« Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous venons nous aussi avec toi. » Ils sortirent, montèrent dans le bateau et, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Or, le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage ; pourtant les disciples ne savaient pas que c'était Jésus. Jésus leur dit : « Les enfants, vous n'avez pas du poisson ? » Ils lui répondirent : « Non ! ». Il leur dit : « Jetez le filet à droite du bateau et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc et ils n'avaient plus la force de le tirer, tant il était plein de poissons. Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre : « C'est le Seigneur ! » A ces mots : « C'est le Seigneur ! » Simon-Pierre mit son vêtement - car il était nu - et il se jeta à l'eau. Les autres disciples, qui n'étaient pas loin de la terre, mais à environ deux cents coudées, vinrent avec la barque, traînant le filet de poissons. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise, avec du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez de ces poissons que vous venez de prendre. » (Jean 21, 3-10)

 

 

 

 

jesus-lac-apparitionC’est un passage charmant qui nous raconte la pêche miraculeuse des disciples sur l’ordre du Seigneur Ressuscité qui, à l’aube du premier jour, se montra à ses disciples pour la troisième fois. Si l’Evangile ne l’avait pas déclaré expressément, nous n’aurions pas pu imaginer même que le Seigneur aurait préparé Lui-même de quoi manger au matin pour ces pêcheurs fatigués par une nuit de labeur. Il y a une touche maternelle dans ce geste de Jésus, plein d’attention pour ces pauvres hommes bouleversés par un mystère qui les dépasse de beaucoup. En effet, la Pâque était terminée depuis peu de temps, une Pâque qui avait révolutionné leur existence et transformé l’histoire humaine de tous les temps et des tous les lieux ; les apôtres sentaient qu’ils avaient échoué, qu’ils n’étaient pas à la hauteur de ce que le Messie attendait. Dans cette pêche de Pierre et des disciples, on note un sentiment d’épuisement, presque de capitulation, non pas tellement envers Dieu, mais face à leur propre misère. Par ces paroles, « Je vais pêcher », Pierre, suivi aussitôt par les autres, semble vouloir dire : « désormais, il ne me reste rien d’autre à faire ». Récemment, le Pape Benoît XVI, lors de son voyage à Vigevano et à Pavie, a commenté avec des accents profondément humains ce moment de la vie des apôtres : « Après le ‘scandale’ de la Croix, ils étaient retournés chez eux et à leur travail de pêcheurs, c’est-à-dire aux activités qu’ils faisaient avant de rencontrer Jésus. Ils étaient retournés à la vie d’auparavant, et cela laisse entrevoir le climat de dispersion et de désarroi qui régnait dans leur communauté (cf Marc 14, 27 ; Mathieu 26, 31). Il était difficile pour les disciples de comprendre ce qui s’était passé. Mais, alors que tout semblait fini, de nouveau, comme sur le chemin d’Emmaüs, c’est encore Jésus qui vient vers ses amis. Cette fois, il les rencontre alors qu’ils sont en mer, endroit qui rappelle à l’esprit les difficultés et les tribulations de la vie ; ils les rencontre au lever du jour, après une fatigue inutile pendant toute la nuit. Leurs filets sont vides. D’une certaine manière, cela apparaît comme étant le bilan de leur expérience avec Jésus : ils l’avaient connu, ils avaient été à ses côtés, et Il leur avait promis beaucoup de choses. Et pourtant, ils se retrouvaient à présent avec des filets vides de poissons » (Benoît XVI, Vigevano, 21 avril 2007). Nous aussi, nous nous retrouvons, de temps en temps, avec les filets vides. En marchant, épuisés, sur nos chemins d’Emmaüs, le Seigneur s’approche ponctuellement pour nous aider à faire le saut de l’humilité et de la confiance dans la miséricorde infinie de Dieu. Les apôtres ont reconnu leur misère, mais ils ne l’ont pas gardée pour eux ; touchés par l’amour du Christ, ils l’ont jetée « de l’autre côté », de Son côté ; bien plus, eux-mêmes, comme Pierre et les filets, se sont jetés de la partie de la miséricorde divine.

 

La sœur de Marthe, « Marie a choisi la meilleure part » ! Cette part se trouve là où est Jésus et sa Mère, c’est là qu’est la miséricorde de Dieu : c’est là que se produit la conversion essentielle de notre vie à une vie de pure miséricorde. Saint Augustin l’avait bien compris, le grand poète de la miséricorde qui, comme l’a rappelé le Pape Benoît XVI à Pavie, a eu besoin d’une « troisième conversion » pour passer de cet autre côté. Le Saint-Père le cite : « Dans l’intervalle, il a compris qu’un seul est vraiment parfait, et que les paroles du Discours sur la Montagne sont entièrement réalisées en un seul : en Jésus-Christ lui-même. Toute l’Eglise en revanche, nous tous, y compris les apôtres, nous devons prier chaque jour en disant : ‘remets-nous nos péchés comme nous les remettons à nos débiteurs’ (cf Retract. I 19, 1-3) ». Aussi le Saint-Père commente-t-il : « Augustin avait appris un degré ultime d’humilité, non seulement l’humilité d’insérer sa pensée profonde dans la foi humble de l’Eglise, non seulement l’humilité de traduire ses grandes connaissances dans la simplicité de l’annonce, mais aussi l’humilité de reconnaître que, pour lui-même, et pour l’Eglise pèlerine tout entière, la bonté miséricordieuse d’un Dieu qui pardonne chaque jour, était et est nécessaire ; et nous, nous nous rendons semblables au Christ, le Seul qui soit Parfait, dans la mesure la plus grande possible, quand nous devenons comme Lui des personnes de miséricorde » (Benoît XVI, Pavie, 22 avril 2007).

 

Fides

Saint Patron dont je suis fier de porter le nom,

ne cessez pas de prier Dieu pour moi;

affermissez ma foi; fortifiez mon ardeur;

protégez-moi dans la lutte

contre le démon qui me veut du mal,

afin que je mérite la victoire

et la gloire éternelle.

 

Ainsi soit-il.

 

(Indulgence de 300 jours)

 

En Alsace (et aussi en Moselle), le Vendredi Saint est un jour férié. Il y a une quinzaine d'années, ce jour-là, les rues des villes et des villages étaient désertes et silencieuses. Tout à coup, peu avant 15h., on voyait des groupes de personnes - familles, voisins, amis - se diriger vers les églises pour participer à la célébration de la Passion.
Les églises étaient pleines; il y régnait un silence inhabituel à peine perturbé par les bruits que faisaient les choristes à la tribune, qui se préparaient à chanter a capella. A 15h. le célébrant sortait de la sacristie, accompagné de nombreux servants de messe. Tout le monde se mettait à genoux pour un moment d'adoration silencieuse.
C'était il y a quinze ans...
Aujourd'hui, le Vendredi Saint est toujours férié en Alsace. Il est devenu l'occasion de faire du vélo, du foot et aussi des achats pour ceux qui habitent près du Territoire de Belfort où les magasins sont ouverts. A Colmar, on organise depuis deux ans un "marché de Pâques", sorte de réplique printanière des "marchés de Noël". Tout est bon pour fêter Mammon, ce dieu qui conduit au marasme économique que nous connaissons.
Et que se passe-t-il dans les églises pendant ce temps-là ? On ne s'y rend plus en famille : les assistances sont réduites de moitié et l'âge moyen des fidèles augmente. Les célébrations ne se font plus que dans une seule église par secteur paroissial; souvent même à l'église qui n'est pas la plus vaste, afin d'éviter d'avoir des assemblées trop clairsemées. 
A tel endroit, on trouvera plusieurs concélébrants alors que dans les paroisses des environs il n'y aura aucune célébration faute de prêtre. Le fidèle qui souhaite assister à la liturgie de la Passion devra résoudre au moins deux problèmes : il lui faudra trouver la paroisse où aura lieu la célébration, et trouver l'église où la liturgie sera la moins farfelue possible. En cherchant, le fidèle s'apercevra que d'année en année, de plus en plus d'églises sont fermées.
Le jour de Pâques, c'est le même constat : hormis dans quelques grands sanctuaires (cathédrale, lieux de pélerinage) les églises sont vides. Pour beaucoup, Pâques n'est plus qu'un nom qui désigne un week-end prolongé ou une fête de l'oeuf en chocolat. Quant à la vraie signification de la fête, elle est occultée : quand le boulanger ou le fleuriste souhaite "bonne fête de Pâques", il veut dire "profitez du congé pour vous reposer". Derrière ce souhait ne se trouve plus aucune connotation religieuse.
Ne nous faisons pas d'illusions : en Alsace comme ailleurs on assiste à un effritement inéluctable de la pratique religieuse. Il suit de près un délabrement liturgique qui semble avoir été souhaité et planifié pour favoriser des célébrations ternes qui n'attirent plus personne et ne suscitent plus aucune émulation chez les fidèles.

