« J’ai découvert votre site il y a peu de temps et j’ai été très intéressé par ce que j’ai pu y lire. J’ai 26 ans, je me suis converti il y a 4 ans et j’ai beaucoup souffert des liturgies que j’ai pu voir dans beaucoup (la plupart ?) des paroisses. Des chants terriblement niais, infantilisant, le prêtre qui parle « djeuns » et dit des choses qui semblent parfois en contradiction avec ce qu’enseigne l’Eglise... etc. Un prêtre m’a dit un jour que Vatican II avait abrogé le fait de s’abstenir de communier si on avait conscience d’être en état de pêché.) Tout cela m’a beaucoup perturbé, au point que j’en suis venu à aller à la messe dans la forme « extraordinaire » (offerte par le diocèse). Ce n'est pas spécialement ce que j’aurais voulu, mais c’est le seul moyen pour moi de parvenir à vraiment me recueillir pendant la messe. J’ai cherché longtemps, et il n’y a aucune messe « ordinaire » en latin et au maître-autel dans les paroisses de mon diocèse. Il n’y a pas davantage de messes « ordinaires » en français puisque toutes offrent des particularismes locaux qui éloignent plus ou moins les célébrations des normes données par le missel de l’Eglise. J’ai lu la Constitution sur la liturgie et j’ai été surpris de voir qu’on m’avait bien souvent raconté n’importe quoi sur ce que le Concile avait demandé. J’en arrive à ma question. Existe-t-il un texte officiel qui a demandé à ce qu’on retourne les autels ? A ce que le latin soit purement et simplement banni (un ami prêtre m’a dit que son prédécesseur l’avait fait interdire) ? A ce que plus personne n’entende de grégorien alors qu’il était censé garder la première place ? Je n’ai jamais vu autant de jeunes à la messe que depuis que je vais dans cette paroisse traditionnelle. J’aimerais pouvoir assister à la même messe que celle que le Pape célèbre... mais ça m’est impossible, sans risquer de tout simplement ne plus aller à la messe. Je vous remercie d’avance pour les quelques informations que vous pourrez me donner sur ce sujet. »

 

Voici nos réponses qui se basent sur les enseignements du Concile, sur la Présentation générale du Missel romain et sur le Code de Droit canonique :

 

1. Concernant le latin, il demeure la langue privilégiée de la liturgie romaine et aucun prêtre n’a le droit de refuser qu’une messe soit célébrée dans cette langue ;

2. Concernant le chant grégorien, il doit avoir la première place dans les célébrations et aucun prêtre n’a le droit d’en interdire l’usage ou simplement de se dire défavorable à son emploi ;

3. Concernant le retournement des autels, il n’existe aucun texte obligeant à célébrer « face au peuple » ; le Missel romain actuel - dont la version française contient des erreurs de traduction - prévoit toujours que la liturgie eucharistique puisse être célébrée face à l’Orient ou face à l’abside symbolisant la Lumière venue d’Orient.

 

Pro Liturgia

« [...] L'obéissance dans l'Eglise est certainement fondamentale, mais cette obéissance doit être éclairée : c'est une obéissance filiale, une obéissance de la foi. L'obéissance [des fidèles] aux évêques, au Pape, au concile ne doit pas être passive mais véritablement illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie est de la leur communiquer et de l'entretenir. Lorsqu'il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l'Eglise sont responsables avant tout de la foi, ce n'est pas du tout une infidélité de la part des fidèles mais au contraire une marque de fidélité de critiquer et de ne pas accepter ce qu'enseigne tel prêtre ou même tel évêque ou un groupe d'évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que le Pape, les conciles, et toute la tradition des évêques jusqu'à nous ont enseigné. L'obéissance des fidèles doit donc toujours être une obéissance éclairée et une obéissance [...] qui s'adresse, à travers les hommes, au Christ seul. Et lorsque des hommes qui représentent le Christ se mettent visiblement en conflit avec Lui, avec toute la tradition de l'Eglise et avec ceux qui en sont les représentants les plus assurés aujourd'hui même, il n'y a pas à hésiter à leur respecter, à leur résister respectueusement d'abord, et s'ils ne comprennent pas ou n'acceptent pas ces critiques, à leur résister fermement et en face [...] .

 

P. Louis BOUYER, Le métier de théologien, Paris, 1979, pp. 141-142

La Basilique du Latran est la Cathédrale du Pape, Évêque de Rome. A ce titre, elle est Mère et Maîtresse de toutes les églises. Elle a été érigée par l’empereur Constantin vers 324 et a vu se dérouler, depuis seize siècles, cinq conciles. Aujourd’hui le Pape célèbre au Latran le Saint-Sacrifice de la Messe du Jeudi Saint, au cours de laquelle il renouvelle le geste du Christ lavant les pieds de ses disciples. Introït de la Messe : « Devs in loco sancto suo : Deus qui inhabitáre facit unánimes in domo : ipse dabit virtútem, et fortitúdinem plebi suæ. Ps. : Exsúrgat Deus, et dissipéntur inimíci ejus : * et fúgiant, qui odérunt eum, a fácie ejus » (« Dieu est présent dans Son lieu saint, Dieu qui nous fait demeurer ensemble dans Sa Maison ; c’est Lui qui donnera puissance et force à Son peuple. Ps. : Que Dieu se lève, et que soient dispersés Ses ennemis ; et que fuient ceux qui Le haïssent loin de Sa face ») Confiteor + Kyriale de la "Missa Mundi"

 

 

 

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• TEXTES LITURGIQUES (IN DEDICATIONE BASILICAE LATERANENSIS)

 

- Ézéchiel 47, 1-2. 8-9. 12 : La source du Temple
ou/et - 1 Corinthiens 3, 9b-11. 16-17 : Vous êtes le Temple de Dieu

- Psaume 45 : Voici la demeure de Dieu parmi les hommes

- Jean 2, 12-32 : Jésus-Christ chasse les marchands du Temple

 

 

Introït de la Messe : "Deus in loco sancto suo"

 

  

 

*** Si le 9 novembre tombe un Dimanche, l'ordre liturgique
de préséance impose que cette fête de la Dédicace "prime"
sur le Dimanche per annum. Nous ajouterons donc à la place
du Confiteor l'aspersion dominicale, la 2ème lecture et le Credo
 

« Il est nécessaire de rappeler la valeur irremplaçable qu’a pour le prêtre la célébration quotidienne de la Messe, même sans le concours des fidèles. Il la vivra comme le moment central de sa journée et de son ministère quotidien, fruit d’un désir sincère et occasion d’une rencontre profonde et efficace avec le Christ. Il mettra le plus grand soin à la célébrer avec piété et à y appliquer son esprit et son cœur. Dans une culture toujours plus sensible à la communication par les signes et par l’image, le prêtre réservera une attention adéquate à tout ce qui peut rehausser la dignité et le caractère sacré de la célébration eucharistique. Il est important, dans cette célébration, de soigner spécialement la conformité et la propreté du lieu, l’architecture de l’autel et du tabernacle, la noblesse des vases sacrés et des ornements, du chant, de la musique, le silence sacré, etc. Tous ces éléments peuvent contribuer à une meilleure participation au Sacrifice eucharistique. En effet, une attention insuffisante portée aux aspects symboliques de la liturgie, et plus encore, la négligence et la précipitation, la superficialité et le désordre en vident le sens et affaiblissent sa fonction d'accroissement de la foi. Celui qui célèbre mal manifeste la faiblesse de sa foi et n'éduque pas les autres à la foi. En revanche, bien célébrer constitue une première et importante catéchèse sur le Saint Sacrifice. Ainsi le prêtre, tout en mettant au service de la célébration eucharistique ses capacités pour la rendre vivante avec la participation de tous les fidèles, doit s'attacher au rite établi dans les livres liturgiques approuvés par l'autorité compétente, sans ajouter, enlever ou modifier quoi que ce soit. Tous les Ordinaires, les Supérieurs des Instituts de vie consacrée, les Modérateurs des sociétés de vie apostolique ont le grave devoir, en plus de donner l'exemple, de veiller à ce que les normes liturgiques concernant la célébration de l'Eucharistie soient partout fidèlement observées. Les prêtres qui célèbrent ou concélèbrent sont tenus de se revêtir des ornements sacrés prescrits par les rubriques. » (Cf. Congrégation pour le clergé, « Directoire pour le ministère et la vie des prêtres ».

 

N.B. ce document - comme beaucoup d’autres venant de Rome - n’a pas été porté à la connaissance du clergé français...

Le 31 octobre 2009, c’est-à-dire la veille du dernier jour de la campagne "40 Days for Life", ce sont plus de deux cents étudiants du Christendom College, enseignants et personnels de l’université qui se sont massés devant l’avortoir pour prier pour la vie (4 rosaires complets et un chapelet de la Divine Miséricorde : il arrive même assez fréquemment que les jeunes étudiants distribuent des chapelets aux employés de l’avortoir…). Un nombre record ! Selon Tom McFadden, directeur des admissions, présent à ce rassemblement, deux enfants à naître ont été sauvés car deux mamans venant se faire avorter et touchées par le nombre et la piété des jeunes, ont préféré rebrousser chemin

 



En lien avec le sanctuaire de Maastricht

 

 

7268.jpg1. O reinste der scheps'len, O moeder en Maagd,

Gij, die in uw armen het Jezuskind draagt

Maria, aanhoor onze vurige bêe

Geleid ons door 't leven, o Sterre der zee

O Sterre der zee, o Sterre der zee

Geleid ons door 't leven, o Sterre der zee

 

2. Bedreigen ons noodweer of storm op onz' baan

Is 't scheepj' onzer ziel in gevaar te vergaan

Bedaar, o Maria, de storm op uw bêe

Stort hoop ons in 't harte, o Sterre der zee

O Sterre der zee, o Sterre der zee

stort hoop ons in 't harte, o Sterre der zee

 

3. Maria, als gij onze schreden geleidt

Schenkt gij ons uw licht en uw zegen altijd

Dan landen wij veilig ter hemelse rêe

En danken u eeuwig, o Sterre der zee

O Sterre der zee, o Sterre der zee

en danken u eeuwig, o Sterre der zee

 

 

Ci-dessous, un extrait du témoignage d'une sœur française (msp) :

   

 

« En me guidant au Pérou, le Seigneur m’a ouvert les yeux et beaucoup appris. (…) Ce n’était pas mon plan mais c’était sa Volonté. J’ai accepté ! (…) Commençait pour moi un temps de bénédictions et de purifications. Je devais me détacher de tout : mon pays, mon confort, ma langue, mais en premier lieu mes plans. Je pensais travailler d’une certaine manière et on m’imposa une manière différente. J’étais venue pour soigner gratuitement mais je devais faire payer mes soins (un prix symbolique permettant à ces hommes et à ces femmes de retrouver une dignité) (…). Le plus marquant pour moi fut de vivre chaque jour ces paroles de Jésus : “Donnez et vous recevrez”. J’étais venue pour donner et en réalité je recevais beaucoup plus que je ne pouvais donner aux pauvres.
Jésus ouvrait mon cœur à ce pays que je considérais déjà comme le mien et à ces pauvres dans lesquelles Il se présentait à moi. (…) En janvier 2005, j'intégrai enfin la communauté des Sœurs Missionnaires Servantes des Pauvres (VIDEO EXCEPTIONNELLE, 12 MIN - SOEURS) avec la joie la plus grande de ma vie, purifiée par cette attente.
Comme future épouse du Christ je me suis vite sentie mère de tant d’enfants spirituels ; j’ai reçu le désir d’être mère et de donner ma vie avec une telle force que je me sens comblée par cette maternité spirituelle. Je vis vraiment ce que me disait un prêtre :  “La vie religieuse féminine est une assomption de la maternité”.
Mes enfants, surtout nos enfants handicapés, m’enseignent à voir en eux Jésus qui souffre en silence : Deus Iesus Patiens. (…) L’Eucharistie, au cours de la Sainte Messe et de l’Adoration Eucharistique, est le centre de nos journées et de notre vie. Ces rencontres intimes avec l’Aimé sont pour moi de véritables sources de joie et de force, le moteur et le soleil de mes journées. Nous avons aussi ces bras toujours ouverts de Jésus sur la Croix, dans tous les couloirs et coins de la maison, prêts à nous accueillir dans les difficultés. Ils sont un grand refuge et une grande leçon de la Miséricorde Infinie de Notre Dieu qui nous a aimé jusqu’à l’extrême, jusqu’à mourir pour nous sur la Croix en nous pardonnant tout : “Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.” (Lc 23, 34)
Il n’est pas possible de vivre le Paradis sur la terre parce que cette vie terrestre est précisément faite pour préparer notre future vie au Ciel. Dans ce monde il y aura toujours la croix, nécessaire pour ressembler toujours plus à Jésus et pour gagner la sainteté. Mais celui qui fait la Volonté de Dieu reçoit une pluie de grâces faisant fleurir joie et force (...). “Quitte tout et tu trouveras tout” dit l’Imitation de Jésus-Christ, notre règle de vie. Je peux en témoigner puisqu’en laissant tout j’ai trouvé le Tout : mon Dieu, mon Seigneur. Avec Lui on ne manque de rien ni de personne.
“En vérité, je vous le dis, nul n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs, à cause de moi et à cause de l’Évangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maisons, frères, sœurs, mère, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.”  (Mc 10, 29 à 31).

« Je reviens de Saint-Raphaël (Var) et plus précisément de la Basilique (mineure) de Saint-Raphaël : N.D. de la Victoire. Voici ce que j'ai pu observer :

 

- cette paroisse de ville est placée sous la direction de prêtres de la Communauté St-Martin ;

- on y célèbre chaque jour la messe grégorienne complète (il manque seulement le Psaume de Communion) suivant le Missel typique 2002. L’assistance est relativement nombreuse : de 30 à 50 personnes en semaine (à 19h00) et de 150 à 200 personnes le dimanche (à 19h.). Le Propre grégorien est assumé par les six prêtres présents et l'Ordinaire (dont notamment le Kyriale XI des dimanches "per annum") est alterné entre le chœur des prêtres et l'assemblée. Le célébrant se tient alors « dos au peuple » ;

- toujours en grégorien, à 7h00 on y chante les Laudes et à 19h00 les Vêpres suivant les « Heures Grégoriennes » éditées par la Communauté St-Martin ;

- la grand-messe est, quant à elle, célébrée en « frantin » (français-latin). En français : l’entrée, le psaume responsorial, le chant après la communion et en latin/grégorien, les pièces du Kyriale.

- les messes du matin (8h00 en semaine et 9h00 le dimanche sont aussi célébrées en « frantin ». Le célébrant est alors généralement « face au peuple » ;

- après chaque messe, on ajoute un motet ou cantique « bien connu »à la Vierge, patronne du lieu (Salve Regina, etc.).

 

Cependant, dans ces assistances relativement nombreuses, on déplore la présence d’un grand nombre de « touristes », en l'occurrence des personnes peu formées à la religion et qui ne savent pas « se tenir », notamment pour recevoir la communion. De nombreuses personnes, visiblement non pratiquantes, viennent aussi régulièrement visiter la basilique et brûler un cierge acheté sur place. Il convient de relever le haut niveau des célébrations (gestes, déplacements, chants grégoriens, homélies, etc.). On peut seulement déplorer - parfois - un manque de justesse dans le chant, sans doute à cause de la distance relativement grande qui sépare le chœur de l’orgue. Conclusion : étant donné la situation globale et le niveau de formation chrétienne (théologique et liturgique) assez conforme à la moyenne nationale de France (très faible), l’offre des prêtres de la Communauté Saint-Martin semble bien adaptée à la demande générale. De fait, une messe suivant la forme « extraordinaire » n'ajouterait pas grand chose à la situation déjà existante, peu de personnes pouvant, en effet, distinguer les deux « rites » grégoriens, comme l’avait souligné en son temps le Cardinal Ratzinger. A signaler : la Mairie de Saint-Raphaël est très favorable à la paroisse comme aussi le Vatican, qui a délégué dernièrement l'un de ses cardinaux lequel ne s'est guère gêné de le signifier publiquement à Mgr Rey, Ordinaire du lieu. » (Pour accéder au site de la paroisse N.D. de la Vicatoire, cliquer ici.)

 

• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXXII "PER ANNUM")

 

- Sagesse  6, 12-16 : La Sagesse vient à la rencontre de ceux qui la cherchent

- Psaume 63, 2 : Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu

- 1 Thessaloniciens 4, 13-18 : L'espérance devant la mort

- Matthieu 25, 1-13 : "Voici l'époux, sortez à sa rencontre"

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXXII "PER ANNUM")

 

- 1 Roi 17, 10-16 : Le prophète Élie et la veuve de Sarepta

- Psaume 146, 5 : Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai

- Hébreux 9, 24-28 : L'Unique Saint-Sacrifice Parfait du Christ

- Marc 12, 38-44 : L'aumône de la pauvre veuve face aux scribes

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA XXXII "PER ANNUM")

 

- 2 Maccabées 7, 1-2 ; 9-14 : Sept frères : l'espérance de la résurrection

- Psaume 17, 1 : Le jour viendra, Seigneur, où je m'éveillerai en ta présence

- 2 Thessaloniciens 2, 16 à 3, 5 : Exhortation à la persévérance

- Luc 20, 27-38 : Les morts ressusciteront

 

 

 

Introït de la Messe : "Intret orátio mea"

(Chorale Saint-Louis d'Antin, 10/11/13)

Alléluia : "Qui posuit fines" (années B et C)

(Chorale Saint-Louis d'Antin, 10/11/13)

 

 

 

 
 


  

 

 

Prière à Notre-Dame du Suffrage : « Notre-Dame du Suffrage, pleins de confiance, nous venons nous joindre à votre prière en faveur de nos défunts ! Vous avez pleuré au pied de la Croix où Jésus mourait pour nous sauver. Vous comprenez notre peine. Que votre compassion nous soutienne dans l’épreuve de la séparation. Vous avez connu la joie de la Résurrection de Jésus. Vous êtes aujourd’hui auprès de Lui dans la Gloire de Dieu. Mais, vous êtes l’Immaculée et nous sommes pécheurs. Nous implorons Votre maternelle affection pour nos défunts. Veuillez les accompagner devant le Seigneur et priez avec nous pour le pardon de leurs péchés. Que par Votre intercession le feu de l’Amour Divin les purifie. Que leur soient accordées les grâces du Sacrifice de Votre Fils. Qu’ils puissent ainsi entrer dans le lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix. Notre-Dame du Suffrage, accueillez dans Votre tendresse notre prière filiale. Unis à Vous, avec nos défunts, nous chanterons pour l’éternité l’Hymne céleste de louange à la gloire du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Amen » (Mgr Jean Cadilhac, 1998).

 
 
 
 
Pour ne pas brûler dans les flammes, prends ma défense,
ô Sainte Vierge Marie, au grand jour du Jugement !
 
 


Traditionnellement, le Samedi après
la Solennité de la Toussaint, l'Eglise nous invite a intensifier nos prières en ce jour de la semaine consacré à la Sainte Vierge, en L'invoquant plus spécialement sous le titre de "Notre-Dame du Suffrage". Pour aider nos défunts se trouvant actuellement dans les entrailles du Purgatoire, l’Eglise nous invite a demander avec ardeur cette aide du suffrage (du latin "suffragium" = "recommandation"). Le suffrage le plus précieux que l’on puisse faire consiste à offrir le Saint-Sacrifice de la Messe pour les "saintes âmes du Purgatoire". Nous pouvons aussi par nos prières, nos actes de charité, nos sacrifices, nos aumônes, nos intercessions, nos mortifications et par les indulgences de l’Eglise soulager les âmes souffrantes du Purgatoire. En les leur procurant, nous ressemblons au bon samaritain qui, selon la parabole évangélique, conduit à l'hôtellerie, sur sa propre monture, le blessé gisant au bord du chemin par où il est passé. Ceux qui ont eu le souci d'aider les âmes du Purgatoire, s'entendront dire au dernier jour par Jésus Lui-même : « J'étais en prison, et vous m'avez visité ! ». Cette pratique du "suffrage" est une application du Dogme de la Communion des Saints, en vertu duquel nous sommes membres les uns des autres et pouvons satisfaire les uns pour les autres. Quel beau rôle de notre Mère, l'Eglise Pérégrinante ! Elle vient au secours de l’Eglise Souffrante ! Elle aide les âmes - selon le mot de Dante - « à devenir saintes et à se faire belles » !

Depuis plusieurs années il n'y a plus, dans les séminaires de France, de formation théologique solide pour les futurs prêtres. Parallèlement, dans bien des paroisses, il n'y a plus de catéchisme solide pour les jeunes. Résultat : chacun se fait "sa" religion. En observant bien le fonctionnement des diocèses, il apparaît clairement aujourd'hui que ce ne sont désormais que quelques laïcs imbibés de l'esprit soixante-huitard (donc, complètement déformés au niveau doctrinal et liturgique) qui contrôlent tout et tirent les ficelles. Au point que dans certaines paroisses, un nouveau prêtre nommé par l'évêque ne pourra venir que si les laïcs qui composent l'équipe "d'animation" pastorale [oui, le Saint-Sacrifice de la Messe est devenu une "animation" pour ces personnes] sont d'accord. Et gare au prêtre qui n'accepte pas cette situation le forçant à se plier aux exigences d'une petite poignée de fidèles laïcs qui s'imaginent représenter la totalité de la paroisse : ce groupe de laïcs ira voir le vicaire épiscopal qui ira trouver l'évêque... qui préfèrera évincer le prêtre plutôt que de risquer d'avoir à affronter deux ou trois "mamies-bigoudis" surexcitées qui, avec l'appui de vicaires épiscopaux peu formés sur le plan pastoral et théologique, forment un véritable magistère parallèle au sein des diocèses. Dans un tel contexte, la doctrine catholique n'est plus enseignée et le Pape n'est plus écouté; le sacerdoce ministériel lui-même est remis en cause par des personnes qui se disent "catholiques", et la célébration des sacrements n'est assurée que lorsqu'elle peut devenir l'occasion de valoriser les membres des équipes liturgiques qui participent activement à la démolition de la célébration de la foi. Un exemple parmi d'autres de cette situation : dans le diocèse de Strasbourg, tous les vicaires épiscopaux et tous les responsables de la liturgie !!!!!! ont été cooptés parmi les prêtres imbibés de l'esprit de mai 68 (anti-romain) et n'ayant eu aucune formation théologique solide. Dans un tel contexte, les prêtres qui, par fidélité aux enseignement magistériels, font cavalier seul et refusent de suivre les orientations pastorales mises en place par les groupes de pression cités plus haut, sont peu à peu évincés et privés du droit d'exercer un ministère. Dans ce contexte, le sacerdoce ministériel disparait pour être peu à peu remplacé par une fonction ministérielle exercée par délégation d'une communauté paroissiale donnée : c'est la mise en place d'une Eglise de type luthérien. Ici comme en beaucoup d'autres endroits, le ras-le-bol de certains prêtres dont on est sûrs qu'ils sont catholiques atteint un degré qui devrait - normalement ! - inquiéter les évêques diocésains.


Introït de la Messe : "Requiem aeternam"




"Lux aeterna"


nocomment.jpgLa plupart des messes célébrées dans nos paroisses sont passablement éloignées de la liturgie restaurée à la suite de Vatican II. Et soutenir le contraire serait mensonger. En veut-on une preuve ? Il suffit de lire ce que dit le Missel romain actuel au n°24 : « [Le célébrant] se souviendra (...) qu’il est le serviteur de la liturgie et qu’il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe. »  Ce passage qui ne saurait être plus clair, laisse clairement entendre qu’il ne devrait y avoir aucune différence sensible d’une messe à l’autre. Or... Il est vrai que le même Missel parle de « possibilités d’adaptations ». Que faut-il entendre par là ? Les « possibilités d’adaptation » dont il question - et qui sont fort peu nombreuses dans le Missel - ne sont en aucun cas des autorisations d’improviser. Adapter, c’est chercher à faire du mieux qu’on peut en fonction de circonstances particulières qui ne permettent pas de déployer toute la richesse des rites. Ça ne doit pas aller au-delà. Alors demeure cette question : comment se fait-il qu’une majorité de célébrants - souvent évêques en tête, comme le déplorait le Cardinal Ratzinger - ajoutent, enlèvent et changent des parties de la liturgie ? La réponse est simple : c’est parce qu’ils désobéissent. Et ils désobéissent parce lorsqu’ils étudiaient dans les séminaires diocésains (VIDEO INA), on les a persuadé qu’il fallait désobéir ; on les a même obligé à désobéir ! Un séminariste était contraint par ses Supérieurs de désobéir s’il voulait être ordonné prêtre, s’il voulait échapper à un stage de « formation » en paroisse dont on savait qu’il ne reviendrait jamais. Beaucoup ne sont d'ailleurs plus revenus et ne sont restés dans les séminaires que des jeunes immatures (cf. Mgr Gaidon) qui, devenus ces prêtres, se comportent comme d'éternels adolescents (cf. Mgr Aillet et Mgr Anatrella).

 

Dans les séminaires de France, il a été longtemps formellement interdit - avec l’aval des évêques - de suivre le Missel romain : la liturgie se devait d’être évolutive et improvisées pour rester au diapason de la théologie progressiste, de l’exégèse bultmanienne, de la pastorale imprégnée d’idée gauchisantes puisées dans les thèmes chers à l’ « Action Catholique Ouvrière », du « complexe anti-romain » (Paul VI)... Les liturgies « adaptées », « trafiquées », « bêtifiantes », « infantilisantes »... sont donc devenues la norme pour toute une génération de prêtres qui les ont imposées à des paroisses entières que fréquentent aujourd’hui des fidèles habitués à ces messes aléatoires célébrées sans tenue ni dignité. Cessons une fois pour toutes de dire que l’effondrement de la liturgie est un résultat du Concile : l’effondrement de la liturgie - qui est un fait que personne ne peut nier - trouve sa source uniquement dans le manque de formation d’un clergé devenu totalement inconséquent. Il trouve aussi sa source dans une rébellion contre toute autorité. Cette rébellion existait déjà bien avant le Concile, mais elle était rampante, sourde, dissimulée sous les apparences d’une liturgie en latin et en dentelles réglée comme du papier à musique... Cette rébellion a profité de Vatican II pour éclater et se révéler au grand jour... sous les yeux ébahis de quelques évêques d’un autre siècle incapables de comprendre pourquoi l’Eglise se mettait soudain à tousser. Répétons-le : le problème de la liturgie actuel est un problème de formation défectueuse tout autant que d’autorité contestée par les uns et pas exercée par les autres. En aucun cas un problème « conciliaire ».

 

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