Que se passera-t-il lorsque le Motu proprio libéralisant la forme "tridentine" de la liturgie romaine sera publié ? Réponse de l’association « Pro Liturgia » :
 
 
 
 
 
 
http://img.over-blog.com/414x600/0/21/41/34/beno-t-xvi/ca0tijo1.jpgSans connaître les termes du document, nous pouvons déjà répondre que :
- dans le monde, il ne se passera rien. De vastes espaces de la catholicité ignorent tout des querelles rituelles nées en France.
- en Europe, il ne se passera pas grand-chose : les communautés implantées ici et là et célébrant déjà la liturgie romaine sous son ancienne forme - avec ou sans permission des Autorités légitimes - continueront à faire comme elles ont toujours fait.
- en France, les choses seront un peu différentes, tant la question liturgique, liée à l'histoire politico-religieuse de notre pays, a pu prendre parfois un tour passionnel.
 
 
 
 
 
 
Imaginons donc ce qui se passera. D'abord du côté de nos évêques : ils seront bien embarrassés, eux qui depuis bientôt 50 ans nous répètent (mais plus personne ne les croit) qu’ils ont fait correctement appliquer le Concile et qu'en liturgie, les choses vont plutôt bien. Face au Motu proprio, il leur faudra bien "se coltiner" la réalité liturgique (sacrilège ou pas ???!!!) et changer radicalement de discours en attendant de changer de pastorale. Ensuite du côté des fidèles attachés à la liturgie d'avant le Concile : il y aura des cris de victoire chez certains d'entre eux. Erreur à ne pas faire, car un Motu proprio, quoi qu'on dise, n'autorise qu'une dérogation à une norme, mais ne fait pas une nouvelle norme. Or la norme a été clairement rappelée par Benoît XVI dans l'Exhortation Sacramentum Caritatis, document développé à partir des propositions d'évêques du monde entier. Il y aura, chez d'autres fidèles "traditionalistes", des cris de déception : la déception de ceux qui ont toujours rêvé qu'un pape allait "enfin" remettre en cause Vatican II. Enfin, du côté de l'ensemble des fidèles : il y aura une affligeante indifférence. Car en France, le peu de fidèles qui fréquentent encore les messes dominicales sont, sinon globalement satisfaits de la façon dont elles sont (mal) célébrées, au moins désabusés. Ces fidèles ne verront pas même l'intérêt - si intérêt il y a - de rétablir l'ancienne liturgie, ils ne comprendront pas les raisons d'un Motu proprio, tellement ils se sont habitués aux messes qu'ils trouvent ordinairement dans les paroisses, tellement leur ignorance de la liturgie, devenue abyssale, leur interdit de porter un jugement objectif sur ce qui se fait, sur ce qui devrait se faire, et sur ce qui ne devrait pas se faire.
 
Qu'on regarde ce qui se fait ordinairement en liturgie dans nos paroisses, et l'on verra justement que ce sont généralement les fidèles sexagénaires - les derniers à avoir connu l'ancienne forme de la liturgie romaine, les derniers à savoir encore quelques mélodies grégoriennes - qui sont les plus opposés au latin et au grégorien... Ce sont ces mêmes fidèles qui, généralement, ont pris le pouvoir au sein des équipes liturgiques, lesquelles sont bien souvent les grandes organisatrices du sabotage quasi systématique des célébrations eucharistiques. En novembre 2006, lorsque fut annoncée la publication imminente du Motu proprio, on a vu que c'était les fidèles les plus impliqués dans la pastorale actuelle qui ont été les plus virulents, allant jusqu'à reprocher au pape son incapacité d'écouter "la base", et allant jusqu'à faire croire qu'un document magistériel visant au rétablissement de l'ancienne liturgique allait ruiner les acquis de Vatican II. Quelle mauvaise foi ! Aujourd'hui, certains disent que l'annonce du Motu proprio en 2006 avait été lâchée exprès pour "prendre la température" et voir les réactions. Les réactions, on les a vues : celles de l'épiscopat français furent généralement lamentables. En fait, à la lumière de ce qui s'est dit et fait ces dernières semaines, depuis que plane l'idée d'un Motu proprio, il n'est pas interdit de penser que les termes du document à paraître seront tournés de telle façon à ce que, tout en donnant satisfaction sur certains points aux fidèles "traditionalistes" les moins emportés contre Vatican II, ils remettront surtout en cause les habitudes liturgiques désordonnées qui déçoivent tant les fidèles.
 
Nous savons que Benoît XVI, homme de silence, de prière et de paix, prend son temps pour rédiger un texte dont le contenu ne peut pas risquer de faire de la question liturgique un conflit intérieur peu apte à donner un témoignage d'unité et de charité. Souvenons-nous que le dernier document signé de notre pape commence par les mots Sacramentum Caritatis... Tout un programme !

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