 

Pro Liturgia


Depuis que dans les célébrations liturgiques on a mis à la dernière place le chant qui devait occuper la première - c'est du chant grégorien que l'on veut parler -, ce sont des cantiques et des refrains en langue vernaculaire qu'on entend partout. Dans les paroles de ces musiques au sujet desquelles Paul VI rappelait que ce n'est pas parce qu'on les introduit dans une célébration qu'elles deviennent "liturgiques" au vrai sens du mot, il n'est souvent que de soi, du groupe, du peuple : c'est l'assemblée qui se dit. Et en se disant, elle oublie d'écouter, de recevoir ce que la liturgie veut transmettre.
Partout des cantiques, des comptines pour cours de récréations. Le tout exclusivement en français : la "langue du peuple"... le mot "peuple" était devenu un mantra pour certains de nos célébrants.
Pour autant, les fidèles font-ils davantage attention à ce qu'ils chantent, font-ils davantage aux paroles qu'ils disent, à ce qu'ils proclament ? Sûrement pas. Sinon, comment pourrait-on expliquer que le "peuple" ne soit pas choqué par certains paroles ? Comment pourrait-il se faire que des fidèles acceptent de piailler des mélodies qui, si elles étaient programmées au cours d'un concert, n'attireraient pas un chat ?
A force de vouloir à tout prix faire du directement compréhensible, on en est arrivé à faire dire et chanter aux fidèles des phrases où il n'y a plus rien à comprendre car elles n'ont plus de sens.


 

 

 

A côté du cantique qui ne laisse aucune trace et ne transmet rien de génération en génération tellement il vieillit vite, le chant grégorien est juste sur le plan formel sa forme et vrai sur le plan théologique. Chez lui, justesse et vérité ne font qu'un : la vérité qu'il contient se transmet par la justesse de sa forme mélodique.
Le sens de ce que chante le grégorien n'est pas obscur ou caché : il se dévoile au fidèle au fur et à mesure qu'il fréquente le répertoire, qu'il se familiarise avec les pièces de l'année liturgique et, plus simplement même, dès qu'il se laisse porter par les mélodies.
Il y a donc une grande différence entre le chant grégorien et le répertoire des cantiques actuels.
Ceux qui privent les fidèles du répertoire grégorien qui, au demeurant, fait respirer au rythme de l'année liturgique, sont probablement ceux qui se sont fermés à la dimension contemplative de la liturgie. Il leur manque un outil essentiel pour comprendre et goûter la liturgie en son authenticité et en sa profondeur. Tout, chez eux, n'est plus qu'émotion éphémère. Leurs messes ne font plus que la part belle à l'émotion; mais une fois cette émotion passée, il ne reste plus rien : le cantique, comme on l'a dit, ne véhicule pas grand chose. 
Et comme de plus, il n'y a pas deux paroisses qui chantent le même cantique à la même place, à la messe du même dimanche, le fidèle est assuré de ne jamais retrouver d'année en année des paroles et une mélodie qui correspondent à un dimanche précis. Il n'y a donc aucune possibilité de mémorisation, aucune possibilité de suivre intégralement un cycle liturgique annuel.
L'émotion que provoque un cantique - ou que provoquent certaines célébrations - est semblable à une bulle de savon : ça a de belles couleurs, c'est léger, c'est joli... puis la bulle éclate et il ne reste plus rien.
Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, peut provoquer une émotion. Tant mieux, mais ce n'est sûrement pas l'essentiel. Ce qui est essentiel, c'est ce qui demeure dans la mémoire et dans le coeur du fidèle une fois l'émotion disparue, une fois le chant achevé, une fois le dimanche passé. Et là, le grégorien possède une qualité insurpassable : en plus de l'émotion qu'il peut faire naître, il grave dans les coeurs et les mémoires un contenu théologique solide et une spiritualité authentiquement chrétienne. C'est ainsi qu'il alimente et traduit tout en même temps la prière.
Dans les liturgies orientales, l'icône est chargée d'une théologie qui se diffuse par la couleur et le trait. Dans la liturgie romaine, le chant grégorien est chargé d'une théologie qui se diffuse par le son. Pas besoin d'être artiste peintre pour se laisser envahir par le message de l'icône; pas besoin d'être musicien pour se laisser (in)former par le message du chant grégorien. Dans le premier cas, il suffit de s'ouvrir à la lumière; dans le second il suffit de s'ouvrir au son.
De nos jours, c'est souvent la capacité d'ouverture qui fait défaut : dans le domaine de la foi, l'ouverture est quelque chose qui s'apprend à travers le contact avec la liturgie, à condition qu'elle soit célébrée de façon intégrale. C'est-à-dire avec son chant propre : le grégorien.

 

Pro Liturgia

1. Je vous ai choisis, je vous ai établis

Pour que vous alliez et viviez de ma vie.

Demeurez en moi, vous porterez du fruit ;

Je fais de vous mes frères et mes amis.

 

2. Contemplez mes mains et mon cœur transpercés ;

Accueillez la vie que l´Amour veut donner.

Ayez foi en moi, je suis ressuscité,

Et bientôt dans la gloire, vous me verrez.

 

3. Recevez l´Esprit de puissance et de paix ;

Soyez mes témoins, pour vous j´ai tout donné.

Perdez votre vie, livrez-vous sans compter ;

Vous serez mes disciples, mes bien-aimés !

 

4. Consolez mon peuple ; je suis son berger.

Donnez-lui la joie dont je vous ai comblés.

Ayez pour vos frères la tendresse du Père,

Demeurez près de moi, alors vous vivrez !

 

 


© Communauté de l’Emmanuel

C'est un fait : la majorité des prêtres de France ainsi que la quasi totalité de la Conférence épiscopale ne veulent pas la liturgie de l'Eglise, quelle que soit sa forme, "ordinaire" ou "extraordinaire". Car n'ayant pas eu l'occasion de faire des études théologiques solides, ces prêtres et ces évêques sont souvent incapables de comprendre le véritable sens de la liturgie. Pour eux, "célébrer", c'est avant tout faire de la pastorale. Or la liturgie de l'Eglise n'est pas "pastorale" : elle est louange et adoration du Dieu un et trine. Il ne faut pas s'offusquer de voir tant de célébrants  torturer la liturgie de l'Eglise pour la faire entrer dans leurs schémas préconçus : ils sont incapables de la concevoir autrement qu' "adaptée". Ils n'acceptent la liturgie de l'Eglise que préalablement passée à la moulinette de leur "pastorale" : de cette pastorale qu'ils ont mise en place depuis le Concile et qu'ils s'efforcent de faire passer pour productive alors même que les faits prouvent l'inverse. C'est clair : notre clergé français, héritier direct des idées soixante-huitardes et victime d'une grave déficience de formation théologique, ne veut pas de la liturgie de l'Eglise, quelle que soit sa forme. Il n'a jamais respecté la liturgie romaine restauré à la suite de Concile; il n'acceptera jamais la forme "extraordinaire" du rite romain. Ou bien, lorsqu'il l'accepte ici ou là, c'est uniquement pour faire taire tous les fidèles qui demandent que la liturgie soit dignement célébrée et qui aimeraient retrouver, dans la forme "ordinaire", cette sacralité qu'ils découvrent dans la forme "extraordinaire". Mais ce n'est jamais pour faire bloc autour du Saint Père et l'aider à résoudre cette grave crise liturgique qui secoue l'Eglise depuis de trop longues années. Si notre clergé français était vraiment capable de comprendre ce qu'est la liturgie pour l'Eglise, il s'empresserait de mettre en oeuvre les orientations données dans l'Exhortation Sacramentum Caritatis de Benoît XVI. Or nulle part ces orientations ont été reçues et mises en oeuvre de façon officielle, c'est-à-dire sur ordre de l'évêque diocésain. C'est bien la preuve que, comme nous le disions au début, le clergé qui tient les rennes de ce qui se fait actuellement en matière de célébrations paroissiales ne veut pas de la liturgie de l'Eglise : il y est farouchement opposé, ce qui est une façon de contester l'autorité du Successeur de Pierre et de faire éclater l'Eglise en multiples chapelles où se vit plus qu'une vague religiosité à la carte.

 

Pro Liturgia

En 1966, j'ai reçu une lettre provenant d'un pays communiste et écrite par des ouvriers, qui, avides de nourriture spirituelle, écoutent les émissions radio de l'Europe occidentale. Ils font partie du nombre toujours croissant des déçus qui ont démasqué le communisme en tant que leurre et qui attendent le salut de l'Occident. Derrière des portes verrouillées, ils se groupent autour d'un transistor pour entendre la voix de l'Église. Ils pensent que chez nous le catholicisme vit son plein épanouissement. C'est chez nous qu'ils veulent puiser la force de vivre héroïquement. Ils font appel à notre richesse spirituelle et ils demandent que nous leur envoyions par les ondes le feu de l'amour. La lettre, qu'ils m'ont fait parvenir non sans risque, était destinée aux speakers de Radio Vatican et Free Europe qui assurent les émissions destinées à l'Europe de l'Est. C'est un document accablant concernant la faim spirituelle de nos frères, purifiés dans la fournaise de la persécution. Il est en même temps l'expression humiliante des illusions qu'ils ont à notre sujet. Voici la lettre.

 

 

 

Chers frères,

 

werenfried-stuhl.jpegCes lignes sont écrites dans la grande prison athée. Elles sont le cri de détresse de vos frères condamnés à mort. Car, dans ce pays, l'Église est condamnée à mort. Et nous tous, qui avons faim et soif de Dieu, nous sommes voués à périr dans le désert de l'athéisme. Le nombre de nos prêtres diminue de plus en plus. Dans dix ou vingt ans ils auront tous disparu. Notre jeunesse, qui grandit sans Dieu, comment pourra-t-elle jamais appartenir au Christ ? Comment les âmes peuvent-elles vivre sans nourriture spirituelle ? C'est à se jeter la tête contre les murs quand on voit tout cela. Nous n'avons ni livres ni périodiques religieux à part la fallacieuse petite feuille catholique qui fait le jeu des athées : elle donne l'impression que ce n'est nullement une terreur raffinée mais la plus grande liberté religieuse qui règne ici. Votre radio, que nous écoutons avidement, est la seule source qui puisse nous donner lumière et enthousiasme. Elle peut remplacer livres, périodiques, sermons et conversations sacerdotales. Elle peut être pour beaucoup la dernière planche de salut. C'est pour cela qu'avec confiance nous voulons vous communiquer ce que nous attendons de vous.

 

Envoyez-nous par les ondes le feu de l'amour. Le feu qui rend courageux les découragés et ardents les fatigués et qui nous enflamme tous. Éveillez l'inquiétude dans le cœur des tièdes qui se laissent séduire par la tentation athée. Remplissez les enthousiastes d'un enthousiasme encore plus grand. Restez intimement unis à nous les emprisonnés et condamnés à mort. Vivez, priez et travaillez avec nous. Luttez avec ténacité pour nous auprès du Christ et ne Lui laissez pas de répit, comme nous aussi nous L'assaillons sans cesse. Que le feu, que par-dessus les Alpes vous jetez dans nos âmes, jaillisse de l'amour et du sacrifice.

 

Nous vous en supplions, ne vous conduisez pas comme de simples agents d'exécution. Soyez des militants et mettez votre vie en jeu. Obtenez-nous par votre prière la force de donner également notre vie. Vivez saintement et luttez tous les jours pour votre sanctification. Faites tout ce que vous pouvez pour nous sanctifier aussi. Car seuls des saints peuvent faire quelque chose ici. Seuls des saints sont à même de tenir dans ces ténèbres jusqu'au dernier souffle.

 

Choisissez avec soin les informations que vous nous envoyez. Donnez toujours la préférence à ce qui peut nous donner espoir et courage. Informez-nous au sujet de faits héroïques qui nous exhortent à l'héroïsme. Renforcez en nous la conviction, que dans le vaste monde le catholicisme est en plein épanouissement, afin que nous puissions puiser dans cette plénitude et trouver le courage d'être nous-mêmes prêts au sacrifice. Réveillez en nous, par des exemples entraînants, la conscience que nous aussi nous pouvons faire quelque chose et qu'un homme rempli de Dieu est capable d'actes surhumains et même du martyre. Nous vous en supplions cherchez inlassablement partout dans le monde catholique de tels exemples. Nous sommes certains que vous les trouverez. Car dans l'Église de Dieu l'héroïsme ne peut jamais manquer. Donnez-nous des exemples extraits des vies de convertis, de savants, d'artistes, de jeunes chrétiens, d'ouvriers et d'intellectuels. Des exemples de vies de saints de notre temps que nous puissions prolonger dans notre propre vie.

 

Apprenez-nous à prier. Laissez-nous admirer la chaleur et le feu de la prière moderne dans les mots mêmes par lesquels nos contemporains chrétiens s'adressent actuellement à Dieu. Vous sauvez celui à qui vous apprenez à prier ! Propagez inlassablement le rosaire et apprenez nous comment nous pouvons le méditer. Pour beaucoup c'est la seule forme de prière qui soit encore pratiquement possible. Exhortez-nous à la prière communautaire. Dans les maisons où l'on prie ensemble, des athées ne sauraient vivre. Seule la prière familiale peut sauver les foyers qui sont dans l'impossibilité de se rendre à l'église, même si cela doit durer dix ans.

 

Ne semez pas la haine, mais apprenez-nous à aimer le Christ et les hommes. Éveillez en nous un amour ardent pour nos frères chrétiens et athées. C'est seulement si vous nous apprenez à aimer nos ennemis que nous serons armés contre toutes leurs attaques et que nous serons capables de les vaincre et de les ramener.

 

Persuadez-nous que Dieu existe et qu'Il nous aime. Exigez de nous une fidélité inébranlable envers Lui et opposez-vous ouvertement à l'indifférence religieuse, à l'ignorance, à la peur et aux préoccupations humaines. Donnez-nous, à nous qui devons vivre dans la boue de l'athéisme, la conscience et la fierté chrétienne. Libérez-nous des complexes d'infériorité qui nous sont systématiquement imposés.

 

Ne nous en veuillez pas de ne pas signer cette lettre. Son contenu même vous fera juger si nous sommes des provocateurs ou des prisonniers qui risquent leur vie par amour des âmes. Pardonnez-nous si nous sommes trop exigeants. Nous vous écrivons aussi bien par souci de notre propre conservation que pour sauver les autres. Nous mendions votre amour et nous vous aimons dans le Christ que nous voulons défendre avec ténacité en nous-mêmes et dans les autres. Envoyez-nous en Son nom le feu de l'Amour, le Feu puissant et omniprésent. Maranatha ! Viens, Seigneur Jésus. Maranatha ! Esprit de Dieu, Feu tout-puissant, viens !

 

 

--------------------------------------------------------------------------

 

 

En lisant ce grand espoir j'ai tremblé pour le jour où apparaîtra en pleine lumière la vérité sur notre christianisme. Car tout ne va pas bien dans l'Église. Au lieu d'adapter la prédication des vérités immuables aux circonstances du temps, comme le voulait le pape Jean, le contenu de la doctrine catholique est mutilé par un groupe de fanatiques. De plus en plus souvent on entend parler d'intellectuels et même de prêtres, qui nient la divinité du Christ ou Sa présence réelle dans l'Eucharistie, l'infaillibilité du pape ou l'autorité formelle de l'Église dans le domaine de la morale. Selon eux, le miracle pascal de la Résurrection pourrait bien être un conte de fée. La prière de supplication est désapprouvée comme étant de la confiance déplacée qui favorise l'injustice sociale. La virginité de Marie fait l'objet de discussions, etc. Ce sont là des symptômes d'une apostasie à l'intérieur de l'Église. Ils ne sont pas rares ceux qui s'attaquent à la substance immuable du dépôt de la foi, en évitant cependant une rupture ouverte avec l'Église. Mais ils abusent de leur carte de visite catholique pour miner la foi des humbles. Une bonne part de ce qui se fait actuellement sous le drapeau de l'aggiornamento n'est rien d'autre qu'une tentative d'aligner les dogmes, lois, institutions et traditions de l'Église sur l'esprit du monde. Beaucoup de ce qui se fait actuellement n'est pas une réforme mais une déformation, une trahison du Christ et le contraire de la conversion, qui est la condition indispensable de notre salut.

 

Nous portons une grande responsabilité. Nous avons l'Évangile, les Sacrements et les avertissements de l'Église. Par une tradition séculaire, nous connaissons mieux que d'autres la distinction entre le bien et le mal. Plus que d'autres, nous sommes obligés de vivre une vie irréprochable, de pratiquer la charité, la prière et le zèle apostolique. Car il peut dépendre de nous que le nom du Christ soit béni ou maudit par des hommes et des peuples qui ne peuvent Le connaître qu'à travers notre exemple. La parole « Vous êtes le sel de la terre » nous concerne tous. Quand le sel perd sa saveur, on le jette. Cela s'est déjà produit souvent et pourrait aussi nous arriver. Malgré la rénovation, inaugurée par le Concile, je suis profondément inquiet devant la tempête de la libre pensée qui sévit dans le catholicisme. Et j'ai peur d'un christianisme qui adapte les exigences de Dieu à la faiblesse humaine, alors qu'il devrait tenter de se relever chaque jour du péché, avec un cœur contrit. Hélas ! notre christianisme est moins éminent que ne le croient nos frères persécutés. Si nous continuons à abuser de notre liberté en conciliant les exigences du Christ avec l'esprit de ce monde, nous détruirons leur dernier espoir. Comme fut détruit l'espoir de ce prêtre tchèque que j'avais invité à passer deux mois en Europe occidentale lors du printemps de Prague. Il est savant et pieux, il parle cinq langues et a passé douze ans en prison. Il a visité six pays pour connaître l'Église du monde libre. Il a beaucoup écouté, beaucoup lu et peu parlé. Mais, en regagnant sa patrie et en guise d'adieu, il nous a jugés comme suit :

 

"J'ai fait douze ans de prison parce que je voulais rester fidèle à Rome. On m'a torturé parce que je ne voulais pas renier le Pape. J'ai perdu tout pour la foi. Mais cette foi m'a donné une quiétude et une assurance qui ont fait de ces années de bagne les plus enrichissantes de ma vie. Vous, en Occident, vous avez perdu la quiétude en Dieu. Vous avez sapé la foi au point qu'elle n'est plus rassurante. Dans votre liberté vous avez renié ce pourquoi nous souffrons dans l'oppression. L'Occident m'a déçu. Plutôt que de rester encore plus longtemps chez vous, je préfère douze nouvelles années dans une prison communiste".

 

Ce jugement est sans doute trop unilatéral et trop dur dans sa généralité, mais il doit nous faire réfléchir. Car il traduit l'opinion d'une partie importante de l'Église qui n'est pas informée par des commentateurs conciliaires douteux, mais qui est purifiée dans le sang et les larmes du martyre. Et les cœurs purs voient mieux la vérité de Dieu que des savants présomptueux...

 

Werenfried van Straaten, opraem, in Où Dieu pleure

Sept mille jeunes de l'Archidiocèse de Madrid (Espagne) venus à Rome pour le départ de la Croix de la Journée mondiale de la jeunesse 2011 ont été reçus ce matin en audience par le Pape. Leur parlant de la Croix, le Saint-Père les a encouragés à découvrir en elle « la mesure infinie de l'Amour du Christ. Répondez à l'Amour du Christ - a-t-il dit - en lui offrant votre vie avec amour ! De cette façon, les travaux préparatifs à la Journée mondiale de la jeunesse faits avec beaucoup d'illusions et d'enthousiasme seront récompensés par le fruit que portera cette journée : renouveler et fortifier l'expérience de la rencontre avec le Christ mort et ressuscité pour nous ». « Marchez dans les pas du Christ. Il est votre but, votre chemin et aussi votre récompense. Dans le thème choisi pour la Journée de Madrid, l'apôtre Paul invite à cheminer « enracinés et édifiés en Christ, fermes dans la foi ». Il a ensuite invité les jeunes à « se former dans la foi qui donne un sens à votre vie et à fortifier vos convictions pour pouvoir ainsi rester forts face aux difficultés quotidiennes. Je vous encourage aussi à ce que sur votre chemin vers le Christ, vous sachiez attirer avec vous vos jeunes amis, vos compagnons d'étude et de travail pour qu'eux aussi le connaissent et le reconnaissent comme Seigneur de leurs vies. Pour cela, laissez la force d'En Haut qui est en vous, l'Esprit Saint, se manifester par son immense attraction. Les jeunes d'aujourd'hui doivent découvrir la vie nouvelle qui vient de Dieu, se nourrir de la Vérité qui a sa source dans le Christ mort et ressuscité et que l'Eglise a reçu comme un trésor pour tous les hommes ». En évoquant les Journées mondiales de la jeunesse, le Pape a souligné qu'elles « exprimaient le dynamisme de l'Eglise et son éternelle jeunesse. Qui aime le Christ, aime l'Eglise d'une même passion puisqu'elle nous permet de vivre en relation étroite avec le Seigneur. Pour cela multipliez les initiatives qui permettent aux jeunes de se sentir membres de l'Eglise, en pleine communion avec leurs pasteurs et avec le successeur de Pierre. Priez ensemble en ouvrant les portes de vos paroisses, associations et mouvements pour que tous se sentent dans l'Eglise comme chez eux, qu'ils se sentent aimés du même amour de Dieu. Célébrez et vivez votre foi avec une immense joie qui est le don de l'Esprit ». Le Saint-Père a expliqué que dans la Croix, « le Christ vainc le péché et la mort par un total don de lui-même. Ainsi, nous devons embrasser et adorer la Croix du Seigneur, la faire nôtre, en accepter la charge comme Simon de Cyrène pour participer avec celui, seul, qui peut racheter toute l'humanité. Soyons toujours plus dignes d'elle et ne nous éloignons jamais de ce signe suprême d'amour ».

Extrait de l’Homélie de Benoît XVI, le 2 avril 2009 :

 

 

 

« Dès sa jeunesse, il démontra être un courageux

et ardent défenseur du Christ :

il n'hésita pas à consacrer toutes ses énergies

à en diffuser partout la lumière ;

il n'acceptait aucun compromis lorsqu'il s'agissait

de proclamer et de défendre Sa Vérité ;

il ne se lassa jamais de diffuser Son Amour »

Les saints évêques de Toul

 

St Mansuy (1er évêque IVè siècle), --> priez pour nous

St Amon (2ème évêque IVè),--> priez pour nous

St Alchas (3ème évêque Vè), --> priez pour nous

St Celsin (4ème évêque Vè), --> priez pour nous

St Auspice(5ème évêque vers 470), --> priez pour nous

St Ours (6ème évêque en 496), --> priez pour nous

St Epvre (7ème évêque en 500), --> priez pour nous

St Albaud (8ème évêque), --> priez pour nous

St Dulcitius (10ème évêque vers 530), --> priez pour nous

St Prémon (12ème évêque), --> priez pour nous

St Eudulus (14ème évêque en 614), --> priez pour nous

St Leudin-Bodon(17ème évêque VIIè siècle), --> priez pour nous

St Jacob (24ème évêque 756-765), --> priez pour nous

St Arnould(28ème évêque, 849-871), --> priez pour nous

St Gauzelin (32ème évêque 922-962), --> priez pour nous

St Gérard (33ème évêque 963-994), --> priez pour nous

St Etienne de Lunéville (34ème évêque 994-996), --> priez pour nous

St Léon IX (38ème évêque 1026-1049), --> priez pour nous

 

 

Les martyrs des origines

 

St Denis, Rusticus et Eleuthère  (IVè siècle martyr), --> priez pour nous

St Euchaire (IVè siècle, martyr à Pompey), --> priez pour nous

St Elophe, Libaire, Menne et Suzanne (IVè siècle, martyrs de Grand), --> priez pour nous

St Don (martyr près de Dombasle à une époque inconnue), --> priez pour nous

 

 

Le temps des Pères

 

St Nicolas (IVè siècle évêque de Myre, au concile de Nicée), --> priez pour nous

St Vaast (Vè siècle, catéchiste de Clovis, évêque d'Arras), --> priez pour nous

St Firmin (Vè siècle, originaire de Toul, écolâtre de Toul, 7è évêque de Verdun), --> priez pour nous

St Gibien (ermite à Essey et Maizerais), --> priez pour nous

St Siméon (ermite à Sion), --> priez pour nous

St Venance et St Vincent de Lérins (nés à Toul), --> priez pour nous

Ste Marguerite (sœur de St Honorat de Lérins née à Toul), --> priez pour nous

Ste Reine de Pierre-la-Treiche, --> priez pour nous

Les Saints du St Mont : St Amé, St Arnould, St Romaric (moines à Rémiremont), --> priez pour nous

St Déodat (moine à St Dié), --> priez pour nous

 

 

Le Haut Moyen-Age

 

St Basle (VIè siècle, ermite et évangélisateur des campagnes de la région de Grand), --> priez pour nous

St Sigisbert (VIIè siècle, jeune roi pacifique d'Austrasie) et St Dagobert II, --> priez pour nous

 

 

Le Moyen-Age

 

Bx Jean de Vandières (Xè siècle, curé de Fontenoy puis abbé de Gorze et ambassadeur de l'empereur Otton 1er auprès du calife de Cordoue), --> priez pour nous

St Tanquille (abbé de St Evre de Toul), --> priez pour nous

St Wandrice (abbé de Montier en Der), --> priez pour nous

 

 

Les temps modernes

 

Ste Jeanne d'Arc (XVè siècle, vierge à mission politique), --> priez pour nous

Bse Marguerite de Lorraine-Vaudémont (XVIè siècle, duchesse d'Alençon, mère de famille et clarisse), --> priez pour nous

Bse Philippe de Gueldre (XVIè, duchesse de Lorraine et clarisse), --> priez pour nous

Bse Alix Le Cler (XVIIè siècle, de Remiremont, religieuse enseignante), --> priez pour nous

St Pierre Fourier (XVIIè siècle, religieux, curé, enseignant et résistant lorrain), --> priez pour nous

 

 

Le siècle des Lumières

 

Bx Antoine de Ravinel (XVIIIè siècle, de Bayon, martyr de la Révolution, 2 sept.1792), --> priez pour nous

Bx Jean-François Burté (XVIIIè siècle, de Rambervillers, Franciscain, cordelier, martyr de la Révolution, 2 sept. 1792), --> priez pour nous

Bx Frère Sébastien François (XVIIIè siècle, capucin né à Nancy, paroisse St Nicolas, Martyr des Pontons de Rochefort 1794), --> priez pour nous

Bx Gervais-Protais Brunel (XVIIIè siècle, trappiste né à Magnières, Martyr des Pontons de Rochefort 1794), --> priez pour nous

Bx Hubert Gagnot (XVIIIè siècle, carme  de Nancy, Martyr des Pontons de Rochefort 1794), --> priez pour nous

Bx Frère Uldaric Guillaume (XVIIIè siècle, frère des Ecoles Chrétiennes de Nancy, Martyr des Pontons de Rochefort 1794), --> priez pour nous

 

 

Le siècle des missionnaires dans les pays lointains XIXème et XXème siècles.

 

St Augustin Schoeffler (XIXè siècle, de Mittelbronn, élève du séminaire de Nancy puis aux Missions Etrangères de Paris, martyr au Tonkin), --> priez pour nous

Bx Martin Moye (fondateur des sœurs de la Providence de Portieux, missionnaire en Chine), --> priez pour nous

Bx Joseph Gérard (XIXè s.-1914, de Bouxières-aux-Chênes, OMI, fondateur de l'Eglise du Lesotho), --> priez pour nous

Bx Charles 1er de Habsbourg/Lorraine (1887- 1922),--> priez pour nous

Bx Charles de Foucauld (1858-1916), --> priez pour nous

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg