Certains catholiques tendent à considérer que l’engagement politique et législatif n’est pas lié à la doctrine morale et sociale de l’Eglise catholique, et moins encore à leur appartenance à l’Eglise : un dualisme dans la conscience. Il est nécessaire alors de proposer à nouveau les contenus essentiels de deux documents de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, publiés en 2002 et en 2003 : La Note doctrinale sur les questions concernant l’engagement et l’attitude des catholiques dans la vie politique, et les Considérations sur les projets de reconnaissance légale des unions entre personnes homosexuelles.

 

 

 

 

 

 

 

mariage-homosexuel-stopCe qu’est la personne humaine comme homme et femme, et comment l’existence commune d’un homme et d’une femme peut recevoir une forme juridique n’est plus, dans la culture dominante, une donnée univoque. Le relativisme sur les fondements de la connaissance et sur la morale a touché également l’anthropologie philosophique et théologique, et l’on a vu naître des opinions nouvelles qui conduisent à une dissolution de l’image de l’homme, et dont les conséquences peuvent être des plus graves ; et on les voit déjà dans le dérapage du débat sur les couples de fait, et dans celui à propos de la fécondation artificielle, jusque dans le soi-disant « mariage » entre homosexuels avec la possibilité d’adopter des enfants. Dans le jugement de ces opinions erronées, la doctrine catholique réaffirme avant tout le caractère inconditionnel de la dignité humaine et des droits de l’homme, comme valeurs qui précèdent toute juridiction d’Etat, et qui renvoient, pour leur origine, au Créateur : on réaffirme ainsi la valeur permanente du Décalogue. En ce sens, il faut considérer comme d’une grande importance, comme l’a fait Jean Paul II, l’analyse des rapports entre liberté et nature de l’homme : « On peut alors comprendre le vrai sens de la loi naturelle : elle se réfère à la nature propre et originale de l'homme, à la « nature de la personne humaine » , qui est la personne elle-même dans l'unité de l'âme et du corps, dans l'unité de ses inclinations d'ordre spirituel ou biologique et de tous les autres caractères spécifiques nécessaires à la poursuite de sa fin. « La loi morale naturelle exprime et prescrit les finalités, les droits et les devoirs qui se fondent sur la nature corporelle et spirituelle » (Encyclique « Veritatis Splendor, 50). En deuxième lieu, étant donné que la foi dans la Révélation a changé, parce que le relativise a pour conséquence de ne pas percevoir l’ordre naturel comme source de raison, aujourd’hui, paradoxalement, l’Eglise est appelée à défendre la raison avant la foi, et donc le lien entre la raison et la foi afin de guérir la séparation mortelle entre la pensée et l’éthique ; mais aussi à souligner l’aspect rationnel de la nature humaine comme l’a fait Jean Paul II dans son commentaire sur l’Encyclique « Humanae Vitae ». A ce sujet, il suffirait d’amener ceux qui soutiennent le « caractère naturel » de l’homosexualité à se poser la question : pourquoi existe-t-il dans le monde des hommes et des femmes, et pas seulement les uns ou seulement les autres ? Face à cette évidence, l’homosexualité apparaît comme une tentative impossible d’homologation de la nature humaine sur l’un ou sur l’autre sexe jusqu’à annuler la différence évidente, prêts à la reprendre ensuite au moment où l’on doit revendiquer le « droit à la différence » afin d’obtenir la reconnaissance juridique. A ce point, il convient de définir le terme « droit » : s’il est personnel, s’il s’agit d’un droit civique, ou d’un droit d’une minorité active, et montre qu’il forme un groupe de pression, il n’implique pas nécessairement la reconnaissance du droit. La réflexion se place ici sur le terrain du droit, de la philosophie du droit. Pour ce qui concerne la revendication « gay » d’un « mariage » homosexuel, il est utile de savoir et de dire qu’il s’agit d’une minorité qui ne représente pas du tout l’ensemble des personnes homosexuelles, mais qui prétend les représenter, et trouve des appuis politiques pour réaffirmer la différence, au moment où ils demandent le « mariage », l’union, ou le pacte entre eux. Et donc, en contradiction avec tout ce qui présupposé par eux, à savoir que l’Etat et la société sont incompétents sur la question de leur union parce qu’elle est considérée comme appartenant à la sphère privées des relations interpersonnelles affectives, ils en arrivent par demander précisément à l’Etat cette reconnaissance juridique publique, y compris pour les motifs bien connus d’avantage économique. S’il s’agit de « sphère privée », l’Etat devrait rester en dehors. Le même discours vaut pour les soi-disant « couples de fait ».

 

 

Face à cette réalité que nombre de catholiques ont adopté l’idée d’une idée de liberté de conscience, individualiste, en refusant en revanche l’idée de communion, qui considère le chrétien et l’Eglise comme un seul Corps, étant donné la gravité de la matière et l’urgence du moment, il est nécessaire de faire la lumière sur les manipulations des pourcentages du phénomène, sur le fait que la tendance homosexuelle soit innée ou soit un « troisième genre », presqu’une condition naturelle et normale de la personne, et sur tous les autres aspects méconnus, en plaçant avant tout l’attention sur la démonstration du fait fondamental que la dignité humaine réside dans la capacité souveraine de l’homme, de décider de ses actions et de faire des actes libres, non seulement certes dans l’orientation homosexuelle ou hétérosexuelle ; qu’il est en soi une anomalie psychologique (névroses, etc.). Le phénomène a une psychogenèse et une sociogenèse complexe, qui pourraient donner lieu, à la limite, à des altérations hormonales ou fonctionnelles (mais cela, jusqu’à présent, n’est pas démontré et semble improbable). En termes généraux, on doit l’aborder dans une perspective de thérapie et de changement. S’il y a l’engagement et les motivations justes, il y a de bonnes perspectives thérapeutiques. L’action de la part des catholiques, devrait partir du rappel de l’attention sur les articles à ce sujet du Catéchisme de l’Eglise Catholique ; et puis, elle devrait souligner l’importance de la grâce de Dieu pour influer positivement sur la liberté de la personne et sur ses actes, afin de la renforcer dans la vertu ; la grâce ne reste pas sans effet pour aider à résister aux tentations homosexuelles. Et puis, il faudrait détacher les idées sur l’homosexualité d’autres convictions justes qui sont présentes dans la conscience (respect, égalité, discrimination injuste. Enfin, on devrait indiquer les études sérieuses et ouvertes sur la perspective de changement et à la conversion, qui concernent les personnes homosexuelles, comme tous les chrétiens, en critiquant et en mettant en garde contre les études qui ne vont pas dans cette direction. La vérité sur l’homosexualité doit être dite avec charité en brisant l’indifférence. Enfin, toute la question doit amener à montrer le caractère inséparable des droits et des valeurs. Nous assistons à ce paradoxe. Les autorités parlent des « valeurs », mais ensuite ceux qui les pratiquent sont traités avec une certaine méfiance. Ceux qui les adoptent sont souvent traités comme des déséquilibrés ou des obscurantistes. La saine mentalité humaine existe toujours, même si elle a connu une érosion progressive dans le concept de droit. Il faut remonter à l’origine illuministe du droit européen. Certaines valeurs se rapportaient à la raison humaine et à la religion, non seulement par devoir historique, mais pour des raisons philosophiques. Il a toujours été clair que le droit à la liberté individuelle était décisif. Mais il est inévitable, si l’on ne veut pas voir la désagrégation de l’Etat, que le subjectivisme ait des limites. La société doit établir sans cesse des règles si elle veut survivre. La nature humaine, suite au péché originel, est blessée, elle ne voit pas toujours avec clarté ce qui est nécessaire pour survivre. Il faut, en plus de la raison humaine, la lumière de la Révélation, même si ce n’est pas politiquement correct.

 

Fides + Fides II

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