ACTE I

 

 

Scène 1

 

Les textes issus de Vatican II sont approuvés par le Souverain Pontife et publiés. 

 

Scène 2

 

Les textes sont traduits et diffusés. Lorsqu’ils arrivent en France, ils sont correctement expliqués par les évêques d’alors (= exemple pour Sacrosanctum Concilium + Lumen Gentium)

 

Scène 3

 

De très nombreux prêtres, dans tous les diocèses de France sans exception, se lancent dans des expériences liturgiques qui n’ont plus le moindre rapport avec ce qu’enseigne le Concile et ce que disent les évêques. Et en l’espace de deux ou trois mois, dans toutes les paroisses, comme si tout avait été préparé d’avance, les messes sont chamboulées : les autels anciens sont abandonnés ou même démolis et l’on célébre l’Eucharistie « face au peuple » sur ce dont on dispose (tables, caisses, planches posées sur des tréteaux...) et qu’on place très en avant du chœur, le plus près possible des assemblées ; les scholae grégoriennes sont dissoutes et le chant grégorien est interdit ; les organistes qui tiennent à faire de la vraie musique sacrée sont démissionnés ; le latin est banni ; tout ce qui contribue à donner du relief aux célébrations (cierges, encens, vêtements liturgiques, processions... ) est considéré comme « ringard » et « anti-conciliaire »... La réforme liturgique voulue par Vatican II se transforme en une dévastation pure et simple, en un tsunami. Les pires « leaders » d’un tel saccage sont les « bons prêtres » ensoutanés qui jusqu’ici ont toujours célébré consciencieusement la messe en latin et loué les beautés du chant grégorien. Du jour en lendemain, on les voit se promener en civil (dans des tenues qu’eux seuls osent porter sans se sentir ridicules) et cracher sur tout ce qu’ils avaient respecté jusqu’ici. Du moins en apparence.

 

Scène 4

 

Les évêques de France ne disent rien et ne font rien. Pire : voyant ce que font leurs prêtres, ils s’emploient comme eux à trahir le Concile. Désemparés, certains les fidèles s’adressent à leurs pasteurs... qui les reçoivent d’une façon fort peu chrétienne en les persuadant qu’ils n’ont rien compris au véritable « esprit du Concile » ; d’autres fidèles qui comprennent qu’il n’y a aucune possibilité de dialogue avec un clergé décidé à tout détruire, à tout abandonner - sauf un esprit plus clérical que jamais - partent sur la pointe des pieds pour ne pas risquer de perdre la foi catholique en assistant à des célébrations « new look » qui ne correspondent en rien aux orientations conciliaires.

 

Scène 5

 

Perdus, se sentant trahis, les fidèles qui refusent cette dévastation qui maintenant atteint les séminaires diocésains où ont été nommés les Supérieurs les plus « progressistes » et les plus « anti-romains » qui soient, écoutent la voix d’un des rares évêques - Mgr Lefebvre - qui ose dénoncer la grande pagaille liturgique et catéchétique que l’ensemble de l’épiscopat semble observer d’un œil complaisant. Le problème est que la critique légitime des abus introduits dans la liturgie au nom du Concile va rapidement se transformer en attaque contre le Concile lui-même et contre ceux qui - comme aujourd’hui Benoît XVI - défendent une application « traditionnelle » et incontestablement « catholique » du Concile.

 

Scène 6

 

La situation devient compliquée du fait qu’il y a grosso modo quatre « clans » en présence. Le « clan 1 » de ceux qui ont compris le Concile et souhaitent son application comme le demande l’Eglise : ceux-là, minoritaires, ne sont pas écoutés des évêques de France qui les soupçonnent même d’être des « crypto-lefebvristes » (pensons au Groupe « Fidélité et Ouverture » de Gérard Soulages ou bien encore aux « silencieux de l’Eglise » de Pierre Debray, NDLR). Le « clan 2 » de ceux qui veulent faire dire au Concile ce qu’il n’a jamais dit afin d’engager une transformation de la liturgie en spectacles qui seront le socle d’une nouvelle ecclésiologie imaginée à partir des seules expériences humaines : ceux-là, qui progressivement investissent toutes les paroisses, ont l’oreille des évêques, lesquels leur confient des charges nouvelles : animation liturgique, catéchèse, animation pastorale... etc. Le « clan 3 » de ceux qui refusent le Concile en l’accusant d’être la source de tous les maux. Le « clan 4 » - le plus important en nombre - de ceux qui, fatigués d’avoir affaire à un épiscopat « néo-gallican » qui ne prend pas ses responsabilités et n’applique rien de ce que dit le Souverain Pontife, ont décidé par lassitude et pour ne pas risquer une grave anémie spirituelle, de ne plus mettre les pieds dans une église.

 

Rideau

 

 

-------------------------------------------------------------

 

 

ACTE II

 

 

Scène unique

 

Le Pape Benoît XVI dit qu’il faut accepter le Concile et l’appliquer (+) (+)

Le « clan 1 » répond : « C’est ce qu’on ne cesse de demander à nos évêques. En vain. » 

Le « clan 2 » répond : « Mais on ne fait que ça depuis des années ! » 

Le « clan 3 répond » : « Saint-Père, nous vous obéirons... dès lors que vous nous autoriserez à refuser le Concile que vous demandez d'appliquer. » 

Le « clan 4 », enfin, répond : « La situation est telle que ce n’est plus possible. »

Puis, contre toute attente, les fidèles du « clan 1 » se reprennent et répètent un mot que le même Benoît XVI a dit aux cardinaux qui partageaient avec lui un repas de fête : « Avanti ! »

 

Rideau

 

 

 

Pro Liturgia

commentaires

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg