant et contre-productif.

 

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