[Par son extrême importance, ce discours restera dans l’histoire]

 

 

Benoît XVI a haussé le ton samedi contre l'esprit de "tolérance" des sociétés modernes qui justifie l'avortement, les manipulations embryonnaires ou l'euthanasie, et a appelé les catholiques à un réveil des consciences pour "défendre la valeur de la vie humaine". Benoît XVI a appelé à la mobilisation générale pour faire barrage aux attaques contre la vie.

 

 

 

 

 

 

 

Benoît XVI a lancé samedi un puissant appel à la mobilisation sans compromis des chrétiens pour faire barrage “aux multiples attaques“ contre le droit à la vie. Il recevait en audience les participants au Congrès international de l’Académie pontificale pour la vie réuni sur le thème ‘la conscience chrétienne pour soutenir le droit à la vie’. Le pape a ainsi dénoncé l’avortement, “l’eugénisme subtil“ et le “pouvoir des plus forts qui paralyse les gens de bonne volonté“ dans une “société chaotique et violente“. “La conscience chrétienne“ doit “militer en faveur du droit à la vie“, a expliqué Benoît XVI. “C’est un droit qui exige d’être soutenu par tous, parce que c’est un droit fondamental par rapport aux autres droits humains“, a-t-il poursuivi. Ainsi, “le chrétien est appelé à se mobiliser pour faire front aux multiples attaques auquel est exposé le droit à la vie“, a lancé le pape. “Il sait pouvoir compter sur des motivations qui ont des racines profondes dans la loi naturelle et qui peuvent donc être partagées par toutes les personnes qui ont une conscience juste“.

 

Le pape a ensuite dressé un tableau “des attaques contre le droit à la vie qui se sont étendues et multipliées dans le monde entier“. Il a ainsi, une nouvelle fois, dénoncé “les pressions pour la légalisation de l’avortement“ en Amérique latine et dans les pays en voie de développement, et “le recours à la libération de nouvelles formes d’avortement chimique sous le prétexte de la santé reproductive“. Il a aussi condamné les politiques de contrôle démographique, “désormais reconnues comme pernicieuses du point de vue économique et social“.

 

 

 

 

 

 

Nouvelle vague d’eugénisme discriminatoire

Dans les pays développés, Benoît XVI a jugé que “l’intérêt pour la recherche biotechnologique la plus raffinée“ portait à instaurer “une subtile et ample méthode d’eugénisme jusqu’à la recherche obsessive du ‘fils parfait’“. Le pape a ainsi dénoncé “une nouvelle vague d’eugénisme discriminatoire“ trouvant “des consentements au nom du prétendu bien-être des individus“. Enfin, le pape a regretté la légalisation de l’euthanasie et “la multiplication des aides pour la légalisation de mode de vie en commun alternatives au mariage et fermées à la procréation naturelle“. Dans une telle situation, “la conscience parfois écrasée par des moyens de pression collectifs, ne montre pas assez de vigilance face à aux graves problèmes qui sont en jeu et le pouvoir des plus fort affaibli et semble paralyser les personnes de bonne volonté“. C’est pourquoi, a poursuivi le pape, “l’appel à la conscience et en particulier à la conscience chrétienne est encore plus nécessaire“. La conscience morale “doit avant tout se fonder sur de solide fondement de vérité, elle doit être illuminée pour reconnaître la véritable valeur de l’action et la consistance des critères d’évaluation, afin de pouvoir distinguer le bien du mal là où le contexte social, le pluralisme culturel et les intérêts superposés, n’y aident pas“. Ainsi, “la formation d’une conscience vraie, parce que fondée sur la vérité, et droite, parce que déterminée à en suivre les impératifs, sans contradictions, sans trahisons, sans compromis, est aujourd’hui une entreprise difficile et délicate, mais indispensable“.

 

 

 

 

Engagement des laïcs

En effet, dans le contexte de la sécularisation et du post-modernisme “marqués par de discutables formes de tolérance“, “non seulement le refus de la tradition chrétienne augmente, mais on se défit aussi de la capacité de la raison à percevoir la vérité et nous nous éloignons du goût de la réflexion. Pour certains, la conscience individuelle devrait même, pour être libre, se défier aussi bien des références à la tradition, que de celles fondées sur la raison. Ainsi, la conscience cesse d’être une lumière et devient un simple fond sur lequel la société des médias jette des images et les impulsions les plus contradictoires“. C’est pourquoi, le pape a enfin appelé, prêtres, parents, éducateurs et laïcs à une “courageuse objection de conscience“. L’engagement des laïcs doit “accueillir ce que les pasteurs décident comme maîtres et chefs de l’Eglise“ et ces derniers “reconnaître et promouvoir la dignité et la responsabilité des laïcs dans l’Eglise“. “Quand la valeur de la vie humaine est en jeu cette harmonie entre les fonctions magistérielles et l’engagement laïc devient particulièrement important : la vie est le premier des biens reçus de Dieu et est le fondement de tous les autres. Garantir le droit à la vie à tous et de façon égale pour tous est un devoir. De son acquittement dépend le futur de l’humanité“, a conclu Benoît XVI.

 

Source

 
UNICITE ET SUBSISTANCE DE L'EGLISE

Le Christ n’a fondé qu’une seule Église — son Église — sur Pierre et avec la garantie de l’indéfectibilité face aux persécutions, aux divisions, aux obstacles de tout genre qu’elle allait trouver tout au long de l’histoire (cf. Mt 16, 18). Il n’y a donc qu’une seule Église du Christ que nous confessons dans le Symbole, une, sainte, catholique et apostolique. Le concile Vatican II, au numéro 8 de la constitution dogmatique Lumen Gentium dit que « cette Église constituée et organisée en ce monde comme une société subsistit in (subsiste) dans l’Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et par les évêques en communion avec lui, bien qu’en dehors de son organisme visible (licet) l’on puisse trouver de nombreux éléments de sanctification et de vérité, qui, étant les dons propres à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique ». Il est bien connu que cette célèbre expression — subsistit in — a été l’objet d’interprétations contradictoires. L’idée que le concile n’avait pas voulu faire sienne l’affirmation traditionnelle selon laquelle l’Église du Christ est (est) l’Église catholique, comme il était dit dans le schéma préparatoire a été et est toujours largement répandue jusqu’à en arriver à affirmer que l’Église du Christ subsisterait aussi dans les communautés chrétiennes séparées de Rome. En réalité, de l’analyse des Actes du Concile découle que l’expression « subsistit in » veut non seulement confirmer le sens du est, c’est-à-dire l’identité entre l’Église du Christ et l’Église catholique, mais qu’elle veut insister, surtout, sur le fait que l’Église du Christ, avec la plénitude de tous les moyens institués par Lui, persiste (continue, demeure) à tout jamais dans l’Église catholique ». Ce sens recoupe celui du langage commun de la culture occidentale et concorde avec celui de la philosophie classique d’Aristote à Saint Thomas : subsiste ce qui existe en soi et non pas en quelqu’un d’autre. « Subsistere est un cas spécial de esse. C’est l’être dans la forme d’un sujet qui existe en lui-même. C’est ce dont il s’agit précisément ici. Le Concile veut nous dire que l’Église de Jésus-Christ, comme sujet concret de ce monde, se trouve en l’Église catholique. Ceci ne peut arriver qu’une seule fois et l’on comprend bien que l’idée selon laquelle le subsistit pourrait se multiplier, méconnaît en réalité ce qui a voulu être dit. Avec le terme subsistit le Concile a voulu exprimer la singularité et non pas la multiplicité de l’Église catholique ». Au Concile, l’affirmation de la subsistance de l’Église du Christ dans l’Église catholique est accompagnée d’une autre affirmation célèbre sur la présence de nombreux éléments de sanctification et vérité propres à l’Église en dehors d’elle. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, face à des interprétations erronées sur cette question, s’est prononcée, en 1985, en ces termes : « Le Concile avait choisi le terme « subsistit » pour indiquer précisément qu’il n’existe qu’une seule subsistance de la vraie Église et, qu’en dehors de sa structure visible, il n’y a que des « elementa Ecclesiæ », qui, étant des éléments de l’Église elle-même, tendent vers l’Église catholique et y conduisent ». Plus récemment, la même Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré : « Est donc contraire au sens authentique du texte conciliaire l’interprétation de ceux qui tirent de la formule « subsistit in » la thèse selon laquelle la seule Église du Christ pourrait aussi subsister dans des Églises et des Communautés ecclésiales non catholiques ».
 
 
 

 
SUBSISTANCE, UNIVERSALITE ET PARTICULARITE

À partir du contexte et du sens du subsistit in du numéro 8 de la Lumen Gentium, il est évident que l’on attribue cette subsistance à l’Église universelle. Cependant, il est arrivé parfois que l’on applique aussi l’idée de « subsistance de l’Église » avec un sens différent, non plus univoque mais analogue, aux Églises particulières. Aussi, par exemple, Jean-Paul II a affirmé que dans les Églises particulières « subsiste la plénitude de l’Église universelle » ; ou bien que « l’Église catholique elle-même subsiste en chaque Église particulière ». En effet, la plénitude de l’Église universelle peut être attribuée à chaque Église particulière dans ce sens qu’en chacune d’elles « l’Église universelle est présente avec tous ses éléments essentiels » et que, par conséquent, elles sont faites « à l’image de l’Église universelle » ; et qu’en chacune d’elles « est réellement présente et agissante (inest et operatur) l’Église du Christ, une, sainte, catholique et apostolique ». Cette plénitude de l’Église particulière ne découle cependant pas de sa particularité, mais de la présence en elle de tous les éléments essentiels de l’ecclésialité, y compris le Primat du Successeur de Pierre et le Collège épiscopal. En effet, ces éléments, bien que n’ayant pas leur origine dans la particularité des Églises, appartiennent à l’essence de ces Église « de l’intérieur ». Pour qu’il y ait une telle plénitude, l’Église particulière doit être insérée dans l’universelle Communio Ecclesiarum qui, à son tour, n’est pas possible sans la communion avec le Siège de Rome et avec son Évêque. En tout cas, cette plénitude ecclésiale n’est pas suffisante pour attribuer à l’Église particulière la subsistance dans le sens de la Lumen gentium n. 8 parce que celle-ci comprend non seulement la présence de tous les éléments essentiels de l’Église du Christ mais aussi sa permanence indéfectible et qu’aucune Église particulière ne peut assurer une telle permanence. Les Églises particulières peuvent même disparaître et de fait nombre d’entre elles n’ont pas survécu au temps. C’est dans ce sens qu’il est plus précis de dire, comme le fait le texte du décret Christus Dominus, que dans l’Église particulière est présente et agissante (inest et operatur) l’Église du Christ ; ou bien que dans les Églises particulières existe (existit) l’Église universelle.
 
 
 
 
UNICITE DE L'EGLISE ET EXISTENCE D'EGLISES NON-CATHOLIQUES

Il est opportun de noter que la Lumen gentium numéro 8, lorsqu’elle affirme la subsistance de l’Église du Christ dans l’Église catholique, gouvernée par le Successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui (et, comme il a été dit, dans le sens que cela a lieu seulement en elle), se réfère explicitement à l’Église en tant que constituée et organisée comme société en ce monde, et, qu’immédiatement après, elle affirme qu’il y a, en dehors d’elle, de nombreux éléments de sanctification et de vérité. Ceci nous conduit à considérer l’Église non seulement dans sa dimension sociale, mais aussi dans sa dimension mystérico-sacramentelle, comme Corps Mystique du Christ. Le Concile Vatican II, se pliant à l’usage déjà traditionnel du terme, nomme Églises les communautés chrétiennes non catholiques qui ont gardé l’épiscopat et une Eucharistie valide. À propos du terme Église, attribué à ces communautés, durant l’élaboration du décret Unitatis redintegratio, l’un des rapporteurs de la commission conciliaire correspondante expliqua qu’on n’avait pas voulu débattre sur la question des conditions requises pour qu’une communauté chrétienne soit théologiquement considérée Église. Ceci porterait à croire qu’on n’ait voulu attribuer qu’un sens sociologique ou plutôt honorifique à ce terme appliqué aux communautés chrétiennes non catholiques. En réalité, ce n’est pas vraisemblable, puisque le décret sur l’œcuménisme lui-même — sans exprimer toutes les conditions requises pour être une Église — affirme que c’est « par la célébration de l’Eucharistie du Seigneur en chaque Église particulière que l’Église de Dieu s’édifie et grandit ». Il faut interpréter cette expression à la lumière de Lumen gentium, c’est-à-dire, dans le sens que dans ces Églises il y a de nombreux éléments de sanctification et de vérité propres à l’unique Église du Christ (l’Église catholique). Les développements doctrinaux et magistériels de ce sujet sont arrivés à attribuer aux communautés chrétiennes non catholiques qui ont conservé l’épiscopat et l’Eucharistie le titre, d’évidente nature théologique, d’Églises particulières. Du point de vue du magistère, les prises de position les plus importantes ont été deux interventions de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : la lettre Communionis notio, de 1992, qui affirme que ces communautés « méritent […] le titre d’Églises particulières » ; et la déclaration Dominus Iesus, de l’an 2000, qui affirme qu’elles sont « de vraies Églises particulières ». L’on comprend aisément que là où le Christ se rend présent par le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang, là est présente l’Église, Corps du Christ, moyennant laquelle Il œuvre le salut dans l’histoire. Cependant, pas toute forme de présence agissante de l’Église ne constitue une Église particulière, mais seulement celle qui en a tous les éléments essentiels. Par conséquent, pour qu’une communauté chrétienne soit vraiment une Église particulière « la suprême autorité de l’Église doit être présente en elle comme un élément propre : le Collège épiscopal « avec sa Tête, le Pontife Romain, et jamais sans elle » (Lumen gentium, 22) ». Cela peut sembler un obstacle insurmontable pour pouvoir affirmer que les Églises non catholiques sont « de vraies Églises particulières » et on a certainement encore beaucoup à approfondir sur ce sujet. Cependant, une possible voie de réflexion mène à considérer la présence réelle du primat pétrinien (et du Collège épiscopal) dans les Églises non catholiques, sur la base de l’unité de l’épiscopat, « un et indivis » ; une unité qui ne peut exister sans la communion avec l’évêque de Rome. Là où en vertu de la succession apostolique il y a un épiscopat valide, là se trouve objectivement présent, comme autorité suprême, bien qu’il ne soit pas reconnu de fait, le Collège épiscopal avec sa Tête. De plus, à chaque célébration valide de l’Eucharistie il y a une référence objective à la communion universelle avec le Successeur de Pierre et avec toute l’Église, et ce, indépendamment des convictions subjectives. Dans ce sens, on pourrait approfondir la compréhension du fait que, bien que séparées de Rome, ces communautés chrétiennes sont de « vraies Églises particulières ». Nonobstant, il faut rappeler que le manque de pleine communion avec le Pape est une blessure dans l’ecclésialité de ces Églises ; blessure qui n’est pas seulement de nature disciplinaire ou canonique, mais aussi relative au manque de plénitude dans la profession de la foi catholique. Par conséquent, pour être pleinement Église, une Église particulière non catholique ne manque que de la manifestation visible (au sens extérieur) de la pleine communion chrétienne. Finalement, il faut revenir à la donnée de foi sur l’unicité de l’unique Église du Christ, pour ne pas omettre un autre aspect d’une importance capitale : les Églises particulières non catholiques sont de véritables Églises à cause de ce qu’elles ont de catholique. L’ecclésialité de ces Églises s’appuie sur ce que « il y a une présence active de l’Église du Christ en elles » ; et qu’elles ne sont pas pleinement Églises — leur ecclésialité est blessée — parce qu’elles sont dépourvues d’éléments propres à l’Église catholique. Autrement dit, reconnaître le caractère d’Églises aux communautés qui ne sont pas en pleine communion avec l’Église catholique entraîne nécessairement que l’on dise, tout paradoxal que cela puisse paraître, que ces Églises sont aussi des portions de l’unique Église, c’est-à-dire, de l’Église catholique ; des portions en situation théologique et canonique anormale. On pourrait exprimer cela autrement en disant que leur ecclésialité est une « ecclésialité participée, selon une présence imparfaite et limitée de l’Église du Christ ». L’importance œcuménique de ces sujets ecclésiologiques est évidente. En une large mesure, ils sont encore à préciser et à approfondir. Cependant, l’engagement œcuménique auquel l’Église ne peut ni ne veut renoncer, ne se limite pas aux aspects doctrinaux. « Ce qui est plus urgent encore, est la "purification de la mémoire", tant de fois évoquée par Jean-Paul II, qui seule peut disposer les âmes à accueillir la pleine vérité du Christ ». Il y a encore des obstacles, c’est certain, mais l’espace pour la prière, l’action de grâces, le dialogue et l’espérance dans l’action du Saint-Esprit est toujours ouvert.

Certains fidèles reprochent au Concile Vatican II d'avoir ouvert la boîte de Pandore : selon eux, il était certain que des prêtres allaient déformer les enseignements magistériels pour construire une sorte de concile virtuel qui n'existerait que dans leur esprit et dont ils se serviraient pour construire et justifier ces célébrations anarchiques et désacralisées qui sont devenues le lot habituel de nos paroisses.
Mais si on regarde les choses de plus près, que constate-t-on ?
D'une part, là où la restauration liturgique voulue par Vatican II a été appliquée par des prêtres ayant une solide formation théologique et un vrai sens de l'Eglise, la liturgie a conservé sa ligne traditionnelle, réalisant ainsi le principe de l' "herméneutique de continuité". Elle est même tellement semblable à la liturgie d'avant le Concile que le Cardinal Ratzinger a pu dire que peu de fidèles sont capables de savoir du premier coup s'il s'agit bien de la messe restaurée à la suite de Vatican II.
D'autre part, quand la restauration liturgique voulue par Vatican II a été appliquée par des prêtres peu formés et bien décidés à s'asseoir sur les enseignements de l'Eglise, la liturgie est devenue anarchique, bavarde, laide, systématiquement opposée aux objectifs poursuivis par le Magistère.


 

 

 

vatican_council_288x233.jpgLe problème principal ne vient donc pas du Concile lui-même. Il vient de ce qu'au moment où a fallu recevoir et appliquer le Concile, les prêtres bien formés étaient très nettement inférieurs en nombre aux prêtres médiocres en théologie. Ce sont donc ces derniers qui ont pu, grâce à leur nombre, se constituer en "soviets" à partir desquels ils ont infiltré leurs idées pernicieuses dans les paroisses, les séminaires, les évéchés.
Ce sont ces clercs devenus d'autant plus ambitieux et suffisants qu'on leur donnait de l'avancement malgré leur maigre bagage intellectuel, qui ont créé les réseaux leur permettant de s'auto-entretenir et de se coopter pour maintenir et étendre la crise qu'on connaît et qui a touché tous les secteurs de l'Eglise : paroisses, séminaires, évéchés.
Dans les paroisses, les fidèles qui avaient vraiment compris Vatican II et voulaient son application ont été regardés de travers avant d'être ouvertement désignés comme étant ceux qui empéchaient l'Eglise de se réveiller et de progresser. Certains de ces fidèles vilipendés ont alors abandonné toute pratique dominicale; d'autres - mais pas très nombreux - sont allés rejoindre des mouvement traditionalistes durs qui affirmaient que Vatican II était la seule et unique cause du désastre.
Dans les séminaires diocésains, on a refusé d'ordonner les jeunes gens qui souhaitaient appliquer le Concile et qui rejetaient le para-concile dont leurs aînés se faisaient les hérauts. Dans l'un de ses livres, Mgr Gaidon décrit bien ce qui s'est passé en France durant les années post-conciliaires et qui se paie aujourd'hui par une chute vertigineuse des vocations. Un seul exemple permettra de comprendre : dans le séminaire de Strasbourg - qui passait pour être l'un des plus classiques de France - il était très fortement déconseillé de respecter le missel romain, de chanter du grégorien, d'adorer le Saint Sacrement (un professeur de théologie enseignait que l'hostie était faite pour être mangée, non pour être regardée dans un truc en forme de soleil), de prier le chapelet, d'écouter ce qu'enseignait le pape, de souhaiter étudier une exégèse autre que celle de Bultmann... etc.
Dans les évéchés, les pasteurs diocésains ont placé aux postes-clés des clercs et des laïcs à la doctrine souvent incertaine et qui croient pouvoir dissimuler leurs lacunes par de l'agitation incessante et des discours inconsistants doublés de projets fumeux.
Le Concile Vatican II n'a donc pas ouvert la boîte de Pandore : il n'aura fait que révéler une crise longtemps restée diffuse mais qui aurait nécessairement fini par éclater avec violence. La crise liturgique - avec tous les problèmes qui lui sont directement liés - n'est due ni au Concile ni à l'Eglise (ce que Benoît XVI ne cesse de rappeler) : ses racines sont à chercher dans une génération de fidèles qui furent sûrement très généreux sur le plan humain mais très fragiles sur le plan spirituel. Et quand des fidèles fragiles sont guidés par des clercs rendus médiocres à l'issue de leur "formation" dans les séminaires diocésains (cf. Mgr Gaidon), on ne peut qu'aboutir à la crise liturgique que tout le monde constate sans pour autant vouloir prendre les bonnes mesures pour la juguler.

 

Pro Liturgia

jean23.jpegPour mieux comprendre la situation dans laquelle se trouve la foi catholique au moment où le concile Vatican II va se lancer dans l’élaboration d’un plan de restauration de la liturgie lié à la connaissance que l’Eglise a d’elle-même, il est utile de reprendre quelques paroles éclairantes du Bx Jean XXIII. S’adressant à la Congrégation des Séminaires et des Universités catholiques, le 17 juin 1961, le Pape déclare : « Afin que la loi de la croyance soit fixée par la loi de la prière, Le Siège Apostolique, dès les débuts de la religion chrétienne, eut coutume d’inculquer ceci : « outre les décisions inviolables par lesquelles les saints Pères, rejetant l’orgueil d’une funeste nouveauté, ont enseigné le devoir de rapporter à la grâce du Christ et le début du bon vouloir et l’augmentation d’un zèle éprouvé et le persévérance jusqu’au bout, considérons les prières sacerdotales, qui, reçues des Apôtres sont uniformément employées dans le monde entier et dans toute l’Eglise catholique ». Afin que les ecclésiastiques et les fidèles instruits s’y appliquent avec un zèle actif, les Pontifes Romains ont constamment exhorté à considérer plus à fond et à procurer de toute façon « le lien entre le dogme et la sainte liturgie, de même qu’entre le culte chrétien et la sanctification du peuple » : à notre époque par la Constitution Apostolique Divini cultus de Pie XI d’heureuse mémoire, et surtout par l’Encyclique Mediator Dei, publiée le 20 novembre 1947 par son successeur Pie XII de sainte mémoire (...). » L’enseignement que donne ici le Souverain Pontife est on ne peut plus lumineux : le lien entre la liturgie et le dogme est tellement étroit, qu’une modification de la liturgie ne saurait être bénéfique que dans la mesure où elle traduira un approfondissement du dogme et où elle procurera, par là-même, une plus grande sanctification du peuple chrétien. Le Bx Jean XXIII rappelle donc que, dans le domaine liturgique, un changement pour le seul plaisir de changer conduirait inévitablement à un échec, tout comme des adaptations qui, trop tributaires de la pastorale ou des modes, ne tiendraient plus suffisamment compte du dogme.

 

Le 15 avril 1962, le Bx Jean XXIII s’adresse cette fois-ci aux évêques, gardiens de la liturgie : « Quel que soit le déroulement des choses et des temps, la charge épiscopale ne pourra absolument pas porter de fruits abondants si ceux qu’on appelle à juste titre « Sacrorum antistites » ne se soucient pas de saturer leurs travaux par une prière abondante comme par une suave rosée. Et d’abord il leur faut puiser l’abondance des grâces divines au très saint Sacrifice de l’autel. C’est par lui surtout que le prix du sang répandu par le Christ est appliqué aux hommes. De ce même sacrifice, là où chaque prêtre entre comme dans une étreinte mystique avec le Christ, l’évêque ne peut pas ne pas trouver un pieux soulagement à ses travaux, surtout s’il célèbre très religieusement, s’il se prépare saintement, et s’il s’acquitte ensuite des actions de grâces dues au Dieu immortel et très bon. Si en effet les fidèles du Christ les plus pieux et les plus éprouvés se distinguent par leur piété envers le très auguste sacrement de l’Eucharistie - et c’est là une note propre et certaine - comment les évêques ne vénéreraient-ils pas ce sacrement avec une piété très vive pour y puiser, comme à leur source principale, grâce, consolation, force et sérénité ? Comment eux, ne souhaiteraient-ils pas avec ardeur se porter au sanctuaire de l’auguste sacrement et s’y maintenir, enflammés par le désir du repos au milieu des travaux et des soucis croissants de leur office ? (...) ». Enfin, s’adressant à tous les prêtres le 26 mai 1962, le Souverain Pontife déclare : « Que les prêtres veillent aussi à ne pas s’abandonner totalement à l’agitation et aux œuvres extérieures du saint ministère. Car une soif d’agir qui ne serait pas contrôlée conduit peu à peu l’âme à l’indigence ; et le bien de la paroisse pas plus que les multiples intérêts du diocèse ne peuvent la justifier. De plus, elle ne peut pas ne pas causer un grave préjudice aux candidats au sacerdoce. Comment, en effet, des adolescents pourront-ils apprécier comme il faut la gravité de la charge sacerdotale si, portant les yeux sur le prêtre, ils ne peuvent pas trouver en lui un exemple de perfection à imiter ? Mais pour qu’ils puissent présenter un modèle à suivre, que les prêtres se souviennent des devoirs principaux de leur charge: offrir dignement le Sacrifice de l’autel, annoncer la Parole de Dieu, administrer les sacrements, visiter les malades - surtout ceux qui sont proches de la mort -, instruire ceux qui ne connaissent pas la foi. Le reste, qui ne tient pas à ces obligations, doit être laissé de côté ou bien toléré en dernière place. »

Il faut, pour redécouvrir Vatican II, étudier les textes conciliaires dans leur totalité (car ils sont en lien les uns avec les autres) et à la lumière de la grande Tradition de l'Eglise, comme cela fut du reste clairement demandé à touts les fidèles - et pas seulement aux "traditionalistes" - par Jean-Paul II dans son Motu proprio Ecclesia Dei. Et après avoir compris les textes et la raison profonde du Concile, il faut vouloir et pouvoir appliquer les décisions prises par l'Eglise. "Vouloir" : c'est la première difficulté car il faut effectivement "vouloir" faire autre chose que ce qu'on a fait jusqu'à présent et qu'on a fait passer pour "conciliaire". Il faut donc sauter à pieds joints par-dessus son amour-propre et avouer qu'on s'est tromper. Il faut faire un grand mea culpa collectif... "Pouvoir" : c'est la seconde difficulté, car de nombreux prêtres ne sont plus maîtres de la liturgie en leurs paroisses. Les principales commandes, en effet, ont été mises entre les mains de fidèles qui donnent l'impression de se conduire dans le choeur de nos églises comme des frustrés de la Star Academy. En outre, des idées totalement fausses sur la liturgie sont depuis longtemps diffusées par le biais de revues nationales ou diocésaines qui ont, au sein des "équipes liturgiques" locales, bien plus de succès que le Missel romain lui-même. Tout reste donc à inventer pour changer les mentalités et les (trop mauvaises) habitudes

R. Puisque tu fais miséricorde,

Puisque nos vies sont devant toi,

Puisque tu as versé ton sang pour nous,

Seigneur Jésus exauce-nous (pardonne-nous).

 

 

D'après le Ps 129 (De Profundis)

 

1. Des profondeurs Seigneur, je crie vers Toi,

Seigneur écoute mon cri d'appel;

Que ton oreille ne se ferme pas,

Entends la plainte de ma prière.

 

2. Si Tu retiens les fautes contre nous,

Qui dans ce monde subsistera ?

Mais le pardon se trouve près de Toi ;

Que nos cœurs s'ouvrent à ta grandeur !

 

3. De tout mon cœur j'espère le Seigneur,

Et sa parole de vérité.

Plus qu'un veilleur n'attend le jour nouveau,

Ô toi, mon peuple, attends ton Dieu.

 

4. Près du Seigneur se trouve le salut

Et l'abondance de son pardon.

C'est Lui qui crée, qui sauve et qui guérit,

Car sa puissance est sans mesure.

 

D'après le Ps 50 (Miserere)


5. Pitié pour moi, mon Dieu, en ta bonté,

En ta tendresse libère-moi.

Lave-moi tout entier de mon péché,

Et de ma faute, purifie-moi.

 

6. Contre Toi et Toi seul, oui j'ai péché

Ce qui T'offense, oui, je l'ai fait.

Ô mon Dieu, lave-moi, je serai pur,

Je serai blanc plus que la neige.

 

7. Rends-moi Seigneur la joie d'être sauvé,

Que tout mon être danse pour Toi.

Détourne-Toi, ô Dieu de mon péché

Toutes mes fautes, efface-les.

 

8. Affranchis-moi, donne-moi ton salut,

J'annoncerai ta vérité.

Ouvre mes lèvres, que je loue ton nom,

Et que ma bouche chante pour Toi.

 

9. Ce qui Te plaît c'est un esprit brisé,

Un cœur contrit, et humilié.

Tu ne rejettes pas le cœur broyé ;

Reçois ma vie, pour la combler.

 

 

© Communauté de l’Emmanuel

 

 

Face aux lois bioéthiques, les catholiques sont invités à faire “objection de conscience“, a estimé Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie, le 20 février. Il intervenait au cours de la conférence de presse de présentation du Congrès international ‘Conscience chrétienne et droit à la vié qui se déroulera au Vatican les 23 et 24 février prochains sous l’égide de l’Académie pontificale pour la vie.

 

 

 

 

 

 

 

« L’avortement chimique, la recherche sur les cellules souches qui impliquent la mort des embryons et les autres formes de violation de la vie » sont des sujets sur lesquels les catholiques doivent opposer leur objection de conscience, a expliqué Mgr Sgreccia devant la presse. « Nous sommes convaincus que, non seulement il y a une place légitime pour la conscience chrétienne dans la société pluraliste, mais qu’elle est utile pour toute la société, car la conscience chrétienne peut s’exprimer et offrir sa contribution », a-t-il insisté. Pour le président de l’Académie pontificale pour la vie, il faut « former la conscience chrétienne face à ces questions, en expliquant ses références, sa nature et ses devoirs à la lumière de la foi dans un dialogue utile avec les différents courants culturels ». Pour lui, l’objection de conscience « accompagnée de l’amour de la vérité et du respect d’autrui, n’est pas une fuite des responsabilités mais un témoignage constructif. Dans ce domaine de la vie et de la santé se manifestent aujourd’hui de nouveaux cas de figure devant lesquels médecins et corps médical doivent mettre en pratique l’objection de conscience ».

Interrogé par la presse, Mgr Sgreccia a ainsi estimé que les mariages homosexuels et l’adoption d’enfants par ces couples étaient des cas qui relevaient de l’objection de conscience. Il était interrogé sur la législation britannique contre les discriminations qui étend le droit d’adopter des enfants aux couples homosexuels. Les agences d’adoption, laïques et catholiques, ont jusqu’à 2008 pour appliquer cette loi.

Pour Mgr Jean Laffitte, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, qui intervenait aussi au cours de cette présentation, « la tolérance idéologique a toujours été liée à un concept individualiste de la conscience morale. Dans le meilleur des cas, les normes reçues par l’autorité morale, par la tradition sociale, par les instructions de l’autorité religieuse sont considérées comme des indications, sans doutes intéressantes, ou opinions qui stimulent la réflexion, mais dans tous les cas ces normes ne compromettent pas le sujet moral ».

 

Source

Seigneur, ayez pitié de nous --> kyrie, eléison !

Jésus-Christ, ayez pitié de nous --> kyrie, eléison !

Seigneur, ayez pitié de nous --> kyrie, eléison !

Jésus-Christ, écoutez-nous --> kyrie, eléison !


Dieu le Père, du haut des cieux,
--> ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, --> ayez pitié de nous.

Dieu le Saint Esprit, --> ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.
Sainte Marie, Mère de Dieu, --> priez pour nous.

Saint Benoît,
--> priez pour nous.
Saint Benoît, homme de Dieu,
--> priez pour nous.
Saint Benoît, serviteur de Jésus-Christ,
--> priez pour nous.

Saint Benoît, rempli de l'Esprit-Saint, --> priez pour nous.
Saint Benoît rempli de l'esprit de tous les justes,
--> priez pour nous.
Saint Benoît sage législateur,
--> priez pour nous.
Saint Benoît, patriarche des moines d'occident, --> priez pour nous.
Saint Benoît, père d'un grand nombre de saints,
--> priez pour nous.

Saint Benoît, maître de vie spirituelle invincible dans la foi, --> priez pour nous.

Saint Benoît, inébranlable dans l'espérance, --> priez pour nous.

Saint Benoît, animé de l'amour de Dieu, --> priez pour nous.

Saint Benoît, ferme appui des malheureux, --> priez pour nous.

Saint Benoît, toujours prêt à secourir, --> priez pour nous.

Saint Benoît, très bon pour les pauvres, --> priez pour nous.

Saint Benoît, très bon pour les malades, --> priez pour nous.

Saint Benoît, très bon pour les enfants, --> priez pour nous.
Saint Benoît, modèle de pureté,
--> priez pour nous.
Saint Benoît, modèle d'humilité,
--> priez pour nous.

Saint Benoît, modèle de charité, --> priez pour nous.

Saint Benoît, modèle de piété, --> priez pour nous.

Saint Benoît, vertueux dès la jeunesse, --> priez pour nous.
Saint Benoît, vainqueur du démon,
--> priez pour nous.

Saint Benoît, doué du don des miracles, --> priez pour nous.

Saint Benoît, fidèle à recevoir les sacrements, --> priez pour nous.

Saint Benoît, mort debout dans l'Église, --> priez pour nous.

Saint Benoît, retourné à Dieu en priant, --> priez pour nous.

Saint Benoît, protecteur de ceux qui vous invoquent, --> priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
--> pardonne-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, --> exauce-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, --> prends pitié de nous, Seigneur.

 
V. Priez pour nous saint Benoît.
R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions :

Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, qui avez façonné le cœur de saint Benoît à votre image et à votre ressemblance, envoyez votre Saint-Esprit et créez en nous un cœur pur selon le cœur de votre Fils Jésus-Christ. Amen.

Les évêques du Portugal se sont réunis vendredi 16 février à Fatima, en assemblée extraordinaire pour analyser les résultats du référendum du 11 février qui a approuvé une ébauche de loi sur la légalisation de l’avortement jusqu’à la dixième semaine de grossesse.

 

 

 

 

 

Malgré l’abstention élevée, un résultat non contraignant et une marge insuffisante de différence entre les pour et les contre, le premier ministre portugais José Sócrates, a déclaré qu’il éliminera toutes les limites de l’avortement pendant les dix premières semaines de gestation et que cela cessera d’être un crime au Portugal. Devant ces déclarations, les évêques ont rappelé que « le fait que l’avortement soit désormais légal ne le rend pas moralement légitime et est toujours un péché grave ».

 

Dans la note pastorale lue par Mgr Carlos Azebedo (photo ci-contre), secrétaire général de la Conférence épiscopale portugaise à la fin de l’Assemblée, les évêques se félicitent de la « grande mobilisation qui a eu lieu dans les dernières semaines pour défendre le caractère inviolable de la vie humaine et la dignité de la maternité », et qui constitue un signe positif d’espérance. Cependant, notent les évêques, il est important que cette mobilisation continue et trouve un débouché dans une structure organisée nécessaire pour continuer la participation au débat. « A partir de maintenant - affirment les évêques - la lutte nécessaire pour la vie humaine doit se réaliser avec une plus grande intensité, de nouveaux moyens, et avec les objectifs de toujours : aider les personnes, éclairer les consciences, créer les conditions pour éviter le recours à l’avortement ».

 

Les évêques analysent aussi le changement de mentalité de la société actuelle, dû entre autres à la globalisation de la façon de penser de quelques courants d’opinion, aux lacunes dans l’information de l’intelligence et des consciences, à la relativisation de valeurs et de principes qui concernent la vie des personnes et de la société. Ce changement de mentalité interpelle la mission évangélisatrice de l’Eglise, notamment à l’égard des jeunes et des familles. « On veut de la créativité et de l’audace, en fidélité à la mission de l’Eglise et aux vérités évangéliques » lit-on dans la note.

 

« Tout avortement continue à être un péché grave, parce qu’il va contre le commandement du Seigneur : ne pas tuer » rappellent les évêques, qui lancent un appel aux médecins et aux opérateurs sanitaires pour qu’ils aient recours à l’objection de conscience, et aux femmes enceintes tentées de recourir à l’avortement, pour qu’elles réfléchissent et ne tombent pas dans cette décision « qui dans la majorité des cas se prend au milieu d’une grande solitude et d’une grande souffrance ». Dans ce sens ils rappellent que « la majorité des femmes qui se trouvent dans ces circonstances, si elles étaient aidées correctement, ne recourraient pas à l’avortement. C’est un devoir de nous tous et de toute la société de créer des structures de soutien ». « La lutte pour la vie, pour la dignité de toute vie humaine, est l’un des plus nobles devoirs de la civilisation - conclut la note. L’Eglise continuera à être fidèle à sa mission d’annonce de l’Evangile de la vie en plénitude, et de dénonciation des attentats contre la vie ».

 

Fides

Le pape Benoît XVI a reçu les nonces apostoliques d'Amérique latine samedi matin. Ils étaient à Rome pour préparer la Vème Conférence générale de l’Episcopat latino-américain et des Caraïbes. Dans son discours, le pape a pris la défense de la famille dans des termes très forts. Extrait :

 

 

 

 

« La famille mérite une attention prioritaire car elle montre des signes d'affaissement sous la pression de lobbies capables d`affecter de manière négative le processus législatif. […] Les divorces et les unions libres sont en augmentation, tandis que l`adultère est regardé avec une tolérance inexcusable. […] Il est nécessaire de réaffirmer que le mariage et la famille ont leur fondement dans le noyau le plus intime de la vérité sur l'homme et sur son destin. On peut construire une Communauté digne de l'être humain seulement sur le roc de l'amour conjugal, fidèle et stable, entre l'homme et la femme ».

R. Souffle de Dieu, souffle de feu,

Embrase-moi, consume-moi.

 

 

1 - Sois la flamme qui luit, au plus fort de la nuit,

Sois le fleuve d'eau vive qui engendre la vie.

 

2 - Sois dans mon cœur meurtri, un baume qui guérit,

Louange qui jaillit de mon corps endormi.

 

3 - Sois parole de vie, en mon âme aujourd'hui,

Semence qui grandit, du royaume promis.

 

4 - Sois ce trésor enfoui, dont je pressens le prix,

Pour lequel je choisi d'offrir toute ma vie.

 

 

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