Saints / Bienheureux

Jeudi 25 décembre 2008
Diacre et premier martyr de l'Eglise...
 
 


On ignore si Saint Étienne fut disciple de Jésus-Christ ou s'il fut converti par les prédications des Apôtres, mais il est certain qu'il se fit promptement remarquer par ses vertus, et mérita d'être le chef des sept diacres élus par les Apôtres pour les aider dans les fonctions secondaires de leur ministère. Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre lui attribue cinq plénitudes. Il était plein de foi, parce qu'il croyait fermement tous les mystères et qu'il avait une grâce spéciale pour les expliquer. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de Dieu. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du Saint-Esprit, qu'il avait reçu au cénacle par l'imposition des mains des Apôtres. Tant de vertus ne tardèrent pas à produire dans Jérusalem d'abondants fruits de salut. Étienne, élevé à l'école de Gamaliel, dans toute la science des Juifs, avait même une autorité spéciale pour convertir les prêtres et les personnes instruites de sa nation. Ses miracles ajoutaient encore au prestige de son éloquence et de sa sainteté. De tels succès excitèrent bientôt la jalousie. On l'accusa de blasphémer contre Moïse et contre le Temple. Étienne fut traîné devant le Sanhédrin et répondit victorieusement aux attaques dirigées contre lui. Il prouva que le blasphème était du côté de ses adversaires et de ses accusateurs ! A ce moment le visage du saint diacre parut éclatant de lumière comme celui d'un ange. Mais il avait affaire à des obstinés, à des aveugles. Pour toute réponse à ses paroles et au prodige céleste qui en confirmait la vérité, ils grinçaient des dents contre lui et se disposaient à la plus noire vengeance. Afin de rendre leur conduite plus coupable, Dieu fit un nouveau miracle; le ciel s'entr'ouvrit et le Saint, levant les yeux en haut, s'écria avec ravissement : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu ». A ces mots ses ennemis ne se contiennent plus; ils poussent des cris de mort, entraînent le martyr hors de la ville et le lapident comme un blasphémateur. Étienne, calme et souriant, invoquait Dieu et disait: « Seigneur, recevez mon esprit ! Seigneur, ne leur imputez point ce péché ». Saul, le futur Saint Paul, était parmi les bourreaux. « Si Saint Étienne n'avait pas prié, dit Saint Augustin, nous n'aurions pas eu Saint Paul ! ».



Liens :
Poème en l'honneur de Saint Etienne Protomartyr
+ « Aujourd’hui, nous célébrons la passion triomphale du soldat » (Saint Fulgence)


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 23 décembre 2008

Fille du roi Louis XV :

 

 

  

Madame Louise de France est la plus jeune fille du roi Louis XV et de Marie Leszczyńska. Née le 14 juillet 1737 à Versailles, elle est élevée à l'abbaye de Fontevraud. Elle s'y fit remarquer par son esprit mais aussi par son orgueil. Elle n'hésita pas à réclamer que les personnes à son service se lèvent quand elle entrait dans une pièce par ce qu'elle était la fille du roi. À quoi il lui fut répondu par sa préceptrice : « Et moi, Madame, je suis la fille de votre Dieu ». Elle revint à la cour en 1750 à l'âge de 13 ans. Elle resta toujours une princesse à part, fuyant le monde, cherchant réconfort et courage dans la religion. Louis XV eut plusieurs projets de mariage pour elle, mais aucun ne vit le jour. En 1748 par exemple, alors que Louise était encore à Fontevraud, la rumeur prétendait que son père lui destinait le prince Charles Édouard, prétendant Stuart au trône anglais. Madame Louise déclara alors : « N'ai-je pas sujet d'être bien inquiète puisqu'on me destine un époux, moi qui n'en veux d'autre que Jésus-Christ ? ». En 1770, alors que la cour prépare le mariage du dauphin, futur Louis XVI et de Marie-Antoinette. à la stupéfaction générale, Louise sollicita de son père l'autorisation de se faire carmélite. Sa phrase : « Moi carmélite, et le roi tout à Dieu » témoigne de sa croyance sincère et de sa volonté d’expier les adultères de son père. Elle prit l'habit le 10 octobre 1770 et prononça ses vœux le 12 septembre 1771 au carmel de Saint-Denis, le "plus pauvre carmel de France" d'après la rumeur, où la règle passait pour très rude. Madame Louise s'épanouit dans ce lieu saint, dont elle devint la prieure de 1773 à 1779, puis de 1785 jusqu'à sa mort le 23 décembre 1787. Ses derniers mots furent : « Au paradis ! Vite ! Au grand galop ! ».

 

En 1873, le pape Pie IX l'a déclarée Vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin.


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 20 décembre 2008
Prêtre jésuite - Mémoire obligatoire :

Pierre Kanijs (Canisius) est né le 8 mai 1521 à Nimègue, au moment où les apostats de la Réforme s'étendaient progressivement sur l'Europe. Les solides études qu'il fit à Cologne affermiront davantage ses convictions catholiques et lorsqu'il rencontre Pierre Favre, compagnon de Saint Ignace de Loyola, il se décide à entrer dans la Compagnie de Jésus. Il passera désormais toute sa vie à lutter contre l'influence de Luther et de Melanchthon. Il prêche dans son pays, puis en Allemagne et en Suisse, contre les hérésies protestantes. Il traduira les Pères de l'Eglise trop oubliés à l'époque et auxquels Luther ne veut se référer à aucun prix. Il rédige aussi un catéchisme qui connaîtra un succès fabuleux. Les Pères du Saint Concile de Trente font appel à ses compétences. Conscient des faiblesses de l'Eglise catholique, il est convaincu que le renouvellement de l'Eglise doit passer par la lutte contre l'ignorance du clergé et des fidèles. A l'époque où l'imprimerie n'engendre que la méfiance, il en use abondamment : "Le progrès doit être mis au service de Dieu". Il rendra son dernier souffle à Dieu le 21 décembre 1597 à 76 ans en la ville de Fribourg.

Il a été béatifié en 1864 par Pie IX et proclamé "Docteur de l'Eglise" en 1925 par Pie XI.

 


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 14 décembre 2008

Poète et évêque de Poitiers…

 
 
   
Il est né vers 530 à Ceneda près de Trévise, en Italie. Il consacra sa jeunesse à l’étude de la grammaire, de la poésie, du droit et de l’éloquence. Guéri d'une maladie des yeux après des prières à Saint Martin de Tours, il part en 565 en pèlerinage au tombeau du Saint Evêque, choisissant des détours par Metz et l'Austrasie. Il est accueilli royalement par le roi Sigebert 1er et sa femme, la reine Brunehilde. C’est aux fêtes du mariage de Sigebert et Brunehilde à Metz que Saint Venance Fortunat réjouit les oreilles des convives par un poème lyrique en vers latins, où il fait de Brunehilde une nouvelle Vénus et de Sigebert un nouvel Achille. De la même voix qui a chanté Brunehilde et déploré en vers si touchants la mort de sa sœur la reine Galswinthe, traîtreusement assassinée par Chilpéric, il n’hésite pas à louer les vertus royales de Frédégonde. Il continue son voyage par une halte à Paris où il fit la connaissance de l'évêque Germain, (dont il écrivit les mémoires par la suite) ainsi que du roi Caribert fils de Clotaire 1er. Il fera une halte à Tours auprès de l’évêque Euphrone et deviendra l'ami de Saint Grégoire de Tours. Plus tard, Fortunat s’attacha à la reine Sainte Radegonde, veuve de Clotaire 1er qui l’engagea à se fixer à Poitiers où cette princesse avait fondé l’abbaye Sainte-Croix. (il deviendra son aumônier et son père spirituel). Il se rendra par la suite sur la tombe de Saint Hilaire. A la mort de Sainte Radegonde en 584, Fortunat accompagne Saint Grégoire de Tours à Metz à la cour du roi Childebert II successeur du roi Sigebert 1er. En 576, le poète fut ordonné prêtre et en 599 fut ordonné évêque de Poitiers. Il mourut en l’an 609.
 
 
 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 13 décembre 2008

Religieux carme - Prêtre :

 

 

 


« Aimer, ce n'est pas éprouver de grandes choses, c'est connaître un grand

dénuement et une grande souffrance pour l'Aimé »


 


Un jour qu'il priait Notre-Seigneur de lui faire connaître sa vocation, une voix intérieure lui dit : « Tu entreras dans un Ordre religieux, dont tu relèveras la ferveur primitive ». Il avait vingt et un ans quand il entra au Carmel, et dépassa de beaucoup tous ses frères, tout en cachant ses œuvres extraordinaires. Il habitait un réduit obscur, mais dont la fenêtre donnait dans la chapelle, en face du Très Saint-Sacrement. Il portait autour du corps une chaîne de fer hérissée de pointes, et par-dessus cette chaîne un vêtement étroit et serré, composé de joncs enlacés par de gros nœuds. Ses disciplines étaient si cruelles, que le sang jaillissait en abondance. Le sacerdoce (1568) ne fit que redoubler son désir de la perfection. Il songeait à s'ensevelir à la Chartreuse, quand Sainte Thérèse, éclairée de Dieu sur son mérite, lui confia ses projets de réforme du Carmel et l'engagea à se faire son auxiliaire. Jean se retira dans une maison étroite, pauvre, insuffisante, et commença seul un nouveau genre de vie, conforme aux Règle primitives de l'Ordre du Carmel. Peu de jours après, il avait deux compagnons : la réforme était fondée. Ce ne fut pas sans tempêtes qu'elle se développa, car l'enfer sembla s'acharner contre elle, et tandis que le peuple vénérait Jean comme un Saint, il eut à souffrir, de la part de ceux qui auraient dû le seconder, d'incroyables persécutions, les injures, les calomnies, jusqu'à la prison. Pour le consoler, la Sainte Vierge lui apparut et lui annonça sa délivrance prochaine; en effet, quelques jours après, il se trouva, sans savoir comment, au milieu de la ville de Tolède. Dieu le récompensa de ses épreuves par des extases fréquentes. Sainte Thérèse l'appelait un homme tout divin. Il écrivit des ouvrages spirituels d'une élévation sublime. Une colombe le suivait partout, et une odeur suave s'exhalait de son corps.
 
Au moment de sa mort (le vendredi 13 décembre 1591), son prieur lui lisait le Cantique des cantiques et un globe de feu brillant comme un soleil entoura son corps. Il a été béatifié en 1675 par Clément X et canonisé le 27 décembre 1726 par Benoît XIII. Le Pape Pie XI l'a proclamé "Docteur de l'Église", le 24 août 1926.
 
 
 
 
 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 5 décembre 2008

Saint Nicolas est fêté dans l'Est de la France (Alsace-Lorraine), mais aussi en Belgique, Luxembourg, Nederland, Allemagne, Pologne et Autriche. Il fait le tour des villes pour récompenser les enfants sages. Il visite les écoles maternelles, distribue des friandises aux enfants (du pain d'épices et des oranges) et se voit remettre les clés de la ville par le maire...

 

 
 

« Neige de Saint-Nicolas donne froid pour trois mois »

 

 
 
Saint Nicolas est né à Patara en Lycie, vers 270 de parents très chrétiens. Jeune homme, il apprit qu'à cause de la pauvreté, un voisin n'arrivait pas à marier ses filles et risquait de devoir les vendre. De nuit, Nicolas jeta par la fenêtre des bourses d'or, et ainsi les filles purent se marier. Élu évêque de Myre, sur une indication expresse de Dieu, il fut un évêque modèle. Lors des dernières grandes persécutions de Dioclétien contre les Chrétiens, il fut jeté en prison pour décourager le peuple, et laissé 7 ans loin de son Eglise. La Tradition rapporte qu'il était présent parmi les 318 évêques du 1er Concile Œcuménique de Nicée. Un prêtre hérétique, Arius, prétendait que Jésus-Christ n'était pas vraiment Dieu, et Saint Nicolas, habituellement doux, le gifla. Sur son lit de mort, il déclara aux fidèles présents : « Lorsque je serai au Ciel, je veux d'abord aller voir la Mère de Dieu, que j'ai tant priée ici bas. Et puis je veux revenir sur terre pour faire le bien et aider ». Des anges vinrent accueillir l'âme de Nicolas le 6 décembre 345.

Peu de Saints ont opéré autant de miracles que Saint Nicolas. Par exemple, il apparaîtra à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de remettre en liberté trois innocents qui devaient être exécutés le lendemain. Il se montra, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours... etc. Le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce est sans doute le plus connu.

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 3 décembre 2008
Saint Jean Damascène, ainsi nommé parce qu'il naquit à Damas, en Syrie, est le dernier des Pères grecs et le plus remarquable écrivain du huitième siècle…
 
 
 
 
 

Jean naît, vers 650, dans une riche famille arabe et chrétienne de Damas, les Mansûr, dont les hommes occupent des postes officiels, tant sous les empereurs byzantins que, à partir de 636, sous les califes. Compagnon d'enfance du futur calife omeyyade Yazid Ier, il reçoit, avec son frère adoptif, Cosmas, une bonne éducation à la fois grecque et arabe. A la mort de son père, il fut choisi par le calife comme ministre et comme gouverneur de Damas. Dans ces hautes fonctions de grand vizir, il fut, par la suite d'une vile imposture et d'une basse jalousie, accusé de trahison car il ne voulait pas apostasier sa Foi en Jésus-Christ. Le calife, trop promptement crédule, lui fit couper la main droite. Jean, ayant obtenu que cette main lui fût remise, se retira dans son oratoire, et là il demanda à la Sainte Vierge de rétablir le membre coupé, promettant d'employer toute sa vie à glorifier Jésus et Sa Mère par ses écrits : « Très pure Vierge Marie qui avez enfanté mon Dieu, vous savez pourquoi on m'a coupé la main droite, vous pouvez, s'il vous plaît, me la rendre et la rejoindre à mon bras. Je vous demande avec instance cette grâce pour que je l'emploie désormais à écrire les louanges de votre Fils et les vôtres ». La Vierge lui apparaît pendant son sommeil et lui dit : « Vous êtes maintenant guéri, composez des hymnes, écrivez mes louanges, accomplissez ainsi votre promesse ». Il s'éveilla, vit sa main droite jointe miraculeusement au bras presque sans trace de séparation. Le calife, reconnaissant, à ce miracle, l'innocence de son ministre, lui rendit sa place. Mais bientôt Jean, après avoir distribué ses biens aux pauvres, se retira au monastère de Saint-Sabas, où il brilla par son héroïque obéissance.
Ordonné prêtre en 735 par Jean V (Patriarche de Jérusalem), il accomplit sa promesse à la Sainte Vierge en consacrant désormais le reste de ses jours à la défense de sa religion et à la glorification de Marie. Il fut, en particulier, un vigoureux apologiste du culte des saintes images, si violemment attaqué, de son temps, par les Iconoclastes. Ses savants ouvrages, spécialement ses écrits dogmatiques, lui ont mérité le titre de "Docteur de l'Église". Il a été, par sa méthode, le précurseur de la méthode théologique qu'on a appelée Scholastique. Ses nombreux et savants ouvrages lui laissaient encore du temps pour de pieux écrits. Sa dévotion envers la Très Sainte Vierge était remarquable. Il L'appelait des noms les plus doux. A Damas, Son image avait occupé une place d'honneur dans le palais du grand vizir, et nous avons vu par quel miracle il en fut récompensé. Les discours qu'il a composés sur les mystères de Sa vie, et en particulier sur Sa glorieuse Assomption, font assez voir comment il était inspiré par Sa Divine Mère. Ses immenses travaux ne diminuèrent point sa vie.
 
Il est mort le 4 décembre 749 à Mar-Saba. Il a été déclaré de manière quasi-immédiate "Vénérable" en 787 par le concile de Nicée II et "Docteur de l'Eglise" par le Pape Léon XIII en 1890.
 
 
 
 
 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 2 décembre 2008

Patron de la Mongolie, des missionnaires et des marins d'Orient…

 
 
 
 
 
Né dans une famille noble de Navarre, il fit des études de théologie à la Sorbonne, logeant au collège Sainte-Barbe. Il y rencontra Pierre Favre et Saint Ignace de Loyola, le fondateur de l'ordre des Jésuites. Il participa à la fondation de la Compagnie de Jésus en 1534. Il entra lui-même dans le nouvel ordre, et fit vœu, en 1534, d'aller travailler à la conversion des "infidèles". Passionné par les missions, il fut ordonné prêtre en 1537. En 1540, à la demande de Jean III de Portugal, il fut envoyé par Paul III évangéliser les peuples des Indes orientales. Il partit en bateau en avril 1541 et débarqua à Goa le 6 mai 1542. Il alla ainsi jusqu'à Taiwan. (la bulle de canonisation de 1623 parle même des Philippines !). Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout. Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre. En 1545, il partit pour Malacca. De là, il se rendit aux Moluques, où il jeta les bases d'une mission à Ambon, Morotai et Ternate en 1546 et 1547. A Malacca, François Xavier avait rencontré des Japonais, ce qui lui donna l'idée d'évangéliser également le Japon. Il y débarque en août 1549, à Kagoshima.
 
Il mourut le 3 décembre 1552 après être tombé malade pendant un voyage en bateau de Malacca jusqu'à l'île de Sancian. Il fut canonisé le 12 mai 1622, en même temps qu' Ignace de Loyola et de Sainte Thérèse d'Avila par Grégoire XV. Le décès de ce dernier empêcha la bulle d'être promulguée avant 1623. Le corps de François Xavier repose dans l'église jésuite de Goa.
 
 
 
 
 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 1 décembre 2008

Ermite - Martyr (1858 - 1916) : 

 

 

Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire. Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu :  « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ». De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui ». Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation :  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth. Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, « les plus délaissés, les plus abandonnés ». Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, « le frère universel ». Il voulait « crier l'Évangile par toute sa vie » dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. « Je voudrais être assez bon pour qu'on dise : Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ».

 

Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé son ermitage. Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres. Après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres. Le 24 avril 2001, le Pape Jean-Paul II approuve le décret d'héroïcité des vertus du Père de Foucauld qui devient ainsi Vénérable. Il a été béatifié le 13 novembre 2005 par Benoît XVI.

 

 

Liens : Charles de Foucault, la sainteté au cœur de la fragilité + Lettre de l’Abbaye Saint Joseph de Clairval (Dom Antoine Marie, osb) sur le Bienheureux Charles de Foucault + Charles de Foucault ou le Rayonnement Eucharistique, par le Père Florian Racine (Apostolat de l'Adoration Perpétuelle) +Mon Père (Renouveau)


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 28 novembre 2008
Saint André, frère de Saint Pierre, est le premier des Apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après Son Baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-Moi, Je vous ferai pêcheurs d'hommes »…
 
 
 
 
 
 
"Neige de Saint André peut durer cent jours" 
"A la Saint André, la terre retournée, le blé semé, il peut neiger"
 
 
 
 
Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin (Mer Noire). Les prêtres de l'Achaïe prirent soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix, il disait : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix ». Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son Apôtre et menace de mort le proconsul. André calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat. Le lendemain, menacé de nouveau, il ajouta : « Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs. Mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ ». Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l'Apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la Croix, il s'écria d'une voix forte : « Je vous salue, ô Croix consacrée par le Sacrifice du Sauveur. Vos perles précieuses sont les gouttes de Son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. O bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m'a sauvé ».
 
Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d'une forme particulière, appelée depuis "Croix de Saint-André". Le Saint, du haut de sa Croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l'âme. Au 4ème siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au 15ème siècle au Vatican, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 28 novembre 2008
Religieuse des Filles de la Charité…
 
 

 

« Aimez bien votre Mère du ciel, prenez-La pour modèle,

c'est la plus sûre garantie du ciel »

 

 

 

Neuvième enfant d'une famille de dix-sept, Catherine Labouré vint au monde le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d'Or. A neuf ans, elle perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l'embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n'ai plus de maman; soyez Vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! ». En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Catherine Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au Séminaire des Filles de la Charité. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la messe, Notre-Seigneur Se manifestait à elle. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l'intermédiaire de son ange gardien. Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de Saint Vincent de Paul (dans le calendrier liturgique de l’époque, NDLR), elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. ». Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant. Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt le froufrou d'une robe de soie. La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle. Lors de la deuxième apparition, le 27 novembre 1830, la Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe. Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C'est l'image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent », et pour expliquer les anneaux qui ne projettent pas de rayons, elle ajouta : « C'est l'image des grâces que l'on oublie de me demander ». Sainte Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la Médaille Miraculeuse de par le monde.

 

Le 31 décembre 1876, elle trépassa à l'âge de soixante-dix ans. Cinquante-six ans après son décès, lors de son exhumation en 1933, son corps fut retrouvé parfaitement conservé. Il est maintenant conservé dans un cercueil de verre à la Chapelle de la médaille miraculeuse au 140 de la rue du Bac, à Paris. Catherine a été canonisée le 27 juillet 1947 par le pape Pie XII.

 

 

 

Lien : Lettre de l’Abbaye Saint Joseph de Clairval (Dom Antoine Marie, osb) sur Sainte Catherine Labouré


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 22 novembre 2008
Cécile vient de lys du ciel ! Elle fut un lys céleste par la pudeur de virginité. Elle posséda la blancheur de pureté, la verdeur de conscience et l’odeur de bonne réputation. Elle fut la voie des aveugles, par les exemples qu'elle offrit…
 
 
 
 
 
C'est sous l'empereur Alexandre Sévère que souffrit cette jeune Sainte, l'une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne et du martyre. Fille d'un illustre patricien sicilien, seule chrétienne de sa famille, bien qu'elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, la lecture des Livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon, mais païen. Au moment où ses noces devaient être célébrées, elle portait, sur sa chair, un cilice que recouvraient des vêtements brodés d'or. Et pendant que le chœur des musiciens chantait, Cécile chantait aussi dans son cœur, à celui qui était son unique soutien, en disant : « Que mon cœur, Seigneur, et que mon corps demeurent toujours purs, afin que je n'éprouve point de confusion. » Elle passa, dans la prière et le jeûne, deux ou trois jours, en recommandant au Seigneur ses appréhensions. Enfin, arriva la nuit où elle se retira avec son époux dans le secret de l’appartement nuptial. Elle adresse alors ces paroles à Valérien : « O jeune et tendre ami, j'ai un secret à le confier, si tu veux à l’instant me jurer que tu le darderas très rigoureusement. » Valérien jure qu'aucune contrainte ne le forcera à le dévoiler, qu'aucun motif ne le lui fera trahir. Alors Cécile lui dit : « J'ai pour amant un ange de Dieu qui veille sur mon corps : avec une extrême sollicitude. S'il s'aperçoit le moins du monde que tu me touches, étant poussé par un amour qui me souille, aussitôt il te frappera, et tu perdrais la fleur de ta charmante jeunesse ; mais s'il voit que tu m’aimes d'un amour sincère, il t'aimera comme il m’aime, et il te montrera sa gloire ».Troublé, Valérien répondit : « Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet Ange ». Cécile répondit : « Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le Baptême des chrétiens, tu pourras voir l'Ange qui veille sur moi ». Valérien accepta la condition, se rendit près de l'évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le Baptême et revint près de Cécile. Près d'elle, il aperçut un Ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lys, et qui posa l'une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l'autre sur la tête de Valérien, et leur dit : « Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel ».
 
Valérien avait un frère nommé Tiburce. Au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien. Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession de leur foi et eurent la tête tranchée. Quant à Cécile, elle comparut devant le tribunal du préfet de Rome qui la laisse mourir dans la salle de bains. Dieu renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise (voir le Livre du prophète Daniel, chapitre 3). Le bourreau vint pour lui trancher la tête, mais, par 3 fois, il le fit si maladroitement, qu'elle ne mourut que trois jours après.

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 17 novembre 2008

Martyre de la pureté - Animatrice à la paroisse :

  

 

 

Karolina Kozka naît le 2 août 1898 dans une ferme du hameau de Wal-Ruda, de la paroisse de Radlow où elle est baptisée. Elle est la 4e d’une famille de 11 enfants. À cause de l’intense prière communautaire qui règne dans la famille, les gens appellent leur maison ‘la petite église’. Son curé est l’abbé Wladislas Mendrala. Alors que Jean-Paul II était évêque de Cracovie, il a connu ce prêtre devenu vieux dont il rapporte ce souvenir, devant les prêtres, le soir de la béatification : « Don Mendrala me parlait de la tradition qui existait dans sa paroisse de donner la première Communion aux enfants en âge d’école maternelle, comme le recommandait le saint Pontife Pie X. Et il parlait aussi des nombreuses vocations sacerdotales et religieuses qui naissaient de cette première rencontre avec le Christ. » Donc, c’est sûrement très tôt que Karolina a fait sa première communion. Très tôt également, elle joue un rôle d’animatrice dans la paroisse (catéchisme). Jean-Paul II ajoute : « Certainement, par la bouche de don Mendrela, Caroline entendit parler de cet amour avec lequel le Sauveur aima ceux qui étaient dans le monde. Et à elle aussi, il fut concédé d’accomplir sa  ‘petite part’ comme martyre de cet amour ‘jusqu’à la fin’. » Le 18 novembre 1914, les Russes occupent le village. Caroline a 16 ans. Sous prétexte d’un service à lui rendre, un soldat la fait sortir, puis il la sollicite au mal, mais comme elle refuse, il l’entraîne, la frappe et finalement la tue dans le bois de Ruda. Son corps sera retrouvé le 4 décembre suivant. Dès lors, les gens se mettent à la vénérer comme ‘‘l’étoile du peuple’’.

 

Jean-Paul II la béatifie le 10 juin 1987 au cours d’une messe célébrée à Tarnow qui rassemble un million de personnes. Cette messe était surtout destinée aux représentants du monde rural. Dans une homélie pleine d’émotion, de poésie et d’amour pour le monde rural et la terre polonaise, Jean-Paul II exalte cette paysanne consciente de sa dignité de femme, de Polonaise, consciente de la dignité de son corps promis à la résurrection après l’épreuve de la mort. Il dit : «  Oui, Karolina abandonnée dans le bois de Ruda, est en lieu sûr, elle est entre les mains de Dieu qui est le Dieu de la Vie (…) Elle a rendu témoignage au Christ : un témoignage de vie en traversant la mort. »


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 16 novembre 2008

Saint Joseph Moscati fut un médecin charitable envers les miséreux. C'était en même temps un chirurgien réputé pour son diagnostic infaillible, et un professeur s'adonnant à la recherche scientifique. Ce fut un saint laïc, célibataire, qui puisait dans la communion quotidienne les grâces nécessaires pour mener une vie débordante d'activités et témoigner de sa foi à une époque où l'on opposait systématiquement science et religion. Il mourut à Naples, à quarante-sept ans, le 12 avril 1927, alors qu'il rendait visite à ses chers malades…

 
 
 
 
« Aime la Vérité, montre la personne qui tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. 
Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t'apporte le tourment, toi, supporte-le. 
Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ». 

 
 
Giuseppe (Joseph) Moscati naît le 25 juillet 1880 à Bénévent. 7ème d’une famille de 9 enfants, il fut baptisé six jours après sa naissance, le 31 juillet 1880, fit sa première communion le 8 décembre 1888 et sa confirmation le 3 mars 1890. Son père, juge, est nommé à Naples et la famille s’installe dans cette ville où se déroulera toute la vie de Joseph. Alors qu’il n’a que 12 ans, un de ses frères aînés, Albert, fait une chute de cheval. Joseph le veille avec sollicitude jusqu’à sa mort. Cet événement le frappe beaucoup. Il comprend la brièveté de la vie, ainsi que la nécessité de soins médicaux compétents. Il a 17 ans quand meurt son père en 1897. Quand à sa mère, atteinte du diabète, elle mourra dans la sérénité 17 ans plus tard (le 25 novembre 1914) en recommandant à ses fils de se garder du péché. Joseph fait de brillantes études et se lance dans la médecine en 1897. Il obtiendra son Doctorat le 4 août 1903 avec ‘’Félicitations’’. Il exerce d’abord à l’hôpital des Incurables de Naples, puis s’installe à son propre compte. C’est un grand et bel homme aux yeux vifs, mobiles et incisifs. Un jour, il est très troublé par la beauté d’une femme et cela lui procure de grands combats, mais il vouera sa vie au célibat. Avec ses patients, il est très bon, toujours prêt à les écouter, même quand il est fatigué en fin de journée. Il ne fait pas payer ceux qui ne le peuvent pas et, quand c’est nécessaire, c’est lui qui leur donne de quoi acheter des médicaments. Il fait des tournées dans les taudis de Naples. Son diagnostic est très sûr ; il lui arrive de le donner à distance sans avoir vu le malade. Très savant, chercheur renommé, il participe à des congrès et enseigne à l’Institut de chimie physiologique de Naples. Il écrit à l’un de ses élèves : « Souvenez-vous que vous devez vous occuper non seulement du corps mais aussi des âmes, en donnant des conseils, en allant jusqu’à l’esprit, au lieu de vous borner aux froides prescriptions à adresser au pharmacien. » Ce qui le distingue, lui, c’est la chaleur humaine. En cette époque scientiste dominée par des agnostiques et des francs-maçons, il déclare : « Ce n’est pas la science, mais la charité qui a transformé le monde », et il trouve dans la messe et la communion quotidienne le secret de sa force. Devenu médecin-chef et chirurgien à l’hôpital des Incurables, il a une croix dans la salle où il travaille avec cette citation du prophète Osée : « Ero mors tua, o mors. » (O mort, je serai ta mort - 13,14). Un jour, la femme qui l’avait tant troublé sans le savoir lui demande une consultation. Il examine ce corps qui a subi les atteintes du temps avec un soin professionnel, mais sans ressentir aucune émotion. Pendant la première guerre mondiale, il se dévoue comme volontaire à l’hôpital de Naples. Il ne recherche pas les honneurs et les postes élevés. Si on lui donne une position de premier plan, c’est parce qu’on ne peut nier ses mérites. Le médecin-chef, ‘‘le maître’’, exerce ses responsabilités avec une droiture absolue et pour le bien des autres. Il le fait sans compromission, quitte à subir la persécution, prêt à faire le sacrifice de sa vie pour la Vérité.

Toujours sur la brèche, il meurt subitement d’un malaise à 46 ans le 12 avril 1927. (Mardi Saint). Il a été ‘’vénérable’’ le 10 mai 1973, béatifié le 16 novembre 1975 et canonisé le 25 octobre 1987 par Jean-Paul II devant plus de 100 000 pèlerins. La fête liturgique initialement prévue le 12 avril, a été déplacée, à la demande des Jésuites de Naples pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine Sainte, ou une semaine proche de Pâques. Celle-ci est donc le 16 novembre, date du transfert des restes de Joseph Moscati dans l'église du Gesu Nuovo, trois ans après sa mort.
 
 
 
 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 15 novembre 2008

Religieuse Bénédictine d'Eisleben (1256-1302) :

 

 

 

 

Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs Saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande. Né le 6 janvier 1256, on la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la sœur était Sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre Sainte Gertrude. Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture, lisait les Pères, spécialement Saint Augustin et Saint Bernard. Mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Le 27 janvier 1281, après complies,  alors qu'on chantait à l'Église ces paroles : « J'ai vu le Seigneur face à face », elle vit une Face Divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables. Le Seigneur « la prit, la souleva et la plaça près de lui. » Ce fut une véritable conversion. Depuis, l'Amour Divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires. Jésus-Christ grava Ses plaies dans le cœur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur. Le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse. Sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister. Une de ses sœurs aperçut son âme allant droit au Cœur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir.

 

Elle décède le 17 novembre 1302. Sainte Gertrude reste une des plus grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.

 

 

 

Liens : O saint Ange de Dieu + Le Héraut de l'Amour Divin (5 livres) et ses Exercices (Intégralité) + Prière de Sainte Gertrude à la Vierge Marie


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Office Divin

Liens (1)

 

 





  



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           




 

 

 

 

 

 








Actualités (10 Flux Rss)

Dossiers / Synthèses

 


 



 

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Mini-Pod (33 MP3)



Syndication

  • Flux RSS des articles

Miséricorde !

Rechercher

Thème de l'année 2009






"Jezu, ufam Tobie’’

‘’Jésus, j'ai confiance en Toi’’
(Dominicaines de Cracovie, Pologne)





 


Ajouter le blog à vos Favoris

 

Qui sommes-nous ?

 

Contact


 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